mercredi 18 février 2009

09-02-08 Dondet


Le programme était simple: le minibus devait nous amener jusqu'à un autobus qui nous conduirait jusqu'au Laos. Apres avoir passé la frontiere, nous serions déposés sur les rives du Mékong d'ou une embarcation nous ferait traverser le Majestueux pour rejoindre Dondet, petit village situé sur une ile en son centre. Cependant, les histoires ne se déroulant pas toujours comme prévu, le minibus nous a effet conduit jusqua un autobus. Mais apres une discussion entre les 2 chauffeurs, il sembla impossible que nous changions de véhicule. Notre chauffeur, qui ne parlait pas un mot d'anglais (pratique pour savoir ce qui se passait!), se remit alors en route. Finalement, 1h30 plus tard, nous sommes arrivés au poste frontiere. Notre conducteur nous a alors demandé de descendre, avec nos sacs, de passer l'immigration cambodgienne, et de traverser le ''no man's land'' séparant les 2 pays. La, un minibus nous attendrait pour nous conduire a la destination prévue. C'est dumoins ce que nous aavons cru comprendre de notre chauffeur unilingue khmer... Nous avons alors du payer un ''batchich'' de 1$ par personnes pour sortir du Cambodge (les frais de tampon nous a-t-on dit!), puis on nous a demandé 2$ de plus coté Laotien... sans raison aucune malgré notre demande a en connaître la raison. Finalement, exaspérés de devoir sans arret payer impunément des douaniers qui se payent ainsi de gros 4X4 (alors que nous avons déjà payé 47$US pour notre visa!), Sylvie a tenu bon et nous n'avons payé que 3$. Ce n'est rien nous direz-vous. Mais c'est une question de principe. Si tout le monde paye la ''dime'' sans rien dire, non seulement cela entretient la corruption inacceptable qui ronge ce genre de pays, mais en plus nous encourageons ces fonctionnaires mlahonnetes a nous demander plus tard 3$, puis 4$, et ainsi de suite.

Une fois l'épreuve du racket passée, il nous restait celle de trouver le minbus qui devait nous conduire jusqu'au bateau. Mais aucun minibus en vue... Finalement, un vieux véhicule arriva pour nous emmener. Mais en lui montrant nos billets, le chauffeur nous expliqua que sans numéro de téléphone sur le reçu, il ne pourrait etre payé par les cambodgiens nous aynay vendu le trajet. Voyant venir le coup du ''si vous voulez y aller, va falloir payer'', nous avons protesté. Une chance, de la ou nous étions, nous pouvions apercevoir le minibus bleu qui nous avait conduit jusqu'à la frontiere et qui n'était pas encore reparti. Et apres plusieurs coups de téléphone, notre nouveau chauffeur nous fit signe de monter car tout était désormais réglé. Quelques minutes apres, apres avoir pris un petit chemin de terre cahoteux du genre ''chemin qui mene au bout du monde'', nous sommes arrivés sur les rives du Majestueux, avec des dizaines de barques a moteur pretes a faire traverser les touristes qui s'y présentaient. Notre chauffeur accrocha quelqu'un, lui glissa un mot. Il nous fit signe de le suivre. aussitôt es sacs dans le bateau, le moteur se mit en marche et nous avons déambulé quelques minutes au milieu des iles jusqu'à atteindre une petite plage qui s'ouvrait sur un chemin bordé de guesthouses. Nous étions enfin arrivés. Avec Céline, nous avons finalement posé nos pénattes dans de petites chambres du genre ''bungallow rudimentaire'' en avant desquels 2 hamacs et une table meublaient la petite terrasse. Un peu épuisé par la chaleur, je me suis assoupi alors que les filles sont parties a la découverte de l'ile.

En fin d'apres-midi, le réveil se fit au son des clochettes de vélos qui passaient tout proche. La chaleur étant encore ben présente, nous avons enfilé nos maillots de bain et sommes partis en quete d'un endroit ou nous tremper dans les eaux troubles du Mékong. C'est finalement depuis une guesthouse qui surplombait un bras du fleuve que nous avons pu accéder au rafraichissement ultime. La fraicheur et la douceur de l'eau firent un bien indescriptible, qui plus est en se disant que nous avions la chance de nous baigner dans les eaux de l'un des fleuves les plus mythiques qui soient. C'est donc dans une totale plénitude que nous nous sommes assis sur la terrasse. Nous avons admiré le coucher du soleil, encore une fois grandiose, et avons passé la soirée a refaire le monde avec nos voisins de table. En ce 8 février, nous étions soir de pleine lune. Il y avait donc dans l'air une fébrilité toute particuliere, nombre de personnes ayant planifié d'aller faire la fete dans un ''full moon party'' qui se tenait non lion. Quant a nous, le corps, le coeur et l'esprit emplis de bonnes et belles choses, nous avons pris le chemin du retour, éclairés par notre satellite le plus célebre.

Le lendemain matin, nous avons décidé de partir ''en expédition'' pour la journée. Les 2 iles principales étaient reliées par un pont construit autrefois par les français afin d'y faire passer un petit train qui transportait des marchandises. Nous avons donc loué des vélos et mis ''cap au sud''. Nous avons traversé ledit pont et avons traversé le 2e village des iles dans lequel on retrouve des guesthouses. Puis nous avons laissé a nouveau la civilisation pour rejoindre des chutes d'eau. Ces grandes chutes (qui n'ont tout de meme rien de comparable avec Niagara ou Victoria) sont parait-il les plus grandes de l'Asie du sud-est. Il est vrai que si leur débit était relativement important a notre passage, il devait etre largement plus impressionnant en période de pluies. Dailleurs, la ligne de démarcation laissée par les hautes eaux laissait imaginer la hauteur que celles-ci devaient atteindre lors des précipitations. Nous avons donc passé un bon moment a admirer les chutes avant de repartir sur nos vélos. Nous sommes partis encore plus au sud de l'ile pour atteindre une belles plage de sable. Le soleil étant a son zénith, la chaleur était devenue insupportable. Il nous fallait nous baigner pour essayer de nous rafraichir un peu. Cela fut fait dans de petits rapides tout proches. L'eau, aussi fraiche que la veille, était un véritable plaisir pour nos corps ainsi soulagés. Apres avoir rafraichi l'extérieur, il nous fallait maintenant rafraichir l'intérieur. Un bon vieux Coca fit l'affaire. Nous étions prets pour une autre étape. La pointe sud de l'ile était semble-t-il l'endroit de prédilection pour observer les dauphins du Mékong, les memes que nous avions observés 2 jours auparavant. En effet, la fin de l'apres-midi étant le meilleur moment d'aller les voir, nous avons embarqué tous les 3 sur un bateau qui nous a conduit sur un gros rocher planté en plein milieu d'un grand plan d'eau. Nous y avons amarré notre frele esquif et sommes montés sur le roc. En face de nous, les dauphins. Pendant 1 heure, nous sommes donc restés ainsi, comme perchés dans un arbre au beau milieu d'un champ, a contempler ces mamiferes uniques évoluer dans leur environnement. Un spectacle unique dans un environnement grandiose. Quel pied! Le soleil plongeant derriere les montagnes environnantes, nous sommes repartis vers notre point d'embarquement. Le soleil rougeoyant enflamma une derniere fois les eaux et se coucha rapidement.

Finalement, apres une heure de vélo, c'est grace a une pleine lune salvatrice que nous avons pu emprunter sans encombre jusqu'à notre guesthouse le petit chemin de terre qui sillonnait les forets et les rizieres. Apres une bonne douche, l'apéritif sur notre terrasse fut un autre pur moment de bonheur. Puis nous avons été acheter nos billets de bus pour le lendemain avant d'aller nous restaurer. Il nous fallait etre en forme pour les prochains jours car nous allions traverser le Laos du sud au nord, soit plus de 1000km, pour nous rendre jusqu'à Sayabuly, tout proche de la frontiere Thailandaise dans le nord-ouest du pays. Nous étions le 10 février et nous devions etre a Sayabuly le 13 au soir. Nulle besoin de vous dire que d'ici la, nous allions passer la grande majorité de notre temps dans des bus.

Le lendemain matin, le départ de la guesthouse ne se faisant qu'a 11heures, nous avons pu prendre le temps de nous réveiller sans nous presser (ce qui fut fort agréable!) et de prendre un bon petit déjeuner avant d'attaquer notre nouveau marathon.

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