Hier soir, le 12 septembre, nous sommes arrivés à Maun avec l'ambition de partir 3 jours en mokoro (voir post suivant). Mais en arrivant à 19h00, il était impossible de partir demain matin. On nous propose en remplacement un tour d'avion au dessus du delta. C'est gentil, mais on ne fait pas le tour du monde dans des Hilton. Juste en sac à dos. Alors pour l'avion, on repassera! Peut-etre une sortie en bateau pour aller voir le coucher de soleil demain. Mais on verra demain! Ouverture du bureau à 7h30. C'est alors le sentiment de perdre une journée qui nous habite tous les 4. Tant de mal pour arriver ici et pas capables de partir demain matin. Dommage!
Ce matin, levés à 7h00 et dès 7h30, direction le bureau du camp. Mais mauvaise nouvelle: pas de places avant lundi! Un téléphone dans un autre camp et finalement, réservation pour une sortie de 2 jours en mokoro. Départ demain matin 7h30 à la rivière, en avant du camp.
Ensuite, direction un autre camp qui pourrait nous organiser une sortie en bateau pour le coucher de soleil. Un française qui gère l'établissement nous accueille chaleureusement et nous organise le tout. RDV à 17h00. Notre chance semble revenir!
Pour passer le temps et acheter le nécessaire pour notre trip en mokoro, direction le centre ville. En minibus local, comme d'habitude. Les minibus sont de petites fourgonnettes de 12 places qui sillonnent les routes principales et qui nous amènent en ville pour un prix fixe et plutot dérisoire pour nos portefeuilles d'occidentaux (3 Pulas par personne = 50 cents canadiens!). L'équivalent des « collectivos » au Mexique.Celui que nous prenons cette fois ci est déjà bien rempli. Les 12 sièges sont occupés par pas moins de 15 personnes mais il s'arrete quand meme. Les gens se tassent gentiment et nous nous installons « presque » confortablement. Nous sommes maintenant 19 pour 12 places. Avec les 30 degrés qu'il doit faire dehors, c'est plutot folklorique. Mais tellement local. Et tellement génial. Vive l'Afrique.
Arrivés en ville (ou plutot au village), la seule activité touristique (ormis les nombreux tours organisés sur le delta) est la visite d'un petite réserve animalière gérée par la municipalité et qui sert de centre d'éducation sur la faune et la flore. En plus c'est gratuit. Parfait pour passer le temps en attendant 17h00 pour notre sortie en bateau. Mais les villages africains n'étant pas nécéssairement construits selon les memes règles d'urbanisme que dans nos pays, nous nous sommes un peu trompés de direction. Nous avons alors sorti nos guides de nos sacs à dos pour regarder le semblant de carte qu'ils contiennent. C'est alors que 3 jeunes filles portant leu uniforme d'écolière se sont arretées en nous proposant de nous aider. Elles parlent un excellent anglais. En leur expliquant que nous dérions aller au parc animalier, elles décidèrent de nous accompagner en nous faisant passer par un raccourci. Elles nous ont donc guidé dans les méandres de leur village. Nous avons pu ainsi voir « l'arrière scène » des rues plus passantes en dehors desquelles personne ne s'aventure à part les personnes qui y vivent. Et là, malgré une petite inquiétude de circonstance, nous avons croisé nombre de personnes, toutes plus polies les unes que les autres. Des jeunes qui jouent au foot sur un terrain vague. Des personnes agées. Des enfants. Des personnes bien habillées. Des groupes d'amis. Tout le monde nous dit bonjour. Tout le monde nous fait un signe de la main. Puis continue son chemin.
Nous croisons une personne agée portant un sac d'épicerie. Une de nos 3 accompagnatrices nous quitte alors quelques instants le temps d'aider son ainée. Je demande si c'est une personne de la famille. On me répond que non mais que les jeunes doivent aider les ainés lorsqu'ils en ont besoin. Quelles belles leçons de respect.
Nos hotes nous expliquent leur vie et leur culture. Elles sont en pensionnat et ne retourneront chez elles qu'en novembre. Lorsqu'elles quittent l'enceinte de l'école, elles doivent porter l'uniforme. Cela les distingue et les protège car en cas de soucis, les personnes leur porteront assistance. Tout en longeant des marais, elles nous expliquent l'agriculture, les crocodiles, leurs ambitions, leurs reves de petites filles... L'une veut etre ingéneur civil. Les 2 autres agentes de conservation de la faune. Métier d'avenir pour un pays qui tend vers un avenir prometteur!
Nous arrivons aux portes du parc et elles y entrent avec nous. Mais tout d'abord, il est temps de manger. Et c'est avec empressement qu'elles acceptent de partager notre repas: pain, jambon, fromage et petits biscuits. Rien d'exceptionnel mais ça fais l'affaire. Nous avons alors pu voir que bien des personnes sur Terre ne mangent pas à leur faim. Ces ingrédients de base qui composent notre repas quotidien sans que nous n'y accordons d'attention particulière semblent avoir ravi les estomacs de nos accompagnatrices plutot en appétit!
Après une visite à pied dans la savane du parc et avoir approché des giraffes, des singes, des facochères, des tortues et autres animaux à 4 pattes, nous sommes retournés au village faire notre épicerie en prévision de notre excursion en mokoro. Nous avons alors quitté les 3 jeunes filles qui sont retournées paisiblement vers leur école. À l'épicerie, Sylvie et moi avons complété notre panoplie des parfaits campeurs en achetant une casserole: plutot utile pour faire chauffer de l'eau ou mélanger une salade!
À 17h00, arrivée au « Old river backpacker's » ou nous embarquons sur un bateau à moteur. Nous filons à toute allure pour rejoindre une réserve naturelle. Nous nous y arretons et observons les animaux qui viennent s'abreuver après une chaude journée, l'aigle pecheur qui scrute le fond de l'eau en quete d'un poisson, les pecheurs qui « taquinent le goujon » depuis la rive. Le soleil rougit et se coucher derrière les arbres. Il est temps pour nous de rentrer avant que la nuit ne s'empare de la rivière.
@+
Que de belles rencontres !!!
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