vendredi 19 septembre 2008

08-09-12 De Windhoek a Maun


Nous savions que ce ne serait pas là une partie de plaisir. En effet, on nous avait avertis que la liaison entre ces 2 villes n'était pas des plus aisées.
Le bus part à 6h00 du matin, en ville. Premier arrivé, premier servi. Par conséquent, nous avons planifié d'etre là à 5h30 afin de ne pas manque LE bus pour Maun, et donc perdre une journée à Windhoek.

Levé 4h30, rangement des sacs à dos et pliage de la tente. Nous avions planifié de « héler » un taxi en sortant de l'auberge pour couvrir les 2 km nous menant en ville. Mais à 5h10, pas de taxi sur la route. Nous sommes donc descendus à pieds jusqu'au point de RDV pour le bus.

5h30: le minibus arrive avec en arrière de lui la traditionnelle remorque de tous les transports longue distance ici. Nous sommes finalement 2 couples de backpackers dans le minibus habituellement plus destiné aux locaux.

6h00: le minibus s'élance et c'est à une moyenne de 130km/h que nous rejoignons la frontière du Botswana. Il faut cependant savoir que les routes ici sont bien évidemment qu'à 2 voies, mais somme toute en assez bon état.

Aprés une petite pause d'usage, arrivée à a frontière (une maison sur le bord de la route dans la savane). Mis à part que nous n'avons pas de Pulas (monnaie du Botswana). Tout comme l'autre couple de backpackers qui est espagnol (eux aussi vont à Maun). Le chauffeur nous amène à un restaurant proche ou nous devrions pouvoir en changer. Il n'en n'a pas non plus. Il nous échange cependant quelques Rands sud-africains contre quelques Dollars namibiens. Le Rand peut etre accepté le cas échéant au Botswana.

Retour au poste frontière. Tout se passe merveilleusement bien. Dans le bus, on nous explique que le minibus va nous déposer à une « intersection » car lui file au sud sur une autre ville. 1h00 après la frontière, le bus ralentit, tourne à droite sur une route et s'arrete. On nous fait signe de descendre.
Nous demandons comment faire pour nous rendre jusqu'à Ghanzi pour y prendre un autre bus pour Maun.
 « Le bus pour Ghanzi va passer et vous pourrez le prendre
 Et dans combien de temps il passe?
 Je sais pas. Ça dépend. Mais dans environ 2 heures. »

Les 4 backpackers et une botswanienne descendons.

Wow. Super! 11h00 du matin. Pein soleil. Sur le bord de la route.Pas une auto qui passe. Et un bus qu'on attend sans savoir quand il arrivera. Et si il passe en retard, on manque celui pour Maun, et on passe une nuit perdu au milieu du Botswana. C'est dans ces moments de grande solitude qu'on se demande le temps d'un élair pourquoi on a décidé de passer par là. Et la seconde d'après, en regardant la nature qui nous entoure, on se dit qu'on est quand meme mieux là que derrière un bureau!

Les espagnols s'appellent Carlos et Amélie. Il vont à Maun pour faire un tour en Mokoro (Voir post suivant). Comme nous. Ils vont rester à l'Audi Camp. Comme nous. Ensuite ils vont faire Chobe et Victoria Falls. Comme nous! Après environ 45 minutes à cuire au soleil, un pick-up s'arrete et les 3 passagers (dont 1 dans la boite en arrière) en sortent pour assouvir un besoin naturel! La botswanienne s'approche du camion et leur parle quelques instant. Les gars se retournent et nous font signe d'embarquer. Fini de cuire au soleil sur le bord de la route. Nous embarquons donc nos sacs dans la boite. 2 en avant, 6 en arrière et nous voici partis à fond de train jusqu'à notre prochaine destination. Ils nous déposent gentiment à la place du village d'ou partira notre bus vers 14h00. D'ici là, juste le temp d'aller changer notre argent à la banque du village. Tout roule finalement!

14h00, le bus arrive. Puis repart pour le garage. Revient à 14h30. Nous nous asseyons au fond du bus et nous voici repartis à 60km/h pour faire les 300km qui nous séparent de Maun. On est pas rendus! Mais la compagnie de 2 jeunes d'iciquivalent de nous permet d'en apprendre plus sur a population de ce pays de 580000km2 (l'équivalent de la France) et peuplé de 1.6 millions d'habitants (la moitié de Montréal). On comprend mieux pourquoi il n'y a pas beaucoup de trafic sur les routes.

Sur la route, des barrages routiers. Le premier est un check-point pour l'identité. Tout le monde desccend du bus, montre une pièce d'identité, passe le check-point à pieds et remonte dans le bus. Le deuxième est pour le passage de la barrière pour la fièvre aphteuse. Le bus s'arrete nouveau. Tout le monde redescend, mais cette foici avec ses bagages pour une fouille en bonne et due forme, sur le bord de la route. Ce que les policiers traquent: les chaussures! En effet, nous devons sortir toutes nos paires de chaussures de nos sacs pour les tremper dans un pédilube agrémenté de je ne sais quel désinfectant (par conscience professionnelle, j'ai bien failli demander quel désinfectant ils utilisaient, mais pour etre franc, je ne me sentais pas en mesure de niaiser là avec ces policiers qui vous fouillent!). Par la suite, après la fouille de tout le monde, désinfection des roues du bus et nous voilà relancés à 70 km/h sur la route botswanienne!

À notre arrivée à Maun à 18h30, Raicha (rencontrée dans le bus) nou négocie un taxi et nous rejoignon l'Audi Camp pour passer une bonne nuit de sommeil et organiser notre expédition en mokoro.

À suivre...

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