dimanche 7 septembre 2008

Quad dans le desert namibien

Hier samedi, après 4h de minibus (local), nous sommes arrivés à Swakopmund. Le choc thermiqe a, une fois de plus, été très impressionnant. Après les plus de 32 degrés à Windhoek et la chaleur qui écrasait notre minibus, nous avons soudain été obligé de fermer les fenetres tellement la fraicheur envahissait notre moyen de locomotion en arrivant au dessus de Swakopmund.

« Swakop » est une ville cotiere établie durant la colonisation allemande qui borde l'Océan Atlantique et est entourée par un désert. L'allemand y est parlé par une part importante de la population locale et l'Allemagne fournit une grande partie des visiteurs qui viennent ici chaque année. La ville est reconnue pour offrir de très nombreuses activités telles que le saut en parachute, le « sand-boarding (surf sur les dunes de sable), le kayac auprès des phoques, les sorties en bateau pour aller voir les dauphins, les vols au dessus du désert en avion ou en ballon, etc.

Durant les prochains jours, nous « couch-surfons » chez Sue et Nico (rappel: couch-surfer =  personnes offrant un lit à d'autres personnes rencontrées sur le site « couch-surfer »). Accueil des plus généreux. Un petit brefing sur la ville et ses activités. Puis nous décidons d'aller en ville faire un premier tour de reconnaissance. Nico nous a alors proposé de prendre son auto pour faciliter notre déplacement en ville! Wow... Nous sommes donc allés nous promener rapidement dans cette petite ville à l'architecture très germanique. Nous nous sommes renseignés sur les activités et la première que nous (heu... disons j'ai) choisi, c'est du quad dans les dunes. Ramassage dimanche 14h30 en avant de chez Sue et Nico. Retour à la maison et partage d'un excellent repas. Le plat principal était de l'agneau agrémenté d'une gelée ucrée à la menthe (descendances anglaises de Nico obligent). Malgré mes doutes (dues à une triste expérience en Angleterre de gelée de canneberges sur un rosbif et qui remonte à il y a 22 ans!), le résultat a été fort surprenant. Expérience à partager (Gary et Stéphanie, tenez-vous prets!).

Après une bonne nuit de sommeil, nous avons passé la matinée à rédiger nos posts des derniers jours. À 14h30, le minibus pour les quads était en avant de la porte et nous partions pour 2 heures dans le désert.

Ce fut une première expérience sur 4 roues pour Sylvie et une première dans le désert pour tous les 2. Et quelle expérience. Monter de gigantesques dunes,  s'arreter pour contempler le désert, se voir dévaler ces montagnes de sable... Tout simplement GÉNIAL! Le meilleur est que malgré une apréhension modérée à l'idée de faire du quad pour une première fois (et qui plus est dans le désert), Sylvie a adoré son expérience (juste à regarder son sourire sur les photos!). Un autre grand moment de ce voyage magique...

La suite dans quelques jours.

À bientot.

Etosha

La visite du parc d'Etosha est une des raisons de notre passage en Namibie. L'organisation de notre expédition a donc commencé dès notre arrivée à Windhoek, malgré la fatigue accumulée durant notre trajet pour arriver ici, le froid cinglant qu'il faisait dans le bus et malgré la chaleur qui règnait enfin!

Il y a 2 façons de visiter les parcs animaliers: tour organisé ou bien en l'organisant soi-meme. Après avoir demandé quelques informations à l'auberge, nous avons décidé de nous organiser nous-meme.

Visite en ville. Réservation des emplacements de camping auprès de la NWR (Namibian Wildlife Resort) qui l'organisation gérant les accès aux parcs namibiens. Ensuite, réservation d'une auto. Puis réservation du matériel de camping (tente, matelas, couverture, chaises, équipement de cuisine, etc.). Quant à elle, Sylvie était clouée au lit (malade à cause du manque de sommeil, du froid dans le bus et de la chaleur à Windhoek). Pas grave. Ce sont là les risques du voyage!

Le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil, réveil facile. Une japonaise qui dormait avec nous (dans la meme chambre!), me demande si nous serions intéressés d'aller à Sosuvlei. Je lui explique que nous avons loué une auto et partons pour 3 nuits à Etosha. Et après lui avoir proposé de nous accompagner (ce qui réduit les frais pour tout le mondde), nous étions 3 à partir faire du camping! Sylvie, Sachyio et moi.

30 minutes après, les sacs à dos et sa valise étaient dans notre rutilante polo. Une pause en ville pour trouver des jumelles (me semble que ça pourrait servir!), un arret pour récupérer le matériel de camping, un stop « épicerie » et quelques minutes à nous demander comment tout allait rentrer dans notre polo, nous sommes partis pour 450km de route.

En fin d'après midi, nous passions les portes du parc d'Etosha. Pour vous donner une idée, ce parc animalier couvre près de 10 000 Km2. Pas des hectares. Pas des acres. Des Km2! Le parc mesure plus de 250 km de long et s'étend autour d'un immense lac d'environ 100km par 30 km qui se remplit durant la période des pluies et rétrécit comme une peau de chagrin lors de la période sèche (période à laquelle nous sommes en ce moment). Le parc est également parsemé de plusieurs dizaines de points d'eau (ne mesurant parfois que quelques mètres carrés) auquels viennent s'abreuver les animaux. Ce sont là les endroits de prédilection pour y observer la faune qui habite cette réserve.

Dès notre entrée dans le parc, un zbre observait le passage des autos. Quelques minutes plus tard, nous sommes passés à un point d'eau et là, une dizaine d'éléphants s'abreuvait. Quel spectacle. Bienvenus à Etosha!

Vers 17h00, nous arrivions au premier campement, celui d'okokuejo (prononcer Okokueyo). Les camapements sont entourés d'une immense cloture afin de réserver aux visiteurs un espace exempt de certains animaux qui pouraient s'avérer indésirables (des lions ou des éléphants par exemple!). Après avoir fait le check-in, nous rejoignions notre emplacement de camping et là, nous trouvons des emplacements de dimension très acceptables pouvanat accueillir jusqu'à 8 personnes, un BBQ, une table et 4 chaises, une lumière, une prise électrique. Le grand luxe quoi!

Montage du camp et visite du point d'eau du camp. Chacun des 3 camps d'Etosha est situé à proximité d'un point d'eau afin que les visiteurs puissent observer 4h/24 les animaux qui s'y abreuvent. Les meilleurs moments d'observation son le matin très tot et à la tombée de la nuit. La nuit, le point d'eau est éclairé à l'aide de puissants projecteurs afin de pouvoir voir les animaux sans etre vus. Ce fut alors un feu d'artifice d'animaux qui se sont succédés les uns après les autres. Des zèbres. Des springbocks. Des chacals. Des éléphants. Un rhinocéros. Des oiseaux. Et le roi de la jungle en personne: un Lion! Wow. Quelle expérience.

Après autant d'émotions, il était temps d'aller préparer le repas (ayant oublié d'acheter du bois, nos voisins namibiens nous ont généreusement donné le reste du leur). Et après avoir mangé, un autre petit saut au trou d'eau pour y observer d'autres animaux. Au retour, nous avons assisté  la valse des chacals qui envahissent alors le camp pour y faire les poubelles et ramasser tout ce que les visiteurs auraient pu oublier hors de leur tente. Vous etes en tain de manger et ils passent en arrière de vous, entre les tentes, sur le chemin. Comment etre plus proche de la nature?

Les 2 jours suivants ont été passés sur les pistes du parc en campant les 3 soirs dans un camp différent. Nous avons alors expérimenté les joies de la piste... en polo! Mais nous sommes passés partout, avons accédé à tous les points d'eau et vus des milliers d'animaux tous plus extraordinaires les uns que les autres. Les photos (celles qui nous semblent les meilleures) vous donneront une vague idée de l'environnement dans lequel nous avons baigné 2 jours durant.

Quelques coups de coeur: l'éléphant « bull-eye », solitaire de 15 tonnes qui sillonne la brousse. Les motifs artistique des zèbres. La finesse et la délicatesse des springbocks. Le respect que force un lion qui arrive à un point d'eau pour s'abreuver.

Autres impressions en vrac: le matériel que certaines personnes ont pour aller camper (vous auriez du voir les 4X4 de safari aménagés!). La poussière qui pénètre partout et qui blanchit tout! le réveil à 5h00 de la majorité des visiteurs pour etre les premiers sur les pistes dès leur ouverture à 6h00. La qualité des infrastructures du parc.

Vendredi matin, après près de 1000 photos (oui, je sais, c'est beaucoup, mais Sylvie en a pris autant que moi :) ) et 450 kilomètres de piste, nous avons quitté la splendeur de la savane d'Etosha pour avaler les 550 km qui nous ramenaient à Windhoek pour d'autres aventures.

À suivre.

De l'Afrique du Sud a la Namibie

Hier, dimanche 31 aout, nous avons quitté l'Afrique du sud pour la Namibie.

Après avoir longuement étudié la carte et les points que nous désirions y visiter, nous avons hésité quand à notre première destination. Pusique nous voulions visiter les dunes de Susuvlei et le canyon de Sesriem, nous avons opté pour un arret à Grunau, petite bourglade isolée le long de l'axe Cape-Town/Windhoek (capitale de la Namibie). Nous y avions contacté une auberge (qui semble etre la seule dans cette ville). Ils avaient de la place (évidemment, ils doivent pas avoir souvent des touristes qui s'y arretent) et etaient disponibles pour venir nous chercher a 22h30, heure prévue de l'arrivée de notre bus. Tout roulait donc... à ce moment là!

Après une petite marche jusqu'au terminal de bus, nous avons acheté nos billets.  Bus avec sièges qui s'allongent ou bus « régulier »? Les 2 partent à la meme heure, 10 heures. Nous optons pour l'option la plus modeste (sièges normaux). Après tout, 12 heures de bus, ça passe finalement assez vite...

9h30. Le 1er bus (pas le notre) arrive, embarque ses passagers, et quitte à 10h00. Le notre n'est pas encore arrivé. Dans la file d'attente, nous sommes en compagnie d'une ribambelle (oui, je sais, ce mot est très franco-français, mais c'est le plus réaliste!) de locaux portant un manteau d'hiver orange. Ils semblent etre des étudiants ou des sportifs. Tous se connaissent et rigolent ensemble. Nous leur demandons pourquoi ils sont tous habillés pareil. Ce sont des travailleurs sud-africains qui travaillents dans les  mines de la Namibie et qui repartent de leur semaine de congés (après 4 semaines de travail, 7j/7, 12 heures par jour). En regardant l'isigne sur leurs manteaux, il est écrit « De Beers mining ». Nous sommes donc aux cotés de ceux qui extraient les « meilleurs amis des femmes »: les diamants!

10h45: le bus arrive. Nous nous installons au dernier rang. A nos cotés, un couple de backpackers, un anglais et une allemande, avec dans les mains le meme « lonely planet » que nous.

11h15: le bus s'élance avec 1h15 de retard. Et pas moyen d'en informer l'auberge. Pas grave. Ils sauront certainement s'en informer. Le chauffeur met l'air climatisé en marche et la température du bus s'abaissee rapidement en dessous de 20 degrés. Les capuches des manteaux oranges se relèvent. Les couvertures sortent des sacs plastique. D'autres backpackers en avant ont leur bonnet de laine sur la tete. Au dessus de nos tetes, les diffuseurs ont brisés se l'air sort abondemment. On gèle. On met nos polaires, nos coquilles (manteaux coupe-vent) et on elève aussi nos capuches. Étrange scène qu'un bus de voyageurs en arique du sud. 25 degrés dehors et tous les passagers avec leur manteau d'hiver et leur capuche sur leur tete à l'intérieur.

La route défile. Nous traversons des « townships » aux cabanes en bois sur des rues en terre. Des champs. Des vallées. Des montagnes. Toutes les 2h30, pause de 15 minutes pour des raisons naturelles: aller aux toilettes, se dégourdir les jambes et se ravitailler un peu.

21h00: arrivée à la frontière. Passage au poste de douanes sud-africaines pour le départ du pays. Retour dans le bus pour rejoindre les douandes namibienne à quelques kiomètres de là. Passage aux douannes namibiennes pour obtenir notre  visa.

22h30: départ du poste frontière. Tiens, 22h30... c'est l'heure à laquelle nous devions arriver à Grunau. Et il reste plus de 200km avant d'y arriver. nous esperons que nos hotes se seront informés du retard et seront là quand nous arriverons. Et si ils n'étaient pas là? S'ils ne sont pas là, hors de question de rester sur le bord de la route, en pleine nuit, en Namibie. Il nous faut un plan B. La prochaine « grande ville » (quelques milliers d'habitants!) est Mariental. Le bus devant initialement y arriver à 3h00, et avec les 2 heures de retard, il y serait 5 heures du matin, ce qui serait plus acceptable pour attendre le lever du jour. Tout le monde s'endort dans le bus.

Tiens, le bus ralentit. Il se tasse sur le coté de la route. Nous devons etre arrivés à Grunau. En effet, l'hotesse nous fait signe dans le noir qu'il nous faut descendre. Je réveille Sylvie. Nous ramassons nos petits sac à dos, nos lunchs, nos eefets personnels, nos manteaux. Nous passons entre les sièges des passagers profondément endormis. Évidemment, nous sommes les seuls à descendre ici. J'explique à l'hotesse qu'elle attends quelques minutes avant de repartir afin que nous soyons certains qu'on est venu nous chercher. En quittant le bus, je comprends mieux pourquoi les gens nous regardaient avec de grands yeux quand nous leur disions que nous descendions à Grunau. Nous sommes dans une station service. Une petite lumière provient du bureau. Autour:  rien. Nada. Le néant. Et la nuit d'une noirceur qui nous donne l'impression d'etre au milieu d'un mauvais film. Le chaufeur a sorti nos sacs à dos de la remorqe et est prêt à repartir. Je cherche notre hote: personne! Dans le bureau, un vieux monsieur apparaît derrière une porte et des fenetres grillagées. Je lui demande si quelqu'un attend ici. Il ne semble pas parler anglais. Le chauffeur s'impatiente car il est déjà en retard de plus de 2 heures. Je fais le tour de la station. Personne. Un pompiste qui dormait dans sa guérite apparait. Il ne semble pas trop comprendre ce que nous voulons. Sylvie m'appelle. Le bus doit repartir. Nous demandons alors au chauffeur si nous pouvons rembarquer jusqu'à Mariental. Il réfléchit pis nous fait un signe de la tete que oui. L'hotesse nous demande de poser nos sacs à dos dans le bus. Pas le temps de les remettre dans la remorque. Nous remontons donc nous assoir à nos sièges, un peu penauds. Pas grave. Nous avons pris la bonne décision et la sécurité doit primer sur notre fierté! Tiens, quelqu'un a déjà pris nos 2 places pour s'allonger. Quelques tetes de relèvent. Notre dormeur nous laisse nos places et retourne  sons siège. Ce devait etre un cauchememar et nous nous rendormons.

5h30: Le bus s'arrete à nouveau. Pas de doutes, nous devons etre à Mariental. L'hotesse me le confirme. Cette fois, pas question d'hésiter. Nous descendons notre attirail de voyageurs. Nous sommes dans une station service bien éclairée, qui semble bien fréquentée. Nous nous asseyons dans le « fast-food » et prenons un chocolat chaud. On regarde notre Lonley-Planet pour trouver des moyens de transport pour Sesriem: rien. Nous demandons au personnel de la station comment se rendre à Sesriem. Leur regard m'a alors fait comprendre que cette question ne devait pas leur etre posée souvent. En fait, je pense que mis à part les voyageur qui descendent 15 minutes d'un bus pour aller aux toilette, ils ne doivent pas avoir souvent à faire avec des étrangers! ll n'y a pas de bus ici. Aucun services de transport public. Rien d'organisé. On est au milieu de nulle part. Peut etre les transports en minibus. On nous répond que ce sont les locaux qui les utilisent. Nous on les a jamais pris. On sait pas comment ça fonctionne. On connait pas vraiment ça ». Bon, ça augure bien notre entrée en Namibie! Nous savons qu'il y a une gare de trains à Mariental. Il doit y avoir de l'activité là. Nous y trouverons certainement une solution. On nous indique le chemin. Pas trop long à pied.

7h00: du monde arrive  au comptoir du « fast-food ». Tiens, plusieurs personnes. Plusieurs personnes d'un coup = autobus. Dehors, un autobus attend. C'est un autobus qui était arrivé au poste frontière alors que nous quittions. Ils vont certainement à Windhoek. Je demande si il leur reste de la place. L'hotesse ne semble pas certaine. Elle rentre compter et revient en me faisant signe: 2 places. Je les prends! Je file chercher Sylvie. Nous Ramassons notre stock et filons au bus. Pas beaucoup de blancs là. Et c'est parfait comme ça. Nous nous installons et le bus s'élance. Tiens, pas d'air climatisé. On est vraiment bien. Dans 3 heures, nous serons à Windhoek!

10h00: arrivée à Windhoek (prononcer « vindouk »), capitale de la Namibie, grand pays peuplé de seulement 2.2 millions d'habitants. Nous prenons un taxi jusqu'à une auberge qu'on nous a recommandé (Cardbord Box Backpackers). Arrivés là, nous retrouvons une allemande que nous avions rencontré à Cape-Town et qui était parti dans l'autre bus de 10h00. Étonnante face que la sienne  quand elle nous a vu arriver (elle savait que nous devions descendre à Grunau). On obtient 2 lits dans une chambre de 4 et y posons nos affaires. Vers 11h30, nous tombons face à face avec le couple du bus (anglais et allemande) qui font eux aussi une face indescriptible en nous apercevant: ils nous ont vu descendre en pleine nuit au milieu du désert et ils nous retrouvent dans une auberge quelques heures plus tard. Notre explication les a rassurés: nous ne sommes pas un couple de magiciens!

ll ne nous reste plus qu'à planifier nos prochains jours à Etosha, parc national au nord de la Namibie. Une des plus grandes réserves animalières du continent africain. La suite dans un prochain post :)

@+ 

Cape Town et sa peninsule... la suite

Nous vous avions laisses sur notre palpitante expérience de lavage lors d’une journée maussade. Et bien les choses ne se sont pas arranges et nous avons même eu le plaisir d’essuyer une des plus fortes tempêtes depuis 7 ans (preuves a l’appui en photos et vidéos). D’ailleurs le propriétaire de la buanderie nous avait annonce que cela allait durer. Pour prédire la météo, il a partage le truc suivant : si l’on peut observer le moindre nuage au-dessus de Lion’s head (une montagne), vous pouvez être surs qu’il va pleuvoir le lendemain. Guess what, that’s exactly what happened!  

C’est donc sous un ciel gris que le vendredi 29 aout nous avons pris l’autobus touristique (le typique bus britannique rouge, a impérial) pour faire le tour de Cape Town. Différentes attractions jalonnent le parcours et on descend et remonte dans l’autobus selon notre gré. Notre premier arrêt fut aux jardins botaniques nationaux qui se logent au creux de Table Mountain (montagne dont le sommet est un plateau). Nous y avons donc découvert les diverses variétés de plantes indigènes. Mon coup de cœur va à la délicieuse odeur des freesias qui a embaumée ma journée. Nous avons cheminé a travers l’immense parc en toute quiétude vu le nombre réduit de touristes ;)

Ensuite, nous avons fait un arrêt à Hout Bay, célèbre pour sa colonie de lions de mer. Vu le temps, l’excursion en bateau tant espérée est tombée à l’eau (le jeu de mots était facile, désolée, c’était trop tentant). Cependant, trois lions de mer embauchés sur une base annuelle par l’office du tourisme local ont animé notre visite et moyennant quelques poissons gracieusement offerts par les pêcheurs du coin ont même offert une séance de pose. En exclusivité, nous vous présentons donc Johnny Boy (c’est le nom qu’un des pêcheurs a donné), la star locale du port.

Ensuite, nous avons longé la côte, reconnue comme un lieu de villégiature par excellence. Cela a tout l’air de la promenade des anglais (clin d’œil à Delphine pour nos nombreuses marches le long de la Prom’) avec d’immenses maisons ou complexes d’appartements avec vue sur mer mais le soleil en moins. N’oublions pas que c’est l’hiver (et il fait réellement froid étant donné l’humidité) donc pas de baignade mais tout de même un pique-nique sur les rochers, bravant le vent et les mouettes qui tenaient absolument à partager notre lunch...

Ce fut donc une journée au grand air qui s’est terminée par un bon repas préparé dans la cuisine commune de l’auberge avec une bonne bouteille de vin blanc sud africain (vendanges tardives) qui m’a fait penser un peu au Tariquet. Ce fut l’occasion de partager l’expérience d’un couple hollandais qui achevait son tour du monde. Ils avaient commencé par la Malaisie (où notre voyage se finit) et ont été agréablement surpris par le pays, de bons augures pour nous ;)

Samedi 30 aout – Ciel toujours gris et extrêmement bas (Lion’s head l’avait prédit...) mais cela n’entame en rien notre volonté de faire le tour de la péninsule du cap de Bonne Espérance. Aussi, allons-nous louer une Corsa au coin de la rue (je rappelle que dépendamment des endroits que l’on souhaite visiter il n’y a pas ou extrêmement peu de transports locaux). C’est ainsi que nous partons à l’aventure pour une deuxième expérience de conduite a gauche pour Marius (la première s’étant bien déroulée j’ai accepté de réitérer ;)

Le début de notre excursion est accompagné de soleil (yyyeeeehhhh) mais d’un vent à décorner les bœufs (pour ceux qui connaissent : genre le mistral en hiver). Nous bravons cela pour aller observer depuis le bord de l’eau les baleines. Nous nous arrêtons à un endroit privilégié pour cela et c’est là que j’ai vu pour la première fois une baleine réellement sauter hors de l’eau, tout simplement magique ! Nous poursuivons pour aller à la rencontre des pingouins d’Afrique à Boulders’ beach. Un panneau avec un pingouin indique à Marius que nous sommes probablement proches alors que je suis toujours à chercher sur la carte... Le garde du stationnement, habitué au va et vient des touristes nous explique le court chemin qui nous sépare de nos amis les pingouins. Le ciel se charge et nous voyons arriver de la mer la pluie qui va nous tremper de la tête aux pieds. Dois-je vous préciser combien je suis heureuse d’avoir finalement investi dans une coquille super technique, super respirante, super étanche … (bref tous les superlatifs possibles) juste avant le départ ?! La coquille a donc passé le test du vent, de la pluie… haut la main ! Tout comme notre camera waterproof Sanyo (encore une fois nous avons les vidéos a l’appui que nous tenterons de télécharger). Malgré la pluie nous avons donc pu observer les pingouins sur leur plage de rêve. Par la suite, nous avons longé la côte en voiture sans pouvoir vraiment descendre de l’auto mais en observant les falaises. Vu le temps, nous ne sommes finalement pas entrés dans le parc du Cap de Bonne Espérance :( mais avons poursuivi sur une route de vignobles. De nombreux arbres étaient à terre et bloquaient la route mais nous nous en sommes finalement bien sortis et sommes rentrés sous la pluie et le vent à l’auberge.

Toute la nuit j’ai entendu le vent et la pluie sans pouvoir vraiment fermer l’œil et le lendemain matin, nous prenions le bus pour Windhoek (prononcer Vindtouk, capitale de la Namibie), ce qui allait être toute une aventure mais c’est une autre histoire… Marius va vous conter cela !

A bientôt et au plaisir de vous lire,

Sylvie