
Finalement, le taxi que nous devions prendre était une simple toyota camry dont rien ne laissait présager sa vocation. Nous savions que nous ne serions pas 2 mais 6 clients pour rejoindre Kampot, a environ 2 heures de la. En espérant trouver d'autres clients le long des rues, c'est avec une lenteur digne d'une tortue qui ne serait pas encore bien réveillée que le chauffeur nous a finalement conduits jusqu'en avant du marché ou d'autres taxis attendaient. La, afin d'éviter les soit-disant 1 a 2 heures d'attente nécessaires afin de remplir le véhicule, il nous a proposé de nous conduire tous les 2 moyennant une somme additionnelle de 15$. Puis de 12$. Pendant ce temps la, a la fenetre, un autre chauffeur nous proposait de nous faire monter dans son taxi pour un départ immédiat. Devant notre refus, le conduteur nous a alors demandé de prendre le taxi de son collegue. Nous avons changé nos sacs de véhicule et sommes partis. Le chaufeur, une vieille dame, une jeune fille et nous 2. Les 2 autres passageres sont montées toutes les 2 sur le siege passager alors que Sylvie et moi avions la banquette arriere pour nous seuls. Le chauffeur nous a proposé de ''payer'' les 2 places vides sur lal banquette arriere pour nous conduire directement. Devant un nouveau refus, il s'est rendu au port prendre d'autres personnes. Il a rempli le coffre au point ou il a du le maintenir a l'aide d'une corde. Puis les 2 passageres se trouvant en arriere sont venues s'installer sur la banquette arriere. En avant est alors montée une famille composée du pere, de la mere, et de 2 enfants. Nous nous sommes alors remis en route en direction de Kampot, 4 adultes en arriere, 3 adultes et 2 enfants en avant...
Finalement, malgré le peu d'espace disponible pour bouger nos orteils, le trajet nous a semblé plutot rapide. 2 heures apres notre départ, on nous déposait a Kampot, petite bourgade de quelques milliers d'habitants. De larges rues sont bordées de maisons cossues datant de l'époque de la présence française. Une des rues est particulierement bien fournie en guesthouse. Nous y trouvons une chambre pour 7$ la nuit. Puis nous sommes repartis en direction du ''centre-ville'' pour prendre contact avec Kampot. Finalement, la fin d'apres-midi fut du genre ''farniente, farniente''! Apres avoir admiré le soleil qui se couchait derriere les montagnes au loin, nous avons été louer une moto afin de faciliter nos déplacements au cours des 2 prochains jours. La faim se faisant ressentir, nous avons alors cherché une place ou rassasier nos estomac. A notre grande surprise, les prix étaient relativement élevés. Pour une assiette d'un plat khmer, il fallait compter de 2$ a 3$. Pour un plat occidental, de 4$ a 6$. Pas mal dans un pays ou le salaire d'un serveur de restaurant est de 70$ par mois. Finalement, nous avons mangé dans la guesthouse mitoyenne de la notre avant d'aller sagement nous coucher.
Le lendemain matin, le réveil fut tardif. Pour prendre notre petit-déjeuner, nous avons trouvé une terrasse, face a la riviere, et qui proposait une connexion wifi a ses clients, ce qui nous a permis de rester en contact avec le monde ''moderne'' en envoyant quelques courriels. Puis nous sommes allés nous promener au marché afin de nous étonner une fois de plus des mille couleurs (et odeurs) qui emplissent ces concentrés de vie locale. De la, nous sommes partis en direction d'un site qu'on nous avait recommandé. Il s'agissait de chutes d'eau dans lesquelles on pouvait se baigner. Plutot intéressant en considérant la chaleur qui régnait. Apres plusieurs kilometres d'un chemin cahoteux qui longeait la riviere, nous avons été arretés par 2 hommes. Il s'agissait d'une sorte de péage. Pour les touristes seulement. 1$ par personne pour accéder au site. Apres avoir payé notre du, nous avons continué quelques centaines de metres sur la route avant d'arriver a une immense aire ou se succédaient guinguettes et autres étals de restauration. En contrebas, sur le bord de la riviere, des dizaines de petites terrasses en bois étaient aménagées au milieu des arbres. Sur chaque terrasse, des familles et des groupes d'amis mangeaient sur des nattes en paille, en descendant parfois pour se baigner dans la riviere qui coulait en avant. Apres avoir longuement analysé le mode de fonctionnement des lieux, nous nous sommes installés a notre tour sur une des terrasses. Quelques instants apres, une dame venait nous voir pour prendre notre commande. En aprenant avec stupéfaction que le poulet était a 11$ US (de la pure folie a nos yeux), nous avons opté pour des choix plus modestes. Un coca-cola, un ice-tea et 2 assiettes de riz-frit feraient amplement l'affaire! Nous avons ainsi dégusté notre repas en observant les comportements de nos voisins. Finalement, en fin d'apres-midi, nous avons repris le chemin de Kampot. Apres avoir pris une autre douche froide, nos avons été nous installer a la terrasse d'un bar-restaurant sur les rives de la riviere afin d'admirer un aute coucher de soleil mémorable. La carte y étant fort alléchante, nous y avons finalement mangé: un émincé de boeuf aux champignons pour Sylvie et une tranche de porc a la sauce au fromage bleu pour moi. Tout simplement délicieux. Puis nous sommes retournés sagement a notre guesthouse.
Le 30 janvier, nous avons décidé d'aller visiter la ville de Kep, a 25 kiometres de la. Il s'agit d'une ville cotiere apparemment fort agréable pour les visiteurs. Apres etre allés etre réserver nos billets de bus pour le lendemain matin, c'est sous un ciel nuageux que nous avons couvert en moto la distance qui nous séparait de Kampot. A notre arrivée, nous avons été surpris par cette ville. En effet, elle ne présente pas de centre-ville a proprement parler. Elle est plutot constituée d'une succession de gueshouses a flancs de montagne, puis d'une aire qui fait office de marché au crabe, tres fameux dans la région. A cet endroit se trouve aussi une ribambelle d'étals et de petits restaurants familiaux proposant poissons grillés, crabes bouillis et nombre d'autres mets khmers. Apres cet endroit, on longe la mer sur une corniche qui mene a une place autour de laquelle se trouvent une demi-douzaine de commerces ainsi que d'autre étals de restauration. On remarque aussi la présence de quelques établissements d'hébergement de catégorie nettement supérieure. Plus loin encore, apres avoir emprunté une 2e corniche, on arrive dans la partie plus ''locale'' de la ville. Des maisons modestes entourent le marché qui paraissait plus insalubre que la majorité de ceux que nous avons visité jusqu'à présent. Finalement, un peu déçus de ce que nous avons trouvé, nous sommes repartis vers le marché aux crabespour manger dans l'un des restaurants familiaux. Il nous fut alors difficile d'en trouver un qui pratique des tarifs raisonnables, malgré la désuétude des lieux. Enfin assis, un menu entre les mains et pas mal ébahis des prix que nous pouvions y lire, nous avons posé notre choix sur une assiette de riz frit, 1 coca-cola et 1 bouteille d'eau. A plus de 5$ l'assiette de riz (!), vous comprendrez sans peine que nous ayons décidé que notre repas du soir serait juste plus copieux! Finalement, nous sommes repartis sur notre 2 roues. Nous avons pris un petit chemin de terre qui nous a permis de faire le tour de la petite colline qui tronait au centre de ette ville atypique. Au détour de virages, sortant d'une végétation luxuriante, nous nous trouvions tout a coup devant des points de vues superbes sur a mer. Un beau moment. Puis nous avons pris le chemin du retour en fin de journée. En arrivant a Kampot, nous avons ramené notre moto puis avons été manger dans un restaurant de rue. L'assiette de sauté de légumes aux oeufs que nous avons mangée coutant moins d'1$, je me suis permis d'en mager une 2e. Quand a Sylvie, une mangue tout aussi juteuse que savoureuse fit office de dessert. Bref, pour 4$, nous avions mangé copieusement pour 2 alors qu'a midi meme, nous avions eu une maigr assiette de riz frit pour 25% plus cher. Voilà donc comment on respecte ou bien on explose un budget!
Ainsi rassasiés, nous sommes rentrés a notre guesthouse pour fermer nos sacs en vue de notre départ demain matin pour Phnom Penh. Le réveil sonna a 6h30 et a 8h00, notre bus se mettait en route.
A suivre...
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