
Ce matin la, contrairement aux derniers jours, nous nous sommes donc levés relativement ''tot'' (7h00!) pour rejoindre le bureau du centre de plongée ou nous avions rendez-vous. Malheureusement, le temps était plutot couvert avec meme quelques averses. Mais il en faut plus pour nous arreter! Nous avons tout de meme embarqué et on nous a servi une copieux petit déjeuner sur le chemin de notre ile. 2 heures plus tard, nous arrivions dans une petite baie au fond de laquelle se lovait un petit village de pecheurs. Sur la pointe, 4 bungalows. L'une de ceux-ci serait pour nous. Nous avons finalement jeté l'ancre a l'abri du vent, en arriere d'une petite ile située tout proche. Le soleil a fait son apparition le temps que nous nous mettions a l'eau. Cette premiere heure dans des fonds d'environ 3 metres fut bien appréciée. Vers midi, nous sommes allés accoster au ponton qui desservait les bungalows et ou une repas nous attendait. Puis nous avons embarqué a nouveau sur notre bateau pour rejoindre un 2e spot de plongée. Le courant étant moins fort que le matin, les eaux étaient beaucoup plus claires que le matin malgré des fonds d'environ 8 metres. En fin d'apres-midi, le bateau a rejoint le ponton ou nous avons débarqué pour que nous allions nous installer dans notre bungalow. Et c'est depuis la terrasse que nous l'avons vu s'éloigner pour regagner Sihanoukville. En fin d'apres-midi, une promenade dans le village de pecheurs (ou vivent une trentaine de familles) m'a confronté une fois de plus a la force de caractere que les personnes les plus démunies peuvent avoir pour demeurer souriantes, accueillantes et humbles malgré le fait que leur quotidien n'est que misere et désuétude... Une autre belle leçon d'humilité et de modestie pour les occidentaux gatés que nous sommes.
Une troisieme personne dormait aussi sur l'ile ce soir la. Kelly, un canadien de Colombie-Britanique travaillant comme plongeur dans les Caraibes, a alors été de fort agréable compagnie pour partager notre souper. Puis nous avons été prendre une biere dans un des baraquements du village de pecheurs qui faisait également office de dépanneur de bout du monde et accessoirement de bar... Apres avoir pris une derniere biere dans la noirceur qui régnait sur le ponton (il n'y pas d'électricité dans le village hormis aux heures de fonctionnement des génératrices), nous sommes allés nous coucher au bruit des vagues que la marée haute faisait se briser au pied des marches de notre chalet.
Le 25 janvier, le réveil fut lui aussi bercé par le clapotis des vagues. Apres un copieux petit déjeuner, nous avons pris a nouveau le temps de ne rien faire. Il s’agit la d'une forme de luxe que la sorte de voyage que nous faisons nous permet. En effet, n'ayant pas (ou peu) de contraintes liées au temps, nous nous imposons ce genre de rythme lorsque désiré. Savoir accepter de ne rien faire lorsque nous n'avons rien le goût de faire: dans nos sociétés occidentales hyperactives, cela est généralement perçu comme de la fainéantise ou de la lacheté. Nous, nous le prenons comme un besoin tout aussi important que celui de manger ou de respirer. Tout exces pouvant etre néfaste, il ne doit pas devenir un mode de vie, certes. Mais nous souhaitons écouter nos corps qui peuvent parfois nous envoyer des stimuli que nous ne devrions pas minimiser, le besoin de rien faire étant l'un de ceux-ci.
Finalement, le bateau est revenu vers midi, avec d'autres plongeurs a son bord. Parmi eux se trouvaient Katie et Chris, la canadienne et l'australien rencontrés l'avant-veille. Nous avons mangé tous ensemble puis sommes repartis plonger. Le soleil éclairait notre spot de plongée, nous offrant ainsi des conditions parfaites pour observer la faune et la flore sous-marines. Apres une autre apres-midi réussie, nous avons repris la mer en direction de Sihanoukville.
A suivre...
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