vendredi 19 septembre 2008

08-09-16 Babunitos


Mardi 16 septembre, levé à 4h45 pour prendre notre bus pour Kasane, au nord de Botswana. C'est là que nous visiterons le parc de Chobe et que nous passerons la frontière du Zimbabwe pour aller voir les chutes de Victoria.

Réveil « facile » puis pliage de la tente. Le taxi, réservé la veille, arrive à 5h30 précises. On embarque nos affaires et direction le bus.
Finalement, le bus ne part pas à 6h00 mais à 6h30. Il nous amènera jusqu'à Nata ou nous descendrons et prendrons le bus qui arrive de Gaborone en direction de Kasane. Tiens, un changement pour un autre bus. Ça me rappelle une histoire tout ça!

Le bus s'élance et roule bien. Après 3 heures, arrivée à Nata. Petite bourgade perdue au miieu de nulle part. 2 stations service fréquentées par les camions qui remontent vers le nord. On descend dans l'une de ces 2 stations. L'autre bus « devrait » arriver vers 10h30-11h00. Finalement, juste 1 heure à attendre.

10h30, un minibus arrive. Les ailes touchent les pneus. Il est bondé, c'est évident. Une question à une vendeuse et elle nous indique que c'est celui pour Kasane. Un petit signe au chauffeur et il confirme ce que nous craignons. « Full ». Et le prochain? « Pas certain qu'il y en aura un pochain... Si ils le remplissent à Gaborone, il pourrait etre ici vers 12h30. Sinon, ça ira à demain ». Demain... demain... mais on est au milieu de nulle part ici! Ah les histoires de transferts de bus. Mais... ça doit etre ça l'Afrique!

Il faut que je vous compte une petite anecdote.
J'ai un ami avec qui j'ai eu la chance de travailler et dont les compétences en informatique font que je m'adressais à lui lorsque j'éprouvais quelques difficultés dans ce domaine. J'allais alors le voir en lui disant « Alain, j'ai un problème ». Il me regardait alors, avec son air très décontracté, et me répondait à chaque fois « dans la vie, y'a pas de problèmes. Y'a que des solutions ». C'est donc ce que j'ai du me dire à ce moment précis de la journée, dans la situation dans laquelle nous nous trouvions. Trouver une solution. Merci Alain :)

Trouver une solution.
Solution 1: demander aux locaux. Pas beauoup de réponses aidantes.
Solution 2: aller aux stations services et demander aux conducteurs s'il allaient sur Kasane. Rien.
Solution 3: aller demander à l'hotel (certainement le seul de la ville) quel était le moyen de se rendre a Kasane. « C'est simple, prenez le minibus! » Oui mais s'ils partent tous pleins de Gaborone pour aller à Kasane et que personne ne descend en cours de route, nous ne sommes pas pour les attendre les uns après les autres et les regarder passer tous aussi pleins les uns que les autres.
Solution 4: prendre un bus pour Francistown (200km au sud) pour embarquer dans un minibus pour Kasane et repassser par Nata, mais dans un fauteuil pour Kasane. 400km et quelques $$$ de plus.
Solutions 5: aller dans une petite batisse blanche le long de la route et espérer que quelq'un nous prenne.
Nous avon fini par essayer la solution 5 (après avoir épuisé toutes les autres!).
Arrivé là, un énorme camion semi-remorque embarquait des bagages sur le toit de ses remorques et des personnes s'entasaient avec le conducteur.
Dans la cabane blanche, nous sommes tous les 4 avec nos affaires. Puis 2 jeunes avec un enfant arrivent. Mais comment faire pour prendre un véhicule? Faire des signes? Lever le pouce? Y'a t-il des signes pour indique ou nous allons? Aucune idée. Je demande à la jeune fille qui vient de rentrer dans la cabane et elle ne semble pas très coopérative, malgré le fait qu'elle comprenne trs bien ce que nous voulons savoir. À mon avis, elle veut pas nécessairement que nous prenions sa place pour aller à Kasane!

2 heures à attendre sous le soleil de plomb, au bord de la route, en levant le pouce au autos qui passent aux 10 minutes. Sans etre certains que c'est la bonne façon de faire. Et la cabane se remplit de personnes qui veulent elles aussi un lift pour quelque part. Espérons qu'ils ne vont pas tous à Kasane!

12h20: Sylvie et Amélie vont voir si un minibus arrive. Elles reviennent 15 minutes plus tard. Il est arrivé aussi bondé qu celui de ce matin. Mais elles ont demandé à un chauffeur routier. Il finit de faire le plein et va nous prendre au passage. Yahou!

12h30: un énorme semi-remorque Freightliner sort de la station service s'enligne sur la petite route étroite. Il s'arrete devant la petite cabane blanche. Tout le monde s'avance et demande pour sa destination. Le passager du camion regarde les filles et leur fait signe qu'on peut embarquer. Désolé pour les coutumes, mais on s'est organisés pour trouver une solution!
Le chauffeur nous aide alors à embarquer tout notre attirail dans la cabine. Nous finissons par rentrer. Imaginez 4 sacs à dos (grands formats), 4 petits sacs à dos, l'équipement de camping et 4 backpackers en plus du chauffeur et d'un passager. Disons qu'il ne restait pas grand place pour bouger.

Le fardier se met en route sous les yeux médusés de nos ex-compagnons d'infortune restés dans la petite cabane blanche. Nous ateignons les 80km/h. 300km en avant de nous. Le chauffeur nous dit que nous serons à destination entre 18h00 et 19h00. 6 à 7 heures pour 300 km à 80km/h? Bizarre.

Environ 100km après notre départ, nous entrons dans un parc national et là, surprise. La route devient comme un gruyère et paraît avoir été bombardée par un B52. Des trous partout. À croire qu'on a exporté notre savoir-faire québécois dans la fabrication des nids de poule. Mais dans un fardier de 32 tonnes avec 2 remorques, je vous laisse imaginer la scène. Devant notre étonnement, le chaufeur nous annonce que ce sera omme ça pour les 100 prochains km. Wow. 5km/h pour passer un trou. Accélération jusqu'à 40km/h. Puis freinage pour d'autre trous. Le camion fait des zig-zag. Les remorques donnent des coups. Les bruits sont parfois inquiétants. Le camion se déporte dan la savane. Wow. « Que d'émotions » dirait Nicolas Hulot! Et comble du comble, nous sommes à moitié assis. Pour ma part, je partage le siège passager. Partage étant un grand mot en partant duprincipe que je n'ai qu'une fesse sur le fauteuil (mon hote s'étant confortablement installé et prenant tout le fauteuil pour lui!). 300km et 6 heures sur une fesse, je ne vous fais pas un dessin des sensations! Mes compagnons ne sont guère meux lotis. Nous sommes tous les 4 en porte-à-faux sur notre postérieur. En repensant aux babouins rencontrés ici et là, nous nous imaginons déjà qu'à notre arrivée, nous partagerons tous avec ce sympatique animal un postérieur bien coloré. 4 petits singes. « Babunitos » en espagnol!

18h30: arrivée à Kasane. Le voyage s'est tout de meme bien passé, avec deséléphants et des girafes le long du chemin. Quel véhicule pour faire un safari! Un taxi jusqu'au camping pour y poser nos affaires, un minibus pour aller faire une épicerie rapide, une bonne assiette de riz et au lit. Demain est un autre jour!

Bye...

1 commentaire:

  1. Penser à donner des nouvelles de vos fesses car elles sont misent à rude épreuve visiblement. Bisous Toute la famille Delière

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