jeudi 21 mai 2009

09-05-06 Beijing


Comme d'habitude, le train express chinois fut un charme: rapide, confortable et ponctuel. Apres un peu plus de 5 heures, nous arrivions a Beijing, derniere étape de notre périple chinois. A peine sortis de la gare, nous avons sauté sous terre pour attraper un métro. Il faut en effet savoir que Beijing a profité de la tenue des jeux olympiques en 2008 pour donner un grand coup de fouet dans le développement de ses infrastrustures. A cet effet, son métro comporte aujourd'hui 8 lignes auxquelles s'en ajouteront 15 autres d'ici 2015 pour en faire le plus grand réseau qui existe, surpassant ainsi sa rivale Shanghai qui aura entre temps ravi ce record a Londres. Quelques stations et 1 changement plus tard, nous débarquions dans un hutong (quartiers populaires typiques de Beijing et de forme carrée d'environ 1km par 1km). Les indications étant claires, il ne nous a pas fallu beaucoup de temps pour arriver a notre auberge de jeunesse ou nous avions réservé par Internet, le P. Loft. Cette auberge est l'une des dizaines a avoir vu le jour en prévision des JO. Un grand terrain sur lequel se trouvent plusieurs batiments reconvertis en différentes vocations nécessaires a combler les aubergistes qui viennent y séjourner. Repus et nos jambes se rebellant, nous avons jeté nos sacs et sommes restés tranquilles jusqu'à ce que vienne l'heure d'aller manger. Comme vous vous en doutez, nous avons fait simple et avons mangé tout proche avant d'aller nos coucher. Nous avons cependant pris nos courriels car Martti, le finlandais avec qui nous avions passé du temps a Qingdao quelques jours auparavant, était en ville. Nous avions rendez-vous le lendemain matin a 11h00.

Le réveil de ce 7 mai restera gravé dans nos mémoires comme l'un des plus pénibles que nous aurons eu a subir: nos jambes étaient si dououreuses que nous avions du mal a nous tenir debout. Finalement, la descente du mont Tai aura été bien plus douloueuse que la montée! Nous avons tout de meme pris notre courage a 2 mains pour aller retrouver Martti a son auberge, a quelques arrets de bus de la. Mais nous avons du lui avouer notre imcapacité a faire quoi que ce soit (ce qui devait se remarquer a notre démarche sans que nous n'ayions rien a dire!). Apres nous etre donnés rendez-vous pour aller diner, nous sommes rentrés sagement a notre auberge et avons passé notre journée a essayer de récupérer. A 18h00, tel que convenu, nous nous sommes retrouvés pour aller manger. Martti était accompagné de Lisa, une canadienne rencontrée a Qingdao et qui vit a Beijing. Tous les 4, nous avons marché dans le Beijing de nuit, traversant des hutongs fort sympathiques et aux atmospheres fort différentes (certains étant plus familiaux, d'autres plus animés ou plus touristiques). Apres avoir mangé, nous avons été prendre quelques bieres avant de rentrer a l'auberge.

Vendredi 8, nous avions décidé d'aller visiter le palais d'été, somptueux ensemble de batiments historiques construits das un immense parc et fainsant face a un lac magnifique, le tout a quelques dizaines de kilometres du centre de Beijing. C'est la que les empereurs des dynasties Ming et Qing allaient passer l'été, la fraicheur des lieux étant plus supportable que la chaleur torride qui accablait de Beijing ou se trouvat leur résidence habituelle, la célebre cité interdite. Malgré notre mal de jambes qui s'éstompait quelque peu mais qui demeurrait fort genant, nous sommes partis en métro puis en bus pour aller découvrir cet endroit si réputé. En effet, la visite vallait amplement le déplacement. A un rythme soutenu, il faut au visiteur un bon 8 heures de visite pour faire le tour du propriétaire! Le lac, ou se trouve une ile comportant un temple et sur laquelle on accede par un superbe pont, couvre plusieurs dizaines d'hectares. Des dizaines de bateaux a moteur électrique et autres pédalos y circulent en permanence. Sur la droite, une grande colline ou se trouve une succession de batiments dont la taille est proportionnelle a la hauteur a laquelle ils ont été construits. Et partout sur ce site de plusieurs centaines d'hectares on retrouve des temples ou constructions de dimension variable qui ont été ajoutés au fur et a mesure que les dynasties se sont succédées. Tranquillement (autrement dit, a la vitesse de nos jambes!), nous avons cheminé au travers des lieux. Les vues étaient somptueuses. L'architecture grandioses, comme cette galerie extérieure couverte de plus de 700 metres de long avec ses milliers de tableaux peints a la main en guise de peinture. En milieu d'apres-midi, nous avons rapidement mangé une assiette de nouilles puis avons continué notre visite. Tout en arriere de la colline, nous avons été surpris de découvrir ''Suzhou street'', au beau milieu de la foret. Il s'agit d'une sorte de canal a la Venitienne, d'une longueur d'environ 200 metres et le long duquel étaient autrefois installés divers commerces (marchands de tissu, salons de thé, artisanat, vendeurs de fruits, etc.). Cet endroit buccolique était autrefois réservé aux concubines de l'empereur qui venaient s'y changer les idées de la monotonie de la vie de chateau qu'elles menaient au quotidien en cotoyant une vie plus ''populaire''. Une sorte de centre d'achat de l'époque. Aujourd'hui, les commerces sont désormais dédiés aux touristes qui peuvent (éventuellement) y dépenser leur argent dans quelques souvenirs en plastique ''made in China''.

La journée passa a toute vitesse et apres avoir visité ''le jardin de la sérénité'', il était déjà temps de rentrer. Lors du trajet retour, Sylvie eut un petit ''down'' et notre retour a l'auberge fut le bienvenu. Alors qu'elle se reposait, je suis allé faire un lavage et a mon retour, ma douce avait retourné ses nouilles a l'expéditeur. Pas cool, mais au moins, apres ça, on se sent toujours bien mieux. Puisque je n'avais ni le goût ni le courage de sortir manger, j'ai avalé une assiette de ''spaghetti a la bolognaise'' au restaurant de l'auberge et j'ai profité de ma soirée de célibataire pour aller trier des photos et les mettre en ligne. C'est également dans la salle commune que j'ai rencontré 3 français fort sympathiques qui, avant de se lancer comme agriculteurs en France, effectuaient ensemble un long voyage de 9 mois autour de l'Asie. La soirée s'est finie par une belotte endiablée.

Samedi matin, l'estomac de Sylvie avait repris du poil de la bete. Nous avons alors été visiter le ''lama temple'', tout proche de note auberge. Il s'agit du plus grand temple tibétain en dehors du Tibet. Nous avons donc eu droit (une fois de plus) a tout le rituel du boudhisme, avec ses temples en enfilade, ses encens, ses offrandes, ses incantations. A midi, nous avons pu assister a une ''messe'' qui semblait soulever les passions de bien des fideles. Apres le ''lama temple'', Sylvie n'étant pas encore a 100% de sa forme, elle est retournée jusqu'à l'auberge alors que je suis parti visiter un autre site remarquable de Beijing: les installations olympiques. Apres quelques stations de métro, je suis sorti au jour avec en face de moi le célebre stade olympique a la construction si spectaculaire: le stade du peuple en forme de nid d'oiseau. En face, le cube d'eau qui caractérise la piscine olympique. Je suis donc allé visiter le stade. Apres avoir passé le guichet, j'ai pu pénétrer dans cette icône moderne de la ville qui n'a pas manqué de me faire dresser les poils sur les bras. En effet, une fois que l'on est passé sous les gradins, on se retrouve immédatement dans l'aire centrale, celle-la meme ou il y a exactement 9 mois, jour pour jour, se tenait l'ouverture si spectaculaire des jeux de Beijing. A chaque extrémité du stade, de gigantesques écrans passaient en boucle des images de ces jeux qui ont fait la fierté de tout un peuple, soit pas moins d'un milliard et 300 millions d'individus. Le vent soufflait fort et soulevait les baches étendues a terre, laissant apparaître un bout de la piste d'athlétisme en tartant et plus particulierement la mythique ligne d'arrivée du 100 metres. Quelle sensation de petitesse dans un endroit aussi grand, tant par la taille que par la symbolique. Apres le stade olympique, je me suis promené autour des autres installations. La piscine parée de sa structure bleue gonflable, flexible et translucide. Le stade multifonctionnel pour les sports d'intérieur tel que la gymnastique. La tour des journalistes d'ou les chaines diffusaient en direct leurs bulletins olympiques. Le batiment des télécommunication aux dimensions exceptionnellement grandes et au toit concave. De la, je me suis dirigé vers la station de métro, superbement aménagée selon des spécifications strictement écologiques, pour rejoindre Sylvie a l'auberge. Puisqu'elle allait mieux, nous avons été manger sur la rue Gui toute proche et le long de laquelle se succedent des dizaines de restaurants (chinois) offrant toutes sortes de variétés et de qualités, le tout a des prix relativement acceptables. Apres m'etre quelque peu brulé le tube digestif avec un plat de poulet particulierement épicé (mais sommes toutes fort bon!), nous sommes rentrés nous coucher.


Dimanche 9, nous avions prévu d'aller visiter un autre joyaux de la Chine: la cité interdite de Pékin. En milieu de journée, nous avons pris le métro pour sortir en avant de la place Tiananmen, tristement célebre pour les affrontements du meme nom lors de manifestations de 1989. Apres la fouille réglementaire de nos sacs (comme a chaque fois que l'on prend le métro), nous avons accédé a la célebre place. A vrai dire, la seule chose qui differe d'une autre grande place dans une autre ville, c'est la forte présence d'agents des foces de l'ordre (en uniforme et en civil) et le nombre impressionnant d'extincteurs disséminés un peu partout. En effet, les autorités redoutent que des personnes (des moines tibétains par exemple!) ne s'immolent afin d'attirer l'attention de la communauté internationale sur de quelconques revendications. De la, nous avons traversé l'immense boulevard qui fait fait face a a place Tiananmen pour pénétrer dans la cité interdite.

Apres nous etre acquittés des droits d'entrée, nous avons passé les immenses portes en bois pour pénétrer dans la premiere cour. Le sentiment que nous avons ressenti était comparable a celui ressenti lorsqu'on passe les portes qui donnent acces au Taj Mahal ou bien a Angkor Wat. Un melange d'impressions, entre démesure, magie, folie et mysticisme. Dans le cas présent, on ne peut faire autrement que s'imaginer le long ''travelling'' qui survole les milliers de soldats parfaitement alignés que l'on voit dans les scenes du film ''le dernier empereur'' et qui effectuent des mouvements dans un synchronisme parfait. Puis nous avons marché de cour en cour, de temple en temple, de jardin en jardin. Le site est gigantesque, attestant de la vie folle qui devait régner ici lorsque toute les sujets de l'empereur étaient dans l'enceinte de la cité pour s'acquitter de leurs responsabilités quotidiennes.

Un peu vidés, nous avons repris le métro en diretion de notre hutong. Mais la journée n'était pas terminée. En effet, a 18h00, un minibus nous prenait a l'auberge pour aller vivre une autre expérience unique a la Chine: un spectacle d'acrobates. On nous a donc conduit jusqu'à une salle de spetacle ou durant une heure se sont succédés différents numéros de jongleurs et d'équilibristes. La tete remplie d'émotions, nous avons repris la direction de l'auberge. Nous avons demandé au minibus de nous déposer sur la rue Gui ou nous avions mangé 2 jours auparavant. Quelques brochettes accompagnées de légumes ont complété cette autre journée parfaite en Chine.

A suivre...

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