Nous avons eu une certaine difficulté à trouver un rickshaw qui accepte de nous conduire jusqu'à la gare de bus pour un prix raisonnable (petit truc: toujours demander à l'hotelier le prix d'une course jusqu'à votre destination, ce qui vous donnera une excellente idée du prix à payer et vous éviter de vous faire rouler par un chauffeur trop ambitieux!), car tous ceux se stationnant autour des hotels pratiquent bien évidemment les prix « touristes ». Pas grave. Nous avons pris nos sacs à dos et fait quelques centaines de mètres ou un chauffeur a acquiescé au prix que nous lui proposions. 10 minutes après, nous étions dans la gare de bus. Nos billets une fois achetés, il ne fallu pas plus de 15 minutes avant que le bus ne s'ébranle. Cependant, celui-ci étant complet et ne disposant ni de soute ni de rack de toit, c'est un sac à dos sous nos pieds (ce qui nous empechait de déplier les jambres!) et un autre de 20kg sur nos genoux que nous avons passé les 2h30 du trajet. À vrai dire, pas très confortable.
2h30 plus tard, Ajmer (ou nous devions transiter) était en vue. Dans la gare de bus, achat des billets et embarquement dans le prochain bus pour Pushkar (départ toutes les 30 minutes et 30 minutes de trajet). Là, une personne qui attend le meme bus nous préconise de monter immédiatement dans le bus dès que celui-ci se gare sur son quai. Quand locaux disent, voyageur fait. Nous nous sommes alors exaucés, et avons très rapidement compris la raison de cette suggestion. En effet, comme des abeilles sur une ruche, des dizaines de personnes se sont précipitées pour entrer dans le meme bus que nous. C'était donc pour que nous ayons une bonne place et que nous puissions avoir un peu d'espace pour nos sacs à dos que la personne nous avait suggéré de monter immédiatement. Merci Monsieur. Alors que le bus était plein, nous nous sommes mis en route. Sur le chemin, puisque les normes de remplissage en Inde sont très différentes de celles prtaiquées en Occident, nous avons ramassé nombre de personnes qui s'agglutinaient alors en arrière de nous. Je pense qu'on ne s'habitue jamais à cette vision d'entassement d'autant de personnes dans un espace aussi restreint.
Une petit route en épingles (que nous avons du monter en première vitesse!) nous mena jusqu'à un petit col qui nous fit découvrir une vallée merveilleuse et vaste: la vallée de Puskar. La descente le long des parapets fut parfois impressionnante. Quelques minutes plus tard, nous étions arrivés. Et là, c'est une cohue innommable qui nous accueillit. Dès que l'autobus s'immobilisa, une foule de présenta devant la petite porte permettant d'y monter. Il était évident qu'il y avait en bas de nous plus de personnes que le bus ne pouvait en contenir. Meme aux standards indiens de remplissage! Les personnes se trouvant dans le bus commencèrent à en descendre mais d'autres commençaient à y monter. On passait meme des sacs par les fenetres ouvertes pour se « réserver » une place assise. Sylvie réussit à s'extirper avec un sac à dos. Moi, j'étais encore prisonnier de notre bus. Et évidemment, ce qui devait arriver arriva. Ça a coincé. Des personnes qui montaient et d'autres qui descendaient tellement compactées dans la petit porte que ça ne bougeait plus. Une vraie foire. Alors lorsque je réussis enfin à me présenter dans l'axe de la sortie, les sascs à dos solidement attachés sur mon dos, ainsi armé de mes 25 kilos additionnels, j'ai du me lancer dans la file et peser de tout mon poids pour pouvoir passer. Je me suis alors affalé dans la foule compacte qui se massait en bas, un peu à la manière des chanteurs rock qui se jettent en bas de la scène dans la foule de leurs fans... Évidemment, dès que j'ai atterri, la nuée de rabatteurs pour les hotels du coin est venue me souhaiter la bienvenue. Mais échaudé comme nous l'étions par la situation patthétique que nous venions de traverser, la simple vision de nos visages portant encore les stigmates de la frustration et de la montée de sang que nous venions de vivre suffit à les faire changer d'avis et à nous laisser relativement tranquilles. Quand à ceux qui s'essayèrent quand meme, la fin de non recevoir qu'ils reçurent fut glaciale et sans équivoque!
Finalement, nous sommes arrivés à l'hotel convoité ou on nous offrit à prix d'or la dernière chambre qu'il restait. Il faut savoir que notre présence à Puskar en cette période n'est pas anodine. En effet, au cours des 8 prochains jours se tiendra ici la plus grande foire aux chameaux d'Inde (la 2e plus grande foire animalière du pays). Par conséquent, devant l'affluence exceptionnelle que vit ce village, les prix de n'importe quel bien ou service explosent proportionnellement au nombre de visiteurs qui arpentent les rues. On s'en est tout de meme bien sortis lorsqu'on considère qu'on s'est pointés ici comme un cheuveu sur la soupe, sans rien réserver. Et notre hotel se trouve légèrement en retrait de la bruyante rue principale, ce qui est non négligeable si nous voulons dormir un peu!
Après nous etre déchargés de nos sacs à dos, la nuit tombant, nous nous sommes mis en route et avons suivi la longue rue principale bordée d'échoppes en tous genres. La ville paraissait relativement calme. Au bout de cette route, l'asphalte de changea en terre. Une lourde poussière flottait dans l'air en se melant à mille odeurs diverses et variés. La lumière était moins forte. L'odeur devint plus... animale. À n'en point douter, nous arrivions proche du campement ou chameaux et chameliers passaient la nuit. Plusieurs sortes de guinguettes (attention: pas d'alcool car la ville est sacrée) ou s'alimentaient les chameliers se trouvaient maintenant de part et d'autre du chemin. Tout au bout, nous avons tourné à gauche et marchions maintenant dans le sable. Les projecteurs laissaient entrevoir dans la nuit noire des dizaines de chameaux allongés et leurs propriétaires à coté. Un spectacle melant magie et irréel. Finalement, devant la noirceur de l'endroit, nous avons fait demi-tour. Et après avoir mangé, nous sommes allés sagement nous coucher afin d'etre en forme pour le lendemain. Cependant, toute la nuit et partout dans la ville, des haut-parleurs ont craché sans discontinuer des musiques locales et moins locales. Les bouchons d'oreilles ont donc été de sortie afin de nous permettre de dormir un peu malgré le bruit ambiant.
Levé aux aurores, j'en ai profité pour « pitonner » un peu. Puis j'ai laissé Sylvie dans son duvet pour aller déjeuner dans l'immense jardin de la guesthouse. J'y ai rencontré un français, Jullian, voyageant depuis plus de 7 mois, et sur la route pour encore au moins 1 an 1/2. Sylvie nous a rejoints pour déjeuner et nous sommes finalement partis tous les 3 nous promener. De jour, la plaine dans laquelle s'entassaient les chameliers et leurs betes offrait un spectacle hallucinant. Des milliers de chameaux se trouvaient en avant de nous. De toutes les tailles. De tous les ages. De différentes couleurs. Certains décorés pour les défilés du concours de beauté. Les tontes faisaient également l'objet d'une attention toute particulière, certains chameaux arborant des motifs géométriques tout à fait remarquables. Nous déambulions au milieu de ce marché à ciel ouvert, entre les propriétaires et les animaux. En montant sur une butte, nous avons pu avoir une vision d'ensemble tout à fait saisissante. Encore là, les photos vous permettront de mieux juger l'immensité de la chose.
Sous la chaleur qui nous accablait, nous avons remis le cap vers la guesthouse pour un peu de répit, puis sommes retournés admirer le coucher de soleil sur les hauteurs de la plaine. L'Inde à son meilleur!
Une fois la nuit tombée, nous avons déambulé encore un peu au milieu de ce tumulte incessant puis sommes retournés dans la rue principale faire un peu de shopping, sans grand succès. Un repas modeste pour finir la journée et nous sommes allés reposer nos corps un peu fourbus d'une telle journée car demain sera le départ pour une nouvelle destination.
À suivre...
2h30 plus tard, Ajmer (ou nous devions transiter) était en vue. Dans la gare de bus, achat des billets et embarquement dans le prochain bus pour Pushkar (départ toutes les 30 minutes et 30 minutes de trajet). Là, une personne qui attend le meme bus nous préconise de monter immédiatement dans le bus dès que celui-ci se gare sur son quai. Quand locaux disent, voyageur fait. Nous nous sommes alors exaucés, et avons très rapidement compris la raison de cette suggestion. En effet, comme des abeilles sur une ruche, des dizaines de personnes se sont précipitées pour entrer dans le meme bus que nous. C'était donc pour que nous ayons une bonne place et que nous puissions avoir un peu d'espace pour nos sacs à dos que la personne nous avait suggéré de monter immédiatement. Merci Monsieur. Alors que le bus était plein, nous nous sommes mis en route. Sur le chemin, puisque les normes de remplissage en Inde sont très différentes de celles prtaiquées en Occident, nous avons ramassé nombre de personnes qui s'agglutinaient alors en arrière de nous. Je pense qu'on ne s'habitue jamais à cette vision d'entassement d'autant de personnes dans un espace aussi restreint.
Une petit route en épingles (que nous avons du monter en première vitesse!) nous mena jusqu'à un petit col qui nous fit découvrir une vallée merveilleuse et vaste: la vallée de Puskar. La descente le long des parapets fut parfois impressionnante. Quelques minutes plus tard, nous étions arrivés. Et là, c'est une cohue innommable qui nous accueillit. Dès que l'autobus s'immobilisa, une foule de présenta devant la petite porte permettant d'y monter. Il était évident qu'il y avait en bas de nous plus de personnes que le bus ne pouvait en contenir. Meme aux standards indiens de remplissage! Les personnes se trouvant dans le bus commencèrent à en descendre mais d'autres commençaient à y monter. On passait meme des sacs par les fenetres ouvertes pour se « réserver » une place assise. Sylvie réussit à s'extirper avec un sac à dos. Moi, j'étais encore prisonnier de notre bus. Et évidemment, ce qui devait arriver arriva. Ça a coincé. Des personnes qui montaient et d'autres qui descendaient tellement compactées dans la petit porte que ça ne bougeait plus. Une vraie foire. Alors lorsque je réussis enfin à me présenter dans l'axe de la sortie, les sascs à dos solidement attachés sur mon dos, ainsi armé de mes 25 kilos additionnels, j'ai du me lancer dans la file et peser de tout mon poids pour pouvoir passer. Je me suis alors affalé dans la foule compacte qui se massait en bas, un peu à la manière des chanteurs rock qui se jettent en bas de la scène dans la foule de leurs fans... Évidemment, dès que j'ai atterri, la nuée de rabatteurs pour les hotels du coin est venue me souhaiter la bienvenue. Mais échaudé comme nous l'étions par la situation patthétique que nous venions de traverser, la simple vision de nos visages portant encore les stigmates de la frustration et de la montée de sang que nous venions de vivre suffit à les faire changer d'avis et à nous laisser relativement tranquilles. Quand à ceux qui s'essayèrent quand meme, la fin de non recevoir qu'ils reçurent fut glaciale et sans équivoque!
Finalement, nous sommes arrivés à l'hotel convoité ou on nous offrit à prix d'or la dernière chambre qu'il restait. Il faut savoir que notre présence à Puskar en cette période n'est pas anodine. En effet, au cours des 8 prochains jours se tiendra ici la plus grande foire aux chameaux d'Inde (la 2e plus grande foire animalière du pays). Par conséquent, devant l'affluence exceptionnelle que vit ce village, les prix de n'importe quel bien ou service explosent proportionnellement au nombre de visiteurs qui arpentent les rues. On s'en est tout de meme bien sortis lorsqu'on considère qu'on s'est pointés ici comme un cheuveu sur la soupe, sans rien réserver. Et notre hotel se trouve légèrement en retrait de la bruyante rue principale, ce qui est non négligeable si nous voulons dormir un peu!
Après nous etre déchargés de nos sacs à dos, la nuit tombant, nous nous sommes mis en route et avons suivi la longue rue principale bordée d'échoppes en tous genres. La ville paraissait relativement calme. Au bout de cette route, l'asphalte de changea en terre. Une lourde poussière flottait dans l'air en se melant à mille odeurs diverses et variés. La lumière était moins forte. L'odeur devint plus... animale. À n'en point douter, nous arrivions proche du campement ou chameaux et chameliers passaient la nuit. Plusieurs sortes de guinguettes (attention: pas d'alcool car la ville est sacrée) ou s'alimentaient les chameliers se trouvaient maintenant de part et d'autre du chemin. Tout au bout, nous avons tourné à gauche et marchions maintenant dans le sable. Les projecteurs laissaient entrevoir dans la nuit noire des dizaines de chameaux allongés et leurs propriétaires à coté. Un spectacle melant magie et irréel. Finalement, devant la noirceur de l'endroit, nous avons fait demi-tour. Et après avoir mangé, nous sommes allés sagement nous coucher afin d'etre en forme pour le lendemain. Cependant, toute la nuit et partout dans la ville, des haut-parleurs ont craché sans discontinuer des musiques locales et moins locales. Les bouchons d'oreilles ont donc été de sortie afin de nous permettre de dormir un peu malgré le bruit ambiant.
Levé aux aurores, j'en ai profité pour « pitonner » un peu. Puis j'ai laissé Sylvie dans son duvet pour aller déjeuner dans l'immense jardin de la guesthouse. J'y ai rencontré un français, Jullian, voyageant depuis plus de 7 mois, et sur la route pour encore au moins 1 an 1/2. Sylvie nous a rejoints pour déjeuner et nous sommes finalement partis tous les 3 nous promener. De jour, la plaine dans laquelle s'entassaient les chameliers et leurs betes offrait un spectacle hallucinant. Des milliers de chameaux se trouvaient en avant de nous. De toutes les tailles. De tous les ages. De différentes couleurs. Certains décorés pour les défilés du concours de beauté. Les tontes faisaient également l'objet d'une attention toute particulière, certains chameaux arborant des motifs géométriques tout à fait remarquables. Nous déambulions au milieu de ce marché à ciel ouvert, entre les propriétaires et les animaux. En montant sur une butte, nous avons pu avoir une vision d'ensemble tout à fait saisissante. Encore là, les photos vous permettront de mieux juger l'immensité de la chose.
Sous la chaleur qui nous accablait, nous avons remis le cap vers la guesthouse pour un peu de répit, puis sommes retournés admirer le coucher de soleil sur les hauteurs de la plaine. L'Inde à son meilleur!
Une fois la nuit tombée, nous avons déambulé encore un peu au milieu de ce tumulte incessant puis sommes retournés dans la rue principale faire un peu de shopping, sans grand succès. Un repas modeste pour finir la journée et nous sommes allés reposer nos corps un peu fourbus d'une telle journée car demain sera le départ pour une nouvelle destination.
À suivre...
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