lundi 22 décembre 2008

08-12-05 Retour en Inde


Et voila. Cette escapade occidentale tout aussi imprévue qu'appréciée n'était que temporaire. On le savait et c'était tres bien comme ça. Apres tout, ne dit-on pas qu'il ne faut pas abuser des bonnes choses? C'est donc en Inde que devait se continuer notre voyage, et c'est la-bas que nous sommes repartis.

Apres 26 jours passés en France aupres de nos familles et amis, nous avons donc repris un avion pour reprendre le fil de notre voyage initial que nous avions interrompu a Dehli. Apres avoir quitte Marseille et un ciel tout aussi bleu que les eaux de la mer Méditerranée, nous avons fait escale a Paris sous un temps particulierement maussade composé d'une pluie battante et d'un plafond nuageux relativement bas. Une heure séparait nos 2 vols et c'est donc au pas de course que nous avons traversé l'aéroport de Roissy. Notre décollage eut lieu avec 1 heure de retard et fut quelque peu mouvementé a cause du temps instable qui régnait. Mais nous avons rapidement atteint notre altitude de croisiere et les 8 heures de vol sont passées plutot vite. Arrivés a Delhi a minuit, nous avons passé les douanes sans problemes mais avons rapidement remarqué une forte présence de militaires lourdement armés patrouillant l'aéroport. Arrivés au caroussel des bagages, nous avons eu quelques surprises. Tout d'abord, mon sac a dos est arrivé... trempé! A mon avis, lors de l'escale a Paris, il a du faire le tour de l'aéroport sur le toit du chariot a bagages afin de rejoindre notre avion pour Delhi. Résultat: une bonne partie du linge était mouillé et du séchage était a prévoir. Cependant, moi, j'ai eu la chance de recevoi mon sac a dos. Celui de Sylvie n'est jamais apparu sur la courroie de caoutchouc. Et apres 30 minutes d'attente, nous avons du nous résigner: il était manquant! Direction: le guichet d'Air France autour duquel nombre de personnes s'agglutinaient. Finalement, il y a toujours un petit quellque chose de réconfortant a se dire que nous ne sommes pas les seuls dans cette stuation! En fait, notre nom était affiché sur un tableau car a Paris, ils se sont aperçu rapidement des bagages qui n'étaient pas partis, et en avaient donc aviseé aussitôt le comptoir de Delhi. Les formalités enfin complétées, ce n'est qu'a 2h00 du matin que nous avons pu mettre le nez hors de l'aéroport. Une course de taxi plus tard, nous étions en avant de l'hotel que nous avions trouvé dans notre « routard ». Autant vous dire que le réveil du lendemain n'eut rien de matinal. Il fut plutot du genre « lendemain de veille », avec cette impression de flotter, de ne pas trop savoir ou on est, d'avoir quelque chose qui ne passe pas. Il s'agissait la de la combinaison des facteurs « décallage horaire », « nostalgie des dernieres semaines », « retour dans un pays et une culture tellement différents des notres » et « stress lié a la découverte de l'inconnu ». Le premier jour, nous ne sommes sortis de la chambre que vers 14h00, juste a cause de la nécessité d'aller déposer notre demande de visa aupres de l'ambassade du Vietnam. Nous y sommes allés en rickshaw, ce qui nous a permis une prmiere vision de Delhi. Nous avons alors traversé New Delhi, qui est la partie la plus récente de la ville (construite au milieu u siecle). Le Corbusier a d'ailleurs passé nombre d'années ici, sur invitation du gouvernement de Delhi, afin de le conseiller dans le plan d'urbanisme de la ville. On longe donc d'immenses avenues comportant de 4 a 6 voies, bordés de grands arbres matures et e bandes gazonnees parfaitement entretenues. Parfois, on trouve également de chaque coté une contre-alleé a 2 voies. En arriere s'alignent de grandes maisons bourgeoises, souvent occupées par dees ambassades, des notables, de hauts-gradés de l'armée. Autant vous dire que l'impression de grandeur est omni-présente. Chaque boulevard se termine généralement par un rond-point qui le connecte a d'autres boulevards s'loignant en forme d'étoile. Delhi comporte également de tres nombreux batiments publics, batiments officiels et autres temples. Et tout au long de notre trajet, la présence tres marquée de militaires en arme qui surveillent la situation terrés dans leurs bunkers de sacs de sable. C'est donc dans cet environnement urbain tres européen que nous avons finalement rejoint l'ambassade du Vietnam. Mais bien malheureusement, les demandes ne se font que le matin. Nous devrons donc patienter jusqu'à lundi pour pouvoir déposer notre dossier. Nous sommes donc rentrés bredouilles! Nous avons fait un arret sur Caunaught Place, sorte de méga rond-point entourréde plusieurs strates de rues circulaires, et au centre duquel trone un grand jardin pulic qui recouvre une station de métro. Et tout autour de cette place gigantesque sont alignés des magasins vetements et e restaurants de marques occidentales, donc plutot chers pour les premiers et plutot du genre « fast-food » pour les suivants. Le lendemain, un peu dépités, nous sommes restés cloitrés dans nos 7 metres carrés jusqu'à 18h00. Nous n'en sommes sortis que pour aller combler le besoin primaire qu'est celui de se nourrir. Finalement, le 3e jour, nous nous sommes motivés a quitter notre hotel vers 10h00 et avons entrepris d'aller faire une visite guidée de la ville. Notre retour a notre mode de vie et a notre rythme de voyageurs nous aura donc pris 3 jours.


Delhi est une autre mégalopoe de 15 millions d'habitants. Elle s'étend sur 1800 kilometres carrés, ce qui représente la superficie que couvrirait un rectangle de 100 kiometres de large par 180 kilometres de long. Pas mal, nest-ce pas? Le meilleur moyen de se donner un aperçu d'une telle ville est donc incontestablement de se faire accompagner. Il n'y a a Delhi qu'un seul office de tourisme « officiel ». Tous les autres sont des «officieux », c'est a dire qu'ils ne sont que des petites « business » de coin de rue. Partout, sans cesse, des personnes (des hommes) s'approchent de vous et vous abordent: « bonjour, comment ça va? ». Et si vous avez le malheur de leur répondre et de sembler porter intérêt a leur présence, alors vous vous faites harponner en bonne et due forme. Le scénario qui suit est immuable: une série de questions parfaitement banales qui sont, dans l'ordre: « de quel pays etes-vous? » (vous recevrez en reponse que votre interlocuteur a un tres bon ami dans ce pays!), « quel est votre nom ? » (vous vous ferez certainement complimenter d'avoir un aussi beau prénom), et « depuis combien de temps etes vous en Inde? » (ce qui permettra a votre nouvel ami de connaître votre niveau d'incrédulité ou votre expérience avec les rabatteurs de son genre!). Et par la suite, vous serez alors gentiment invités a venir dans un bureau touristique tout proche ou on vous donnnera, gratuitement bien évidemment, tous les renseigenements qu'il vous faut pour faire de votre séjour a Delhi un séjour de reve. Mais bien évidemment, une fois que vous aurez mis les pieds dans ces pseudo offices de tourime, on fera tout pour vous vendre des services ou des objets tels que textiles, pierres, bijoux, transports ou autres. Et bien évidemment, le « guide » qui vous aura conduit la sera commisionné sur les dépenses que vous y effectuerez. Mais malgré notre flair de plus en plus aiguisé a détecter ce genre d'approche, nous n'avons pu éviter de tomber dans les griffes d'un jeune a qui nous avons demandé notre chemin. Il s'est alors rué sur la perche que nous lui tendions. Apres nous avoir indique la direction a prendre, il nous a gentiment accompagnés. Comme si de rien n'était. Et lorsque nous avons commencé a avoir des doutes sur le chemin qu'il nous faisait emprunter pour nous rendre a la destination initialement prévue (qui ne ressemblait pas forcément au chemin indiqué sur notre carte), il nous a alors indiqué qu'il y avait tout proche un magasin de textiles ou il pourrait nous faire obtenir d'excellents prix. Super! Nous voilà bien avancés maintenant. Nous lui avons alors faussé compagnie et sommes retournés flaner sur Caunaught Place. Le lundi matin, nous nous sommes levés sans trop de problemes et avons pris un rickshaw pour lambassade du Vietnam. Notre crainte était que le déai de traitement soit de plusieurs jours, comme pour le visa indien. En effet, nous décollons lundi prochain de Calcutta pour Bangkok. Il serait alors difficile de concilier notre itinéraire planifié pour les prochains jours (Agra, Varanasi et Calcutta) avec un délai de délivrance trop long. Finalement, ce fut un grand soulagement d'apprendre que les visas seraient disponibles des le lendemain a 17h00. En quittant l'ambassade, nous sommes retournés sur Caunaught Place pour essayer de trouver le véritable office de tourisme de la ville. Une fois rendus, nous y avons enfin réservé un tour de la ville pour le lendemain matin. Rendez-vous demain matin devant leur bureau a 8h45. Pour finir a journée, nous sommes partis nous immerger dans l'autre face de Delhi: le vieux Delhi. En sortant du métro, l'ambiance était devenue radicalement différente. Un souk gigantesque nous ouvrait les bras. Une foule dense, des rues bruyantes, des échoppes en tous genres. La vraie vie quoi! Partout, des personnes ''promenaient'' des chevres. Etonnant a premiere vue. Sauf que demain, ce sera l'Aid El Kebir, fete la plus importante dans la religion musulmane et au cours de laquelle on sacrifie un mouton. Et en toute coincidence, nous nous trouvions a quelques patés de maison de la plus grande mosquée d'Inde. Une capacité de 25000 fideles. Plutot impressionnant. Nous sommes donc allés la visiter, et chose intéressante, on peut accéder au sommet de son minaret, cette immense tour du haut de laquelle l'imam prononce la priere (bien que désormais ce soient souvent des haut-parleurs qui relaient cette priere depuis l'intérieur de la mosquée). La, apres avoir gravi les dizaines de marches de ce miniscule et interminable escalier en colimaçon, nous avons débouché au sommet de cette tour du haut de laquelle résonne depuis des siecles les prieres quotidiennes des musulmans de ce quartier. A vrai dire, ce fut un coup de cour de se retrouver en un lieu aussi symbolique, qui est également un lieu synonyme, pour les voyageurs que nous sommes, de plusieurs réveils ultra-matinaux lorsque nous dormons a portée de haut-parleurs d'une mosquée. Par la suite, nous avons traversé le vieux Delhi par ses ruelles les plus étroites (et pas toujours les plus éclairées), ce qui nous a permis de traverser le temps et de noous imprégner un peu plus de la vie de plusieurs millions de personnes. En sortant de ces ruelles, nous sommes tombés dans le quartier des vendeurs de tissus et d'accessoires pour parer les sarees: des perles minuscules, des brillants, des boutons miniatures, des bandes de tissu scintillantes... Et partout des personnes qui, assisent parterre, enfilent ces perles ou les brodent sur des tissus aux mille couleurs. Et apres des heures a flaner dans ce quartier commerçant, nous avons sagement pris le chemin de notre quartier de résidence pour y prendre un repas et aller nous coucher.


Le mardi matin, reveil sans problemes pour rejoindre l'office de tourisme. En avant se trouvait alors un marché au fleur a l'activité bouillonante. Des fleurs de toutes les variétés, de toutes les couleurs. Des centaines de vendeurs étalaient a terre leur marchandise fraichement cueillie. Et dans l'air une agréable odeur de fleurs fraiches, la meme que lorsqu'on entre chez un fleuriste. Du bonheur pour les yeux, les narines... et l'objectif de l'appareil photo!


Quelques metres plus loin, nous étions a l'office de tourisme. Le bus était prêt et se mit en marche tout juste apres que nous y ayions embarqué. Le premier arret fut dans un immense temple hindou qui a la particularité d'etre dédié a plusieurs divinités (alors que généralement, on vénere un seul dieu par temple, et rarement plus). On se déchaussa avant d'y pénétrer. Comme tous les temples hindous, d'immenses escaliers en marbre blanc menaient a des salles de recueillement dans lesquelles tronaient des représentations des différentes divinités vénérées. L'odeur d'enscens flottait allegrement dans l'air tandis que des haut-parleurs relayaient le chant des prieres. Dans une salle autre salle setrouvait le disciple qui récitait inlassablement les prieres devant son micro malgré les nombreux pélerins qui se prosternaient en avant de statues. Quelle concentration il devait avoir pour ne pas etre distrait! Retour dans le bus qui nous conduisit au lieu ou le Mahatma Gandhi, le petit homme qui inspire encore l'Inde d'aujourd'hui, fut assassiné. Ce lieu a depuis été transformé en musée relatant a vie dee ce pere de la nation. Malheureusement, le musée était... fermé! Et il semble que meme l'office de tourisme n'était pas au courant de cela... Nous sommes alors partis immédiatement vers le ''Bahia Temple'', immense édifice en forme de fleur de lotus. Ce temple a été érigé a titre privé et est aujourd'hui ouvert gratuitement a tout le monde, de toutes les religions. Il sert de lieu de recueillement. A l'intérieur de ce joyau architectural regne un silence absolu. Au dessous de la voute qui culmine a des dizaines de metres se trouvent des centaines de bancs sur lesquels des personnes de tous horizons et de toutes confessions viennent se recueillir en paix. Tres belle expérience de respect et de tolérance. Enfin, notre visite s'acheva a un site arcéologique. Il s'agit d'un site construit initialement par les moghols. Il s'agissait donc a l'origine d'un temple musulman. Mais au fil du temps, d'autres cultures ont fait évoluer le site. Le résultat est un amalgame de différents styles de différentes cultures et de différentes époques. De façon plus visuelle, le site offre quelques petits faux-semblants d'Angkor Wat. Vers 13h00, le bus nous redéposa a l'office du tourisme et nous sommes allés flaner dans le centre vile en attendant 17h00 pour pouvoir aller chercher nos passeports. Une fois nos précieux sésames en poche, nous nous sommes mis en route pour l'hotel ou récupérer nos sacs a dos car notre train pour Agra partait dans 2 heures! La chose fut faite rapidement et a 18h45, nous étions sur le quai de a gare, prets pour une autre étape de notre voyage.


A suivre...

1 commentaire:

  1. Bravo Bravo à vous deux pour votre amour de la vie BONNE ANNÉE 2009 à vous deux ,très heureux de vous avoir vu à l'anniversaire et retraite de d'Aimé et Françoise tes adorables parents, amitiés bises Laurent (blénod)

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