mercredi 18 février 2009

09-01-31 Phnom Penh, suite...


Sur la carte, la distance entre Kampot et Phnom Penh était plus courte que celle séparant Phnom Penh de Sihanoukville. Le trajet n'aurait donc du prendre que 3 heures. Mais a notre grande surprise, le bus ne prit pas le chemin le plus court. Au contraire! Il passa par Kep (ou nous avions été la veille), puis entreprit de rejoindre la capitale par les petits chemins. En effet, cette liaison étant vitale pour désenclaver certaines régions plutot isolées, le bus traversait de petits villages, ce qui permettait a leurs habitants de monter ou descendre dans le véhicule en fonction de leurs besoins. Mais qui dit région dit également routes secondaires. La route fut donc une succession de trous et bosses qui ne semblaient pas désarçonner le chauffeur qui, certainement bien habitué et bien accroché dans son siege, ne se donnait pas toujours la peine de ralentir comme il l'aurait du. Sylvie et moi avions pigé les mauvais numéros de siege et étions sur la banquette tout en arriere du bus. Les genoux dans le nez. Ce trajet fut un véritable calvaire pour tous les 2. Nos corps respectifs nous ont rapelé combien trop, c'est trop. Le dos pour l'un, les cervicales pour l'autres. C'est également la premiere fois que j'ai pu voir quelqu'un sauter tellement haut au dessus de sons iege qu'il s'est frappé la tete au plafond. Autant vous dire que c'est en petits morceaux, éprouvés, vidés, que nous sommes finalement arrivés a Phnom Penh, apres plus de 5 heures interminbales dans ces conditions.

Apres avoir cherché une chambre abordable dans le centre-ville, nous nous sommes posés une bonne heure afin de reprendre quelques forces. Puis nous sommes allés nous promener sur les berges du fleuve. Proche de notre hotel, de l'activité se préparait sur une grande place. Il sagissait du marché de nuit qui se mettait en place. Apres avoir pris un verre dans un magnifique restaurant surplombant le fleuve, nous avons été flaner dans le marché de nuit ou nous avons finalment mangé. Des étals vendaient toutes sortes de plats typiquement khmers que l'on choisissait tel des tapas et quon mangeait assis sur de grandes nattes étalées a meme le sol au milieu de ces restaurant d'un soir. Nos voisins étaient un couple d'anglais de descendance asiatique. Ils étaient au Cambodge pour 3 mois pour enseigner l'anglais dans un petit village a 3 heures au nord de la capitale. Nous avons finalement mangé ensemble en ne manquant pas de refaire le monde. Leur expérience et leur vision des choses nous ont permis de mieux comprendre certaines choses et de porter un regard plus aguerri sur certaines stuations auxquelles nous sommes confrontés durant notre voyage. Apres une aussi belle soirée, nous sommes allés dormir.

Le 1er février, nous ne savions que faire au cours des prochains jours. Nous hésitions entre une virée dans l'est du Cambodge, région plus sauvage mais difficilement accessible, ou bien aller passer quelques jours dans le village des 2 anglais rencontrés la veille. Qui plus est, 2 de mes cousines sont actuellement en Asie du sud-est. Nous planifions de nous retrouver dans une dizaine de jours dans les environs de Luang Prabang, au Laos, pour assister a un festival dédié aux éléphants. Il nous faut donc également penser a la façon dont nous comblerons les 1000 kilometres qui nous séparent de la. En avion, mais cela coute plus de 200$US par personne. Par la route, mais a 25 km/h de moyenne sur des routes au revetement parfois douteux, ça va etre du sport! En apres-midi, nous sommes allés voir une agence qui organisait des voyages dans l'est du pays. Cependant, a plus de 100$US par jour et par personne, vous comprendrez vite que nous avons du repenser a nos affaires, ce montant étant bien évidemment exorbitant pour nous. Une journée de plus de réflexion serait nécessaire.

Le lendemain, nous avons cherché un endroit ou prendre un petit déjeuner abordable. Nous avons alors trouvé un bar situé face au fleuve qui, le matin, offrait un petit déjeuner de style ''buffet''. Des patisseries fraiches (croissants, pains au chocolat, brioches, etc.), des toulés a la saucisse, des oeufs, de l'omelette, du jambon, des saucisses, du bacon, des jus, du thé et du café... le tout pour un mini 2.75$. Nous avions trouvé notre place pour déjeuner le matin! Par la suite, ne sachant pas quand nous quitteirions la ville, la premiere que nous avons faite a été de quitter l'hotel ou nous nous trouvions: 10$ par nuit, c'était bien trop cher payé pour une petite chambre humide ou les blattes vous regardent dormir. Finalement, nous avons trouvé notre bonheur dans la rue d'a coté: une grande chambre au 2e étage d'un restaurant, propre (fraichement refaite), avec grande fenetre (sans fenetre) et tres lumineuse, pour un maigre 8$. Parfait. Une fois nos sacs déposés dans nos nouveaux locaux, nous avons passé la journée a nous promener dans Phnom Penh, particulierement dans ses innombrables marchés, dont le marché central qui est tout aussi immense qu'il est achalandé. En effet, nous avons appris qu'il faut parfois savoir faire tout autre chose que réfléchir a une problématique pour en trouver la solution. C'est ce que nous avons fait pour nous décider quant a notre itinéraire des prochains jours. Ce soir-la, nous avions enfin eu l'illumination divine (du voyageur, bien entendu!). Nous allions partir en bus en faisant la route vers le nord par étape. Pour des raisons pratiques et techniques, nous n'irions donc pas dans l'est du pays.

Le 3 février, apres un copieux petit-déjeuner dans notre nouvelle place favorite, nous avons pris un tuck-tuck pour l'ambassade du Laos. En effet, la frontiere du Cambodge avec le Laos est la seule ou on ne peut pas obtenir un visa sur place. Nous devions donc en faire ici. Une fois ''extorqués'' de pas moins de 47$ pour le précieux autocollant (le visa laotien pour les ressortissants canadiens est le plus cher!), nous sommes partis au marché russe situé non loin. La, nous flané quelques heures, en faisant quelques achats et en discutant surtout avec les gens sur place. Puis nous sommes retournés dans le centre-ville pour terminer notre journée.

Le 4 février, apres un autre petit-déjeuner gargantuesque, nous sommes retournés une fois de plus au marché central pour quelques emplettes (les chemises cambodgiennes y sont vraiment peu cheres!), puis nous avons été acheter nos billets de bus pour notre départ le 6. En fin de journée, nous sommes allés nous faire couper les cheveux. Mais pas n'importe ou. En plein centre d'un autre petit marché, frquenté principalement par des locaux. Apres avoir fait le tour des étals des coifeuses, nous avons porté notre choix pour une d'entres elles dont la chaise de coupe se trouvait a l'intersection des allées. Apres l'étonnement de la coiffeuse a nous voir retenir ses services (ils ne doivent pas avoir beaucoup d'occidentaux qui viennent ici pour ça!), nous sommes devenus l'attraction du marché. Derriere Sylvie qui se faisait couper les cheveux, un atroupement de curieuses s'était formé. L'étonnement faisait alors palce a de larges sourires. La scene était absolument géniale. Plus tard, alors que j'étais moi sur la chaise, Sylvie s'est fait laver les cheveux façon cambodgienne. Alors qu'on est assis sur une chaise, on vous verse une bonne quantité de shampoing sur la tete, un petit peu d'eau, et on commence a laver. Au fur et a mesure que le temps passe, le lavage se transforme en massage de la tete, passant successivement de suave a tonique, de piano a forte. Enfin, on vous alonge sur une table posée au milieu de l'allée de marché pour vous rincer les cheveux tout en complétant le massage. Apres 45 minutes, c'est une Sylvie aux cheveux propres et toute détendue qui s'est relevée de la table de rinçage. Quelle expérience! Finalement, avec nos nouvelles tetes, nous sommes retournés manger pres de la guesthouse avant d'aller nous coucher.

Le 5 février, nous devions récupérer en fin d'apres-midi nos passeports munis de nos précieux, si précieux visas. La journée commença donc une fois de plus par notre petit déjeuner fétiche. J'ai ensuite décidé de me diriger vers l'hopital Calmette, véritale institution en Asie, afin de voir si je pourrais y renconter la personnes responsable de l'entretien. En effet, cette région du mond étant aux prises avec des infections différentes de celles que l'on retrouve dans nos pays occidentaux, et cet hopital devant recevoir les éventuels cas humains de grippe aviaire qui se déclarereaient en Asie du sud-est, j'étais fort intéressé de voir comment on apréhendait le nettoyage et la désinfection de l'environnement. Malheureusement, la personne responsable du service d'hygiene et salubrité n'étant pas disponible, je n'a pu assouvir la curiosité relativement a ces problématiques. J'ai finalement retrouvé Sylvie a l'hotel et nous nous sommes mis en direction de l'ambassade du Laos ou on nous a remis nos passeports tel que convenu. Le soir, dernier repas dans les rues de Phnom Penh avant d'aller nous coucher.

Le lendemain matin, a 7h30, nous étions devant la porte de la guesthouse avec nos sacs. On devait passer nous prendre pour nous accompagner jusqu'à la station de bus. Notre départ pour Kratie était a 8h00.

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