jeudi 7 mai 2009

09-04-19 Shanghai, 2e partie


Le 19 avril, c'est une journée maussade que nous nous sommes réveillés. C'etait la un journée parfaite pour des activités d'intérieur. Nous avons donc décidé d'aller visiter le Musée de Shanghai qui offrait (gratuitement!) aux visiteurs différentes salles dédiés uniquement a l'art historique chinois. La salle des bronzes, des céramiques, des pieces, des statues en pierre, des poteries, des pieces, des seaux... Bref. Ce fut un vrai régal pour les yeux et l'esprit qui furet grandement comblés par tant de beauté et de richesse culturelle. Quand on pense que la Chine a plus de 5000 ans d'histoire, il devient un peu plus difficile de penser a donner trop de leçons a ce pays pionier dans tant de domaines.

Apres la pause culturelle, ce fut au tour de la pause physique. Nous sommes en effet allés expérimenter un aute art que ce pays a a offrir: celui du massage. Le massaage chinois utilise principalement les points de pression sur lesquels le masseur (ou la masseuse) travaille a l'aide de ses pouces pour elever les tensions. On retrouve aussi qelques étirements et l'utilisation occasionnelle des coudes et des avant-bras. En résumé, il s'agit d'un massage tonique qui ressemble parfois a une séance de torture (Stephanie, tu aurais adoré!) mais dont les bienfaits sont indiscutables. On y retournera!

Ainsi décontractés, il ne nous restait plus qu'a rentrer a l'auberge apres nous etre arretés manger en route.

Lundi 20 avril, nous avons commencé notre journée en allant acheter noter billet de train pour nous rendre a Hangzhou. En effet, en Chine, les billets ne peuvent etre achetés que 5 jours avant la date du départ. A la gare, apres avoir trouvé la bonne machine ou acheter nos précieux sésames (un occidental bienveillant et surtout parlant chinois nous donnant un bon coup de main). Les machines offrant l'option d'un menu en anglais, compléter notre transaction s'avéra fort simple.

De la gare, nous sommes partis a pied vers le temple de Jade (du nom d'un boudha en faux jade qui s'y trouve!). Ce fut la un temple comme nous en avons vu de nombreux jusqu'à maintenant, mais celui-ci était particulierement ben conservé. Un point qui nous a particulierement étonnés est le nombre de fideles qui venaient s'y recueillir. En effet, cela nous a fait ''cogiter'' sur la place de la religion dans un pays dit communiste. Apparemment (et cette observation se confirmera au cours de notre voyage), la liberté de pratique religieuse, quelle qu'elle soit, semble ne faire l'objet d'aucune problématique, dumoins pour les régions que nous visiterons.

De la, nous avons été manger de délicieux dumplings frits sur la rue Wujiang qui est fameuse pour ses étals. Une autre pratique de cette regle d'or quand vient le temps de manger lorsqu'on voyage en terres inconnues: si ça ne vous tente pas, si ça sent mauvais ou si vous avez un doute, allez voir plus loin. Par contre, si la place est pleine de locaux attablés, vous pouvez leu faire confiance et vous assoir a leurs cotés: vous ne devriez pas etre déçus (ni malades!) par ce qu'on y sert. La fin d'apres-midi fut passée a flaner avant de rentrer a notre auberge.

Mardi 21, nous avons été visiter le ''vieux Shanghai'', tout pres de notre auberge. Il s'agit de l'un des derniers quartiers historiques ''presque'' intacts. Y pénétrer était un peu comme lire ''Tintin et le Lotus Bleu'', avec ces ruelles grouillant de monde, ces étals de fruits, légumes, viande et poisson posés a meme le goudron, ces odeurs tantot envoutantes, tantout dégoutantes, ce linge pendu sur les fils électriques. Et pas de touristes... Mais l'histoire a du mal a résister. Meme au milieu de ce quartier d'environ 1 kilometre carré des immeubles ont commencé a remplacer de vieilles habitations chancelantes. Nous sommes alors arrivés dans un petit quadrilatere bondé de monde. De touristes seulement. Il s'agissait d'un site ou les autorités ont reconstitué quelques rues ''traditionnelles'' chinoises, avec leurs façades en bois vernis et leurs toits a rebords. Mais tout n'y est que factice, des devantures des pseudo pharmacies traditionnelles aux magasins de ''bébelles'' en plastique. Seuls les Mc Donalds et les KFC qui s'y succédaient étaient véridiques. Nous nous trouvions dans une sorte de Mont-Tremblant en plein coeur de Shanghai. Nous avons alors rapidement quitté les lieux pour nous retrouver en terres plus authentiques. Apres avoir jeté un oeil a la plus grande (mais finalement toute petite!) mosquée de la ville, nous avons marché jusqu'au temple de Confucius, du nom du célebre penseur qui guide depuis des siecles la pensée des chinois. Il s'agissait d'un temple comprenant plusieurs cours et plusieurs salles ainsi qu'un joli bassin aménagé a la chinoise. Un véritable havre de paix incitant au silence et a la réflexion en plein centre de la ville. Une jolie pause par un superbe apres-midi d'avril.

Apres avoir effleuré du doigt ce que sont les hutongs, quartiers historiques chinois, nous avons repris le chemin du centre ville pour y finir la soirée avant de rentrer a notre auberge.

Le mercredi 22 avril constituait notre derniere journée dans cette superbe ville de Shanghai. Nous avons été visiter le musée de l'urbanisme de la ville de Shanghai qui offre aux visiteurs une vue du passé, du présent mais aussi du futur de la ville. Le passé de port de peche et de commerce a fait depuis longtemps sa renommée. Aujourd'hui, la ville est en plein essor. Capitale financiere de l'une des premieres puissances mondiales, elle accueuille des millions de migrants venus du centre et de l'ouest du pays venus trouver un emploi dans cet el dorado asiatique. La construcion y est folle et les besoins de main d'oeuvre illimités. Et en pensant a l'expo 2010 qui s'en vient a grand pas, ce sont tous les secteurs de la région qui seront mobilisés pour recevoir les 70 millions de visiteurs attendus. Aux 2 derniers étages du batiment se trouvent une maquette de plusieurs centaines de metres carres du ''grand Shanghai'' laissant entrevoir la fievre du béton qui y regne ainsi que plusieurs expositions thématiques sur certains secteurs clé. Par exemple, le nouveau ''terminal conteneurs'' en eaux profondes constitué de 2 iles arrtificielles construites en pleine mer et reliées au continent par un interminable pont de 35 kilometres. Le développement du nouvel aéroport de Pudong qui augmentera la capacité totale des 2 aéroports de la ville a plus de 100 millions de voyageurs par année. La ''modernisation'' de l'habitat en mettant a terre des dizaines de milliers de logement aux limites de la salubrité pour reconstruire a la place autant de logements ou reloger leurs occupants , ce qui devrait permettre d'améliorer de façon substantielle la qualité de vie de la population. La prise de conscience environnementale en construisant des réseaux d'eaux usées et des systemes de retraitement répondant aux besoins actuels mais aussi futurs de cette ville qui comptera 30 millions d'habitants dans 10 ans. Dailleurs, un des points marquants lorsqu'on marche en ville est le relatif silence (comparativement a des villes comme Bangkok ou Delhi) malgré le monde qui circule en permanence. Cela est en grande partie du au fait que les motos a essence sont interdites en ville. Par conséquent, la grande majorité des 2 roues, s'ils ne sont pas des vélos, sont des scooters électriques. Des centaines de milliers d'entres eux circulent en permanence dans le silence le plus absolu et sans émettre la moindre particule nocive pour l'environnement. Une belle leçon pour nous occidentaux qui avons du mal a accepter la présence de tels engins sur nos routes! Et meme une bonne partie des bus de la ville qui circulent sont mus grace a l'électricité. Qui a dit que les chinois ne faisaient pas d'efforts?

En apres-midi, je suis rentré a l'auberge alors que Sylvie allait ramener dans l'ancienne concession française un guide de Shanghai que Anita nous avait généreusement preté. Le soir, nous sommes allés célébrer notre semaine a Shanghai. Mais pas n'importe ou et pas n'importe comment. En effet, nous avons pris le métro pour le quartier de Pudong. Nous nous sommes alors dirigés vers la plus haute tour de la ville (jusqu'à l'an prochain laors qu'une tour encore plus grande lui ravira ce titre!) ou se trouve le Park Hyatt. La chaine y détient en effet l'hotel le plus haut du monde qui culmine au 92 étage. Nous sommes donc allés prendre un verre au bar de l'hotel qui surplombe la ville, tout en haut de cette tour en forme de décapsuleur. Un concert de jazz s'y tenait. Autant dire que nous ne sommes pas passés inaperçus aupres du personnel: nous étions les 2 seuls habillés en ''voyageurs'' alors que tout le gratin de l'hotel et de la ville était tiré a 4 épingles. Mais le voyage vous apprend l'humilité. Nous avons commandé ce que nous voulions et nous avons payé notre du. Nous avions donc le droit autant que les autres clients de savourer notre verre au son du quartet multinational qui s'animait devant nous avec brios. Sylvie ne résista pas a l'appel du Gewurztraminer. Pour moi, un planteur me rappela les plages blanches et les eaux cristallines de la Martinique sur une teinte sino-jazzy. Comme vous vous en doutez, ce fut la un autre moment tres agréable de notre voyage. Puis en fin de soirée, nous sommes redescendus de notre tour de crystal pour retourner tranquillement dans la modestie de notre dortoir d'auberge de jeunesse, avec ces 2 ouzbeks qui ne se faisaient pas prier pour ronfler en duo... Autres origines. Autre musique!

Jeudi matin, nous nous sommes donc réveillés une derniere fois a Shanghai pour prendre nos sacs et filer vers la gare. Un métro et nous y étions déja. Il ne nous restait plus qu'a rejoindre la salle d'attente pour notre train qui nous conduirait a Hanghzou.

A suivre...

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