
A notre grande surprise, le train qui se présenta sur le quai de la gare n'avait rien de la ''bétaillere'' tant redoutée! Bien au contraire, la navette entre Shanghai et Hangzhou était un train tout a fait acceptable. Alors que nous attendions encore dans la salle d'attente et aussitôt que le train fut vide, du personnel se rua a l'intérieur, en fit le ménage et effectua une opération tout a fait inattendue. En effet, chez nous, les trains possedent la moitié des banquettes dans le sens de la marche alors que l'autre moitié se touve dans le sens opposé. Mais la, en arrivant en gare, tous les sieges étaient orientés du coté de la locomotive. Mais comme le tain allait repartir dans le sens opposé, les présposés a l'entretien ont changé le sens de chaque rangée de sieges. En effet, ceux-ci sont montés sur un pivot qui permet aux 3 sieges solidaires de tourner ensemble. Ainsi, quelque soit le sens du train, les passagers sont toujours dans le sens de la marche. Particulierement ingénieux ces chinois!
Aussitôt que les équipes d'éntretien eurent débarqué, les barrieres de la salle d'attente s'ouvirent et le monde se rua littéralement vers le train. Une véritable frénésie! Ayant une place numérotée, nous ne nous sommes pas pressés outre-mesure. Il était cependant fort drole de nous voir aller un peu maladroitement dans le train, au milieu des passagers qui ne se genaient pas pour nous pousser pour se faire un chemin. Puis le train est parti, tout juste a l'heure. La sortie de Shanghai prit une bonne heure, meme au cours des 2 heures qu'a duré le trajet nous n'avons jamais vraiment quitté la civilisation et l'urbanisation de l'espace. Il était absolument phénoménal de voir a quel point cette ville de pres de 20 millions d'habitants est en pleine explosion. Partout, absolument partout, des grues constuisent des tours d'habitation, des ponts, des usines, des engins façonnent des routes ou abattent de vieilles installations, des hommes creusent des tranchées ou déplacent des montagnes de terre et de roche souvent a la seule force de leurs bras. Tout le long des 2 heures qu'a duré le trajet, nous ne nous sommes jamais retrouvés en peine campagne avec aucun chantier en vue. Quand on parle de l'explosion démogaphique et de la mutation sociale de ce pays, nous avons maintenant des images a mettre sur certaines de ces notions. Et pour couronner le tout, Shanghai recevra l'exposition universelle de 2010 (une premiere en Asie). Autant dire que tout comme pour les Jeux Olympiques de Beijing, les chinois ne font pas dans la dentelle en réalisant de grandes choses. Et ils seront au rendez-vous de fort belle maniere.
Nous sommes finalement arrivés a Hangzhou a l'heure. Nous sommes sortis de l'immense gare et avons ouvert l'ordinateur pour trouver les coordonnées de l'auberge que nous avions réservée. Mais O surprise, j'avais oublié de télécharger la confirmation. Nous ne saviosn donc pas ou aller... Apres avoir cherché un endroit ou aller prendre les messages sur Internet (ce qui m'a pris pas loin d'une heure alors que Sylvie gardait les sacs au milieu de la rue!), nous avons enfin su quel bus prendre. Il nous déposa a quelques metres de la rue nous menant a note auberge ou nous sommes arrivés rapidement.
Tout comme a Shanghai, nous avions réservé 2 lits en dortoir. Nous y avons déposé nos sacs et sommes partis rapidement a la conquete de cette ville et de sa principale attraction: son lac. En effet, Hangzhou est une ville tres prisée des touristes chinois qui la visitent par millions. La ville se targue meme d'etre la ville la plus touristique de Chine. Ça promet! Nous sommes donc partis marcher le long de ce lac de quelques kilometres carrés aux berges entierement aménagées pour la promenade et le long desquels des centaines de saules pleureurs se lamentent langoureusement. L'endroit était fort agréable: des abris aux formes de pagodes, des chemins sillonnant sur l'eau, des ponceaux pour amoureux avec une certaine saveur ''pont des soupirs'' de Venise, des aires pour pratiquer ses exercices (les chinois en sont friands), de petites scenes ou des artistes exprimaient leurs talents de chanteur ou de musicien, des aires gazonnées ou il faire bon s'étendre au soleil, des massifs arborés tels des forets qui auraient été épargnées de la folie urbaniste... bref... des hectares de plaisir! Et malgré la tombée de la nuit, les berges regorgeanient de personnes qui étaient la, seules ou en familles, en amoureux ou entre amis, a marcher, courir, discuter, faire du vélo. C'était a n'en point douter le rendez-vous de fin d'apres-midi des habitants de la ville. Nous avons donc déambulé ainsi jusqu'à l'autre rive du lac, a quelques kilometres de notre auberge. En avant de l'allée principale et qui donnait sur le lac, nous avons été accueuillis par un superbe spectacle qui illuminait de gigantesques jets d'eau qui dansaient sur des musiques variées. Époustouflant, une fois de plus. Nous avons finalement trouvé un endroit ou nous poser pour manger, puis nous sommes allés nous gater avec un sundae au chocolat de Mc Donald's (on sait, c'est pas bien, mais on avait brulé tellement de calorie a macher...!) avant de prendre un bus pour rentrer dormir. Finalement, nous avons disuté jusqu'à tard dans la nuit avec notre voisin de chambre, jeune étudiant chinois fort sympathique, sur la maints sujets avec pour toile de fond la Chine, son passé, mais surtout son avenir florissant. Dehors, la pluie se mit a tomber de façon soutenue.
Le lendemain matin, nous nous sommes levés un peu plus tard que le soleil. De toute façon, il aurait été difficile de le voir se lever avec la pluie qui tombait. Vers midi, nous nous sommes quand meme mis en route pour aller visiter le musée national de la soie qui se trouvait tout proche. Nous avons eu droit a une agréable surprise en découvant des présentations fors enichissantes sur cette fibre aussi respectée que recherchée, ne serait-ce qu'au niveau du nombre de soies (ou plutot de tissages de soie) qui existent. Et a titre de découvreur de cette fibre et de premier producteur mondial, il était évident que les chinois ne pouvaient qu'avoir un musée aussi superbe sur le sujet. Par la suite, la pluie ne voulant cesser, nous avons pris un bus pour aller manger en centre-ville. Finalement, le temps nous laissa juste assez de répis pour aller marcher un peu avant de rentrer. Une journée humide quoi!
Samedi matin, le soleil était de retour. Nous sommes donc partis en direction du musée national du thé. Le bus empunta une petite route sinueuse qui déambulait au milieu de petits villages. Tout le long, des maisons de thé invitaient le passant a venir déguster cette boisson ancestrale. Puis nous avons débouché sur des champs au milieu des montagnes, un peu comme les rizieres en paliers dans le nord du Vietnam, a la différence pres que les plantes qui y étaient cultivées formaient de petits buissons d'une hauteur d'envion 1 metre de ciconférence. Au beau milieu de ces champs, des petits chapeaux de pailles s'affairaient. Nous étions au beau milieu des plantations de thé. Puis notre chauffeur nous fit un signe: il était temps de descendre. Nous avons donc pénétré dans un complexe entierement dédié a la plante tant chérie dans ce pays. Les chinois lui conferent une adoration non dissimulée (surtout dans cette région productrice) et en consomment en permanence, un peu comme les nord-américains sirotent presque constamment un café. La visite dura un bon moment et fut, tout comme celle du musée de la soie la veille, fort instuctive.
Notre étape suivante devait etre consacrée a un temps situé a quelques kilometres de la. Nous avons donc essayé, en vain, de trouver un bus qui nous y conduirait. Et alors que nous nous sommes finalement résignés a prendre un taxi, tous ces derniers pasaient pleins les uns apres les autres. Pas découragés, nous avons donc entrepris de rejoindre ledit temple a pied. Quelques kilometres de route et un tunnel plus loin, nous sommes arrivés au site. Notre premiere remarque concernera le stationnement que nous avons du traverser pour atteindre l'entrée. Si la France détient la palme du pays qui reçoit annuellement le plus de visiteurs étrangers, la Chine peut se targuer (sans concurrence aucune) d'ete le pays au Monde ou les habitants voyagent le plus. En effet, sur le stationnement, les bus se contaient non pas par dizaines mais par centaines. C'était hallucinant de pense que nous allions nous retrouver au beau milieu detout ce monde pour visiter des temples. Comme nous l'avions déjà mentionné, les chinois sont avides de découvrir leur pays, mais ont un comportement en voyage que nous pourrions qualifier de... de chinois finalement, c'est a dire que c'est la loi du ''moi je passe, coute que coute''. Alors si vous vous trouvez sur leur chemin, ils vous rentrent dedans ou vous poussent, tout simplement. Un autre aspect est que, au dela du crachat qui est religion et qui casse parfois le charme du moment, ils ont la facheuse tendance a ne pas se parler mais a ''gueuler'' en permanence. Systématiquement. Ils répondent au téléphone et on a l'impression qu'ils s'époumonnent en pensant que leur interlocuteur les entendra de la ou ils somt sans que le téléphone ne soit utile (peut-etre ne leur a-t-on pas montré la fonction ''volume''?). Ils s'appellent dans une piece et se crient apres (a croire qu'ils sont tous souds). Ils discutent entres eux et se cassent perpétuellement la voix (peut-etre pour partager leur conversation avec les 300 personnes qui les entourent!). Bref. Visiter Disneyland dans ces conditions, passe encore. Mais visiter un temple séculaire ou la solennité des lieux nécessiterait un calme tout aussi reposant que ressourçant, ça casse vraiment le charme. Mais bon, nous sommes en Chine et c'est a nous a nous adapter. Non pas que nous allons nous mettre a cracher partout et a nous gueuler apres pour se dire que c'est superbe, mais nous devrons accepter notre environnement tel qu'il est. Nous avons donc acheté nos billets pour la visite et sommes rentrés su le site ou quelques milliers de chinois endiablés nous attendaient... Ce ne fut pas triste. Folklorique meme parfois. Mais tout a tres bien été, avec nombre de sourires en prime. Et les temples étaient absolument superbes. Une enfilade de plusieurs batiments adossés a une colline et auxquels on accede par une successions d'escaliers en granit (Didier, tu aurais aprécié le travail!). A chaque niveau, une pagode dans laquelle les gens se recueuillaient avec plus ou moins de ferveur, mais toujous en respectant scrupuleusement les étapes que le boudhisme chinois nécessite: saluer, allumer des encens, effectuer des prieres aux 4 points cardinaux, etc. Une fois rendus au sommet, nous sommes redescendus pour continuer la visite du site. Il y coule également une riviere qui flane le long d'un massif karstique dans la roche duquel ont été sculptés des dizaines de représentations de Budha et d'autres scenes du boudhisme. Un petit escalier taillé dans la montagne vous permet de démabuler et de découvrir des portraits parfois étonnants.
Apres ce bain de foule forcé (mais pas si terrible que ça), nous avons repris un bus en direction de la ville. Nous nous sommes arretés au bord du lac pour prende un chemin aménagé en son centre. En effet, une promenade de plusieurs kilometres a été aménagée a l'image des berges, avec allée asphaltée pous les coureurs et bancs face au lac pour les amoureux. Nous avons donc complété la distance alors que la nuit recouvrait la ville qui s'illumina, nous offrant l'occasion de quelques photos plutot sympas. Un autre bus nous ramena en centre ville pour manger. Un petit saut au marché de nuit puis nous avons marché jusqu'à notre auberge pou digérer (et car il n'y avait plus de bus a cette heure-ci!).
Dimanche matin, le réveil sonna a 6h45. Une douche et nous sautions dans un taxi en direction de la gare. Nous avons pris le temps d'avaler un petit déjeuner chez PFK (encore une fois, c'est vraiment pas bien mais c'était le plus pratique car sur place!) et il était déjà temps de rejoindre la salle d'embarquement pour note train en direction de Suzhou, a quelques heures de la.
A suivre...
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