vendredi 19 septembre 2008

08-09-14 Delta de l'Okavango


Pour ceux qui peuvent suivre les émissions françaises, Nicolas Hulot a fait il y a quelques années une émission qui s'appelait « opération Okavango ». Les paysages y étaient merveilleux. La faune et la flore resplendissantes. Nous ne pouvions pas ne pas passer quelques nuits dans ce désor enchanteur qu'est le Delta de l'Okavango. Il s'agit d'un fleuve (l'Okavango) qui prend sa source en Afrique centrale mais qui ne rejoint jamais la Mer. Il se déverse donc au Botswana, irriguant des terres arides, formant ainsi cet immense territoire qu'est le Delta de l'Okavango. C'est un peu comme le delta du Nil, mais sur terre!

Dimanche matin, grasse matinée. Un bateau vient nous prendre à notre camp à 7h30 pour notre trip de 2 jours en Mokoro. Nous devons etre autosuffisants jusqu'à demain soir. En eau. En nourriture. En équipement de camping. Nous partons en pirogue pour 36 heures en totale autarcie au beau milieu du delta, à plus de 2 heures de pirogue de toute civilisation.

Un bateau à moteur nous amène donc jusqu'à l'entrée du delta qui est délimitée par la barrière visant à limiter la propagation de la fièvre aphteuse. Nous y embarquons 2 par 2 dans un mokoro, qui est une pirogue taillée d'une pièce dan le tronc d'une essence d'arbre spécifique. Un guide propulse la piroque à l'aide d'un long manche formé d'une branche. Nous embarquons donc dans chaque mokoro avec nos effets personnels, notre tente, notre nourriture et notre eau pour tenir jusqu'à demain soir. Le tout rend la flotaison parfois difficile (il y a environ 3 cm entre le bord du mokoro et le niveau de l'eau!). Nous déambulons donc parmi les innombrables canaux du Delta, au beau milieu des roseaux et des nénuphars. Tout simplement splendide!

Après 2 heures, nous arrivons sur une ile. Nous plantons nos tentes sous un arbre et nos guides allument un feu. Il est 11h00 et nous repartons marcher dans la savane à 16h00. Donc amplement le temps de manger puis de se reposer durant les heures les plus chaudes de la journée

À 16h00, les 3 mokoros se remettent en route pour rejoindre une ile du delta. Nous nous promènerons plus de 2 heures dans la salvane pour observer singes, impalas et autres gnous. Pas de traces de lions ou d'éléphants. Pas grave. Une autre marche est prévue demain matin. Retour en mokoro alors qu'un chaud soleil se couchait en fond de toile. Le soir, repas autour du feu en discutant avec les guide. La pleine lune a remplacé le soleil rouge. Se mettent alors à chanter les mille et uns animaux qui peuplent le delta, à commencer par les grenouilles. Tout à coup, un bruit sourd se fait entendre, non loin de notre camp. On peut lire sur les visages une certaine interrogation.
 « C'est une hippopotame nous dit tout simplement le guide.
 Mais... il est tout proche, non?
 Oui, mais les hippo ont peur du feu. Ils passeront certainement en arrière des tentes, mai ne nous causeront pas de soucis ».
Tout simplement rassurant!
Après un estomac et une journée si bien remplis, il était temps d'aller dormir. Avec une petite boule dans l'estomac. Ils ont peur du feu. Mais si il était aveugle? Si il avait muté génétiquement et n'avait plus peur du feu? Si il était devenu carnivore? C'est assez. Dodo!

Le lendemain matin, réveil à 5h30 pour un départ en mokoro à 6h00. Les guides ont préparé du feu. Un café et en mokoro. Retour sur notre ile pour une marche de 4h30 dans la savane. Et là, nous avons eu la chance de vraiment expérimenter ce qu'est la savane. En file indienne, un guide en avant et un en arrière. Marcher dans une végétation qui sert de cache à tant d'animaux, certains craintifs, cetains plus malicieux, donne des sensations plutot spéciales et difficilement descriptibles. Peut-etre juste le sentiment d'etre un proie!l
Nous avons cependant pu approcher des zèbres à 15 mètres, une horde d'éléphants à 30 mètres, des impalas à 40 mètres. Rien d'autre que le sentiment d'etre un animal parmi d'autres animaux. Grande expérience.

Vers 11h30, retour au camp. Repas puis sieste (après tout, on se lève tot le matin!). Et à 14h00, démontage des tentes, chargement des mekoro (UN mOkoro, DES mEkoro) pour un retour au village de départ. Là, notre bateau à moteur nous attendait pour 30 minutes de slalom le long des bras de rivières menant jusqu'au camp. Au fond du bateau, une glacière avec quelques rafraichissements offerts par la maison. L'attention était appréciée. Nous ne serons jamais des bushman. Juste des voyageurs qui ont approché un petit peu la vie merveilleuse et trépidante qui règne par ici.

Bye...

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