lundi 22 décembre 2008

08-12-14 Kolkota


Malgré le retard de plus de 2 heures que notre train avait au départ d'Agra, nous sommes arrivés a Kolkota seulement 30 minutes apres l'horaire prévu. La nuit s'était bien passée dans ce wagon un peu plus confortable que ceux que nous avions pris jusqu'à date. En sortant de la gare, nous nous sommes dirigés vers la file dattente pour acheter un billet de taxi. A vrai dire, nous ne savions pas vraiment ou aller dornir et notre idée était de se faire conduire dans le quartier ou se trouve les guesthouses pour backpackers. La, nous y trouverions certainement une place convenable. Mais dans la file d'attente, un couple d'occidentaux attendait également son tour. Afin de réduire les couts, nous leur avons demandé s'ils seraient ouverts a partager leur taxi. Ils allaient a l'auberge de jeunesse. Bonne idée. C'est donc la que nous passerions aussi notre prochaine nuit!

Kolkota est une ville célebre entres autres pour etre le fief de Mere Thérésa et pour avoir été le lieu ou se déroule le célebre film ''la cité de la joie''. Ici aussi, la population se compte en millions. Environ 14 millions officiellement. Mais certainement plus officieusement. Nous avons donc roulé jusqu'à l'auberge de jeunesse ou on nous ofrit un accueil tres chaleureux. La place était excessivement propre et confortable. De jolies chambres avec chacune sa salle de bain, toute aussi reluisante que le reste. Afin de reprendre un peu de sommeil (on ne dort jamais aussi bien dans un train que dans un lit) et en attendant l'ouverture du métro (14h00 le dimanche), une petite sieste s'imposait. Au réveil, nous sommes partis errer quelques heures dans cette ville sans fin. Le métro nous déposa en plein centre-ville et c'est dans des rues plutot tranquilles que nous avons marché. Nous étions dimanche. L'ambiance était tres ''relax'', ce qui contrastait avec la folie qui regnait a Varanasi! Les rues étaient généralement verdoyantes, avec des arbres matures qui apportaient un peu de fraicheur durant les chaudes apres-midis. Partout, de magnifiques batiments hérités du passé colonial. On retrouve aussi beaucoup de belles grandes maisons qui ont du appartenir autrefois a des personnes nanties. Aujoud'hui, ces demeures d'exception ne sont plus que l'ombre d'elles-memes, laissées a l'abandon par leurs propriétaires et dans un état de décrépitude fort avancé. Vers 17h00, nous nous sommes arretés dans un salon de thé pour nous restaurer. Il y avait la un comptoir de patisseries tres achalandé qui n'avait rien a envier a une patisserie de chez nous. Le thé fut excellent et les petits gateaux somptueusement bons... Nos estomacs ainsi ''calés'' pour tenir bon jusqu'au souper, nous sommes repartis a l'assaut des trottoirs de Kolkota. Entre le moment ou nous étions entrés dans le salon de thé et le moment ou nous en sommes ressortis, les rues s'étaient remplies de monde. Des échoppes avaient fleuri comme un champ de coquelicots au printemps. Ça grouillait partout. ce fut alors l'occasion de céder a quelques aubaines textiles que l'on ne rencontre qu'en Inde! Le retour se fit en métro. En débarquant dans le quartier ou nous résidions, nous sommes arrivés en plein milieu du marché du soir. Déambuler tranquillement entre les magasins-bazars, les vendeurs de bébelles, les restaurants de rue ou les étals de nourriture fut un vrai délice pour les sens. A titre d'exemple, ce petit marché couvert ou les gens se sont pretés au jeu des photos avec une étonnante décontraction. En effet, il est de rigueur de ne jamais photographier une personne sans lui en demander préalablement la permission. Cela va de soi. Je procede de la meme façon avant de photographier un étal ou un comptoir. Et généralement, en demandant a son propriétare si cela ne le dérange pas, vous obtenez une réponse affirmative. Mais en vous voyant prendre des photos vous attirez inéluctablement l'attention des passants, des enfants, des badauds et des autres commerçants qui se demandent ce qui excite tant votre curiosité, et qui veulent surtout voir l'image qui va apparaître sur le petit écran de votre appareil. Et la plupart du temps, en voyant le résultat, ils vous demanderont de les prendre eux aussi en photo. Voilà donc un petit truc pour prendre en photo des personnes et des scenes de la vie de tous les jours avec le consentement entier des protagonistes. Pour un instant, vous avez fait leur bonheur lorsqu'ils se sont vus (souvent pour la premiere fois de leur vie) en photo sur votre appareil. Et vous, vous avez immortalisé cet instant unique de la façon la plus constructive qui soit. Ça doit etre ca joindre l'utile a l'agréable!

En ressortant de ce petit marché, il était temps de manger. Pour ce faire, notre choix s'est porté sur un petit restaurant qui servait des mets asiatiques. Le dosa et le chowmein de Sylvie ainsi que mon chopsuey furent délicieux, et c'est le ventre bien plein que nous avons fait la file (oui, vous avez bien lu... les indiens faisaient la queue, bien en ligne!) pour prendre un rickshaw. Mais ces rickshaws la étaient mus par la seule force des jambes de la personne qui pédale pour le faire avancer. En silence, nous avons traversé les rues sombres de ce quartier populaire. Ici, des personnes avaient tendu un filet entre 2 arbres et jouaient au volley. La, ils jouaient au badmington. D'autres étaient tout simplement en train de discuter assis sur un muret. Quel calme. Quelle quiétude. Quelle sérénité régnaient la! Un de ces moments ou le monde pourrait s'arreter de tourner tellement tout ce qui vous entoure s'harmonise parfaitement et vous fait sentir ''comme sur un petit nuage''.

Le lendemain, le réveil fut matinal car notre avion décollait a 11h45. A 7h00, je suis descendu chercher le linge que j'avais donné la veille a laver. A ma grande surprise, il n'était pas sec... voire meme completement trempé. En fait, nous supposons qu'ils ont oublié de le laver lorsque je l'ai descendu a 13h00 et qu'ils ne l'ont lavé que le soir. Mais, avec l'humidité de la nuit, il est évident que rien ne peut sécher une fois le soleil couché. Afin de limiter le poids du linge et d'éviter les odeurs de linge renfermé, nous avons mis en place les grands moyens pour essayer de corriger la situation: nous avons tendu la corde a linge en travers de la chambre, accroche le linge, ouvert les fenetres en grand et mis le ventilateur de plafond a sa vitesse maximale. En 1 heure, nous avons ainsi réussi a faire sécher plusieurs morceaux. Les autres ont été entassés dans un sac plastique en vue du voyage. Il nous faudra penser a les sortir le plus vite possible en arrivant, faute de quoi ils seront bons pour un autre lavage! Les sacs bouclés, il nous fallait faire notre check-out puis prendre un taxi. Ce fut pour nous l'occasion de voir Kolkota sous un autre angle avec ses bouchons de circulation du lundi matin qui contrastaient avec le calme du dimanche. Arrivés a l'aéroport, nous avons pu observer le renforcement des mesures de sécurité faisant suite aux attentats de Mumbai. Des controles, des controles puis des controles. Au moins, ainsi, on se sent encore plus en sécurité! Le passage des douanes nous conduisit aux portes d'embarquement: la porte 1 et la porte 2! En duty free, chose intéressante, ils ont du Ricard. Alors, je ne peux résister et en prends une bouteille en prévision des jours que nous allons passer avec Gary, Stéphanie et Jean-Marie. Parfait pour prendre l'apéro ensemble! Rapidement, on appela les voyageurs a se présenter pour l'embarquement. Lorsque notre tour arriva, le jeune homme prit nos cartes, regarda un fichier, écrivit quelque chose sur l'un de nos billets, releva les yeux en regardant Sylvie et lui dit: ''today, you're gonna flight in first class''. Wow... Un surclassement. Comme ça. Sans rien demander. Le réflexe de l'intéressée fut surprenant: ''non, je ne veux pas y aller sans mon conjoint, je veux voyager avec lui''. Alors qu'elle venait de se faire annoncer qu'elle allait voyager en premiere classe (et moi a priori en seconde), elle eut cette réaction que j'ai trouvé toute mignonne. Mais le préposé a l'embarquement regarda a nouveau son fichier, prit la 2e carte d'embarquement et m'adressa la meme phrase qu'il avait dit a Sylvie quelques secondes auparavant. Sieges 6a et 6B. Dans nos tenues de baroudeurs, nous nous sommes alors installés confortablement dans ces gros sieges en cuir, avec tellement d'espace pour nos jambes que j'avais de la difficulté a toucher le siege en avant de moi. C'est donc choyés, dans ces conditions de luxe qui tranchaient avec les conditions dans lesquelles nous voyageons habituellement que nous avons passé les 2h30 de ce vol qui nous conduisait a Bangkok, en Thailande. Rarement un vol nous aura paru aussi court!

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