mardi 4 novembre 2008

08-10-31 Jaisalmer


L'inde est un pays immense, tant par sa population que par sa taille ou bien encore par la diversité de ses paysages. À l'ouest s'étend le Rajhastan, pays des Maharadjas, dont une partie est constituée d'un désert. En son centre se trouve Jaisalmer, dont le château émerge en plein milieu. C'est donc par le bus de 6h30 que nous nous y sommes rendus, accompagnés des 2 français rencontrés la veille.

Le réveil, bien que matinal, s'est finalement bien passé. Le rickshaw nous attendait à la porte à 6h00, comme prévu. Après un peu de gymnastique, nous avons fini par y fair rentrer 5 personnes (avec le chauffeur), nos 4 sacs à dos ainsi que nos 4 daypacks. Cen'est peut-etre pas le record mondial de remplissage d'un rickshaw, mais pour nous, ce fut suffisamment sportif! Arrivés aubus, nous avons pu comprendre la différence entre les bus gouvernnementaux et les bus privés. Les premiers sont des véhicules mus par un moteur, reposant sur 4 roues et dirigés à l'aide d'un volant, tout le reste n'étant visiblement pas nécessaire (sièges dignes de ce nom, amortiseurs, insonirisation, service, etc.). Pour les bus privés par contre, il s'agit d'autobus plus proches de ce que nous avons l'habitude de rencontrer en pays occidentaux. Toujours pas d'air climatisé, certes, mais des sièges nettement plus confortables (toujours agréable pour des trajets de plus de 4 heures!), un taux de remplissage qui n'est pas calqué sur celui d'une bétaillère et un confort de roulement sans comparaison. Cependant, pour ce qui est de la conduite, il semblerait que gouvernemental et privé soient équivalents (bien que le privé aille bien plus vite en ligne droite!). Sur la route, une pause, comme d'habitude. J'en profite pour acheter quelques bananes qui feront office de petit déjeuner. Le bus repart et rejoint Jaisalmer aux environs de 11h30. Un rickshaw pour 4 (maintenant, on sait faire!) et nous arrivons à la guesthouse ciblée (merci le guide du routard). Nous y prenons une chambre pour poser nos bagages et souffler un peu alors que les heures les plus chaudes sont arrivées. Et là, ce fut le début de plusieurs heures durant lesquelles mon estomac fit des siennes. Finalement ce dernier, qui devait avoir quelque chose contre la banane que je lui avais si gentiment offerte en pature quelques heures auparavant, la refusa t la retourna à l'expéditeur... Le reste de la journée ne fut alors que sieste, films et dodo jusqu'au lendemain matin.

Samedi matin, réveil un peu patraque, comme un lendemain de veille (si j'avais su que la banane ça mettait das cet état...). Visite de la forteresse et de la ville de Jaisalmer, aussi appelée Sun City (moins de 19 jours sans soleil par an!). Encore un « city palace » (que nous avons de ne pas visiter) et l'intérieur de la forteresse qui ressemble étonnemment à Carcassone, avec ses ruelles étroites, ses magasins pour touristes et... ses touristes. Des milliers de touristes. Indiens en majorité. Mais français également. Des centaines de trançais. En effet, les français représentent (de loin) la première nationalité étrangère de visiteurs en Inde. À tel point que nombre de vendeurs vous interpellent... en français! L'autre point notable de la vieille ville, c'est la présence de très nombreuses vaches (comme partout ailleurs). Mais dans des ruelles très étroites, ça a 2 inconvénients majeurs: l'espace (quant une vache arrive en face, il n'est pas toujours évident de se tasser!), et les gateaux d'anniversaire comme les appelait si affectueusement un guide indien (comprenez des bouses de vaches). Ce 2e point rend les choses très désagréables lorsque vous marchez dedans, très dangereuses si vous glissez sur un sol en pierre ainsi rendu très glissant, et très nauséabond par les odeurs pestinentielles que cela génère (pensez à toutes les bouses d'un champ de vaches que vous accumuleriez dans les rues de Carcassonne ou de Mont-Tremblant... ça casse inéluctaablement le charme de l'endroit!).

Ces facteurs ajoutés au fait que nous avons déjà vus depuis notre arrivée en Inde plusieurs lieux semblables, nous avons pris le chemin de retour vers notre guesthouse pour aller prendre un verre (un pepsi pour se remettre l'estomac en place) et surtout etre à l'heure pour le départ de notre activité du jour: une promenade en chameau. En effet, à 14h00, nous partions jusqu'au lendemain midi pour aller dormir dans les dunes à dos de chameau.

14h00, le 4x4 est en avant de la porte pour nous conduire dans le désert ou nous attendent nos montures. Un français (Sleeman) et un couple tchèque seront nos compagnons de voyage. 40km plus loin, nous rencontrons pour la première fois ces droles de betes, spécialistes de l'endroit, avec leur capacité à porter de lourdes charges dans cet environnement hostile qu'est le désert tout en pouvant éviter de se ravitailler durant de longues périodes (un chameau peut se passer de boire de 5 à 7 jours). Les connaissances rapidement faites, nos 3 accompagnateurs nous font prendre place sur les betes et nous expérimentons pour la première fois le levé en 3 étapes du chameau. Tout aussi exotique qu'impressionnant. Nous nous sommes alors mis en route, en convoi, telles les caravanes qu'on voyait avec une certaine admiration dans « Tintin et le crabe aux pinces d'or », notre chamelier ouvrant la voie sur sa monture et nos 2 autres accompagnateurs nous suivant assidument à pied (!).

Après 2 heures à se faire brasser l'estomac, étirer les aducteurs et tanner la peau des fesses (ceux qui ont déjà essayé sauront de quoi nous parlons!), nous sommes arrivés dans les dunes ou nous allions passer la nuit. Nos accompagnateurs ont préparé le diner alors que nous, touristes contemplatifs émus, admirions le coucher de soleil qui se profilait à l'horizon. Le repas, constitué de riz accompagné de pommes de terres et d'une sauce aux lentilles, fut servi rapidement. Nous avons alors jasé de tout et de rien, refait le monde une fois de plus, puis arriva le temps d'aller se coucher. Nous avions à notre disposition d'épaisses couvertures de laine en guise de matelas ainsi que d'autres moins épaisses pour nous protéger du froid. Nous avons alors pris le nécessaire et nous sommes dirigés sur le haut d'une dune, nos seules lumières frontales pour nous éclairer dans cette nuit sans lune. Nous avons fait notre lit spartiate, et c'est sous une petite brise salutaire que nous nous sommes glissés dans nos sacs à viande. Nos frontales éteintes, nous étions seuls au monde, le ciel et son incroyable voie lactée au dessus de nos tetes en guise de plafond. Quel spectacle unique, immense et finalement tellement simple que de regarder le ciel de la sorte pour s'endormir. C'est donc au son d'un silence tout aussi bienfaiteur que réparateur que nous nous sommes endormis.

Ce matin, c'est avant le lever du soleil que j'ai ouvert les yeux. Une pale lueur laissait deviner ou ce dernier allait se leve. Ce fut alors un plaisir immense que de s'assoir sur le haut de cette dune en attendant que la représentation tant attendue ait lieu. Et quel étrange sentiment que de s'assoir le soir sur une dune à contempler un coucher de soleil, de nous coucher nous aussi, de nous réveiller et de nous assoir sur la meme dune mais dans le sens opposé pour voir réapparaitre ce meme soleil de l'autre coté de la Terre. Encore une fois, je tairai mes sentiments à ce moment là par crainte de manquer de superlatifs tellement ce fut beau.

Un déjeuner express avalé (il semblerait que nous avons pris trop de temps à regarder le lever du soleil et que l'heure du retour était arrivée!), nous sommes remontés sur nos paquebots du déserts, avec leur selle toujours aussi incomfortables pour de pauvres petits fessiers occidentaux. 2 heures plus tard, le 4x4 nous attendait et nous retrions sur Jaisalmer. Une fois à notre guesthouse, puisque nous allions passer une nuit de plus ici, on nous donna des chambres, ce qui nous permit de prendre une douche bienvenue pour éliminer les excès de sable! À midi, repas sur la terrasse de la guesthouse en compagnie des 3 français puis retour aux chambres pour rédaction ou sieste, c'est selon... En fin d'après-midi, promenade dans les rues de la vieille ville et de la forteresse, puis repas dans un restaurant dont la terrasse donnait directement sur la citadelle toute illuminée.

Lundi matin, déjeuner en compagnie de nos 3 acolytes. Slimane quittait pour Jodhpur avec le bus de 10h00. Marc et Sébastien pour Jaipur avec le train de 16h00. De notre bord, le temps filant, il nous fallait organiser notre départ de Jaisalmer. Nous avons donc demandé à la guesthouse de voir s'il serait possible d'avoir une place dans le train de 16h00 pour Jaipur. De là, nous prendrons un bus ou un autre train pour rejoindre Puhkar via Ajmer. On nous dit qu'il devrait etre plein mais qu'un train fait la meme liaison avec un départ à 22h30. À notre demande, il iront faire le réservations pour nous. Pendant ce temps-là, nous irons flaner en compagnie de Marc et Sébastien. Nous sommes donc retournés une fois de plus dans ce fort vivant et trépidant. De retour en début d'après-midi à la guesthouse pour y manger, on nous a annoncé (à notre grande satisfaction) que nous avions pu obtenir des places en classe « sleeper » (la meme que nous avions eue entre Mumbai et Abu-Road) dans le train de 16h00. Arrivée à Jaipur prévue à 4h55. Du matin! À 15h00, il était temps pour les 4 compagnons de voyage que nous étions de prendre un rickshaw pour la gare de train... d'ou nous commenceron notre prochain post!

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