Les temples d'Angkor nous en ont mit plein les yeux. Nous devions maintenant faire le trajet de Siem Reap a Ho Chi Minh city (Saigon), du Cambodge au Vietnam. Ce périple durerait 3 jours. En cours de route, nous allions retrouver Jean-Marie qui est venu passer quelques temps en notre compagnie.
A 13h00, sous un soleil de plomb, nous avons pris le bus pour Phnom Pen. Les 4 heures du trajet dans ce frigo sur roues passerent relativement vite, chacun de nous 4 en profitant pour dormir quelques instants, lire ou écouter de la musique. Le seul probleme est que lors des arrets de l'autobus (afin d'assouvir des besoins naturels ou se rassasier), nous passions des 20 degrés de l'air sec du bus aux 33 degrés de l'air humide de l'extérieur. Le choc thermique brusqait les organismes. Une bonne façon de tomber malades...
L'arrivée sur Ho Chi Minh se fit dans les embouteillages mais a l'heure. Une moto-remorque nous conduisit vers le quartier ou nous avions dormi 3 jours auparavant: le ''lakeside''. Et puisque nous avions été satisfaits du service reçu lors de notre premier passage, nous sommes retournés a la ''lazy fish guesthouse'' pour la nuit. De son bord, Gary fut pris de troubles intestinaux qui lui firent passer un sale quart d'heure aux toilettes d'une station service (sur demande, il se fera un plaisir de raconter les détails aux moins sensibles d'entre vous!). Nous avons tout de meme mangé local, sur le trottoir, au coin d'un boulevard. Et encore une fois, soupes et nouilles furent déliciuses.
Le lendemain matin, le 23 décembre, était le jour ou nous allions retrouver Jean-Marie, a Can Tho, au beau milieu du delta du Mékong. Un hotel y avait été réservé pour que nous nous y rejoignons. Le départ ayant lieu a 6h30, le lever fut matinal (5h30). 2 minibus plus tard, nous avions rejoint le bateau sur lequel nous allions naviguer 5 heures durant afin de rejoindre Chau Doc. En cours de route, le bateau accosta sur la rive afin de passer les autorités cambodgiennes afin de leur signifier notre départ du pays. Une centaine de metres plus loin, nous accostions de nouveau afin de nous soumettre aux autorités vietnamiennes pour les formalités d'usage lors d'un passage de frontiere. Les passeports une fois visés, nous avons pu reprendre notre descente du majestueux Mékong. Tout le long, sur ses rives, la vie des familles est tres active. L'agriculture y est omni-présente car en période de pluie, le niveau du fleuve augmente conséquemment et innonde les terres avoisinantes. Lors de la période seche, le niveau baisse et laisse apparaître au beau milieu du fleuve d'immenses lagunes de sable et d'aluvions qui sont un excellent terrain pour les cultures. Donc, en voguant sur le fleuve, on peut observer un ballet de freles esquifs traversant d'une rive a l'autre afin d'acheminer les personnes et les outils sur ces éphémeres ilots nourriciers . On remarque ainsi toutes ces personnes, coiffées de leur chapeau conique, en train de travailler ces terres qui leur apporteront non seulement de la nourriture mais également un revenu nécessaire a leur survie. Au milieu du fleuve, des excavatrices sont installées sur des barges et draguent en permanence le fleuve dont elles extraient du sable. De gros bateaux viennent alors accoster a ces barges afin de se charger de la lourde cargaison. Sous le poids de ce pesant matériaux, les bateaux s'enfoncent traquillement et leur haute ligne de flotaison donne l'impression qu'ils sont en train de couler. En avant de chaque bateau, des yeux sont peints sur un fond coloré. Les yeux servent a voir les mauvais esprits et les requins dans l'eau alors que la couleur du fond insique la région dont provient le navire.
Vers 15h30, nous sommes arrivés a Chau Doc. Il nous fallait trouver un moyen de rejoindre Can Tho, a plus de 120 kilometres de la. Des pousse-pousses nous conduisirent a local ou acheter nos billets. Une chance, un minibus partait dans quelques minutes. Apres avoir négocié le prix du trajet (on nous demandait 8$US par personne pour faire 120 km alors qu'hier, nous avions payé 5$US pour en faire 300!), le minibus se gara en avant de la porte. Et apres avoir attendu une heure que se pointent des personnes qui ne sont jamais arrivées, nous avons pris la route pour Can Tho. Le retard accumulé et la frustration d'avoir attendu pour rien ont du déclencher chez le chauffeur qui nous offrit des le départ une démonstration plutot fulgurante de ses talents de conducteur. En effet, en nous élançant, le minibus se faisait entendre a l'aide d'un klaxon peu bruyant et presque harmonique. Mais tres rapidement, par je ne sais quelle intervention divine, le klaxon devint du genre ''TASSEZ-VOUS DE D'LA PARCE QUE JE SUIS EN RETARD ET QUE JE VAIS TOUS VOUS ÉCRASER''. Le chauffeur se mit alors a accélérer considérablement sur les petites routes vietnamiennes ancombrées de 2 roues. Nous slalomions litéralement entre les centaines de motos qui roulaient dans la rue. Le monde se poussait plus ou moins vite mais notre chauffeur, lui, passait. Pas de soucis. Certains motards ont meme eu droit a un contact avec notre bus. En quelques sortes, ils se sont fait sortir du chemin. Sylvie et moi sommes persuadés que le chauffeur avait obtenu son permis de conduire en Inde! Et bien évidemment, pour les plus septiques d'entres vous qui pourraient penser que nous exagérons, nous avons filmé la scene qui sera disponible prochainement sur notre compte youtube. Vous aurez ainsi une meilleure idée de ce a quoi peut ressembler la conduite en Asie.
Cette démonstration de pilotage finie, le chauffeur reprit une conduite plus normale (ou moins sauvage, c'est selon!). La nuit était tombée dehors. Tout a coup, alors que nous entrions dans Can Tho, le bus freina brusquement et se gara sur le coté de la route. Dehors, un homme gesticulait en notre direction. Le chauffeur et son assistante nous firent signe de descendre car nous étions apparemment arrivés. Etrange... Mais faisons confiance aux locaux. Ils savent mieux que nous ou nous sommes! Nous avons jeté nos sacs sur le trottoir et le bus est reparti aussi vite qu'il s'était arreté. Nous étions alors en présence d'un homme qui semblait vouloir s'occuper de nous et de 2 chauffeurs de motos qui semblaient prets a nous conduire... De plus e plus étrange. L'un des 2 pseudos chauffeurs sentait l'alcool a plein nez. Ça ne sentait pas bon. Ni le chaufeur, ni la situation. Nous avons alors décidé de prendre nos affaires et de marcher plus loin avec l'espoir de trouver un autre moyen de locomotion. En fait, lors de notre trajet depuis Chau Doc, le chauffeur avait du appeler un hotel qu'il connait et dont il doit obtenir une commission pour leur annoncer qu'il avait 4 touistes avec lui. Et afin de faire travailler tout le monde, il nous a déposé relativement loin de notre hotel afin que nous ayons besoin de motos pour nous y faire conduire. D'ou la présence du monsieur qui gesticulait et des 2 motos a notre descente de bus. Tout devait etre bien planifié. Décidément, ils sont forts ces asiatiques!
Nous avons donc marché le long de cette route principale, sorte de route 132 ou de nationale 7 traversant une ville. Quelques motos ou taxis se sont arretés pour nous offrir leurs services mais aucun d'entres eux ne parlait anglais. Et surtout, personne ne semblait connaître l'hotel dont nous leur montrions l'adresse sur la réservation. Ouais, ça risque d'etre compliqué! Finalement, un hotel m'indiqua l'adresse mentionné sur le papier. Apres avoir réquisitionné 4 chauffeurs de motos, nous leur avons montré la desrtiantion a suivre. Et c'est en passagers équippés de nos sacs a dos que nous avons parcouru la ville, au plus grand plaisir des vietnamiens qui souriaient de nous voir ainsi emmanchés... Mais arrivés a l'adresse indiquée, nous avons eu la surprise de trouver non pas un hotel... mais un coiffeur. Qui a dit que ce serait compliqué? Finalement, un des chauffeurs, certainement un peu plus illuminé que les autres, réalisa quel hotel nous cherchions. Il fit signe a ses collegues de nous suivre et nous nous sommes enfonçés plus loin en ville. Finalement, nous avons atterri devant un hotel portant bel et bien le nom de celui que nous cherchions. Et en avant, Jean-Marie. Nous étions donc bien arrivés... enfin! Les retrouvailles furent chaleureuses et les accolades sinceres. Quel plaisir de se retrouver ainsi, a 20000 kilometres de chez soi, avec des personnes que l'on apprécie. Un autre grand moment. Finalement, nous avons été manger et c'est vidés d'énergie que nous sommes allés au lit. Mais pas pour longtemps, car le lendemain matin, nous devions etre a la porte de l'hotel a 5h30 pour aller visiter les marchés flottants...
Une autre courte nuit plus tard, nous étions fin prets pour unepremiere expérience toute vietnamienne. Le guide nous attendait a la porte et nous conduisit sur les rives du fleuve afiin d'embarquer sur un bateau. Dans la pénombre du matin, nous sommes donc partis sur un bras du Mékong. Alors que nous étions partis depuis un bon moment, le soleil fit son appartion pour éclairer ce meveilleux paysage qui nous entourrait. Le fleuve et sa teinte brunatre due aux alluvions qu'il tansporte en période de pluie. Des vraquiers chargés de leur lourdes cargaisons de sable. D'autres bateaux transportant des matieres premieres achetées au marché flottant. Les menuiseries et autres ateliers alignés sur la rive. De toute beauté. Apres environ 40 minutes, nous sommes arrivés au marché flottant de Cai Rang. Au beau milieu du fleuve, des centaines de bateaux restent immobiles, ancrés en plein milieu du fleuve. Partout autour, de plus petites embarcations vont de l'un a l'autre, butinant sans cesse tel des abeilles dans le meilleur champ d'acacias. Et ainsi, de bateau en bateau, on achete ce don on a besoin pour preparer ses pochains repas. Apres le marché de Ca rang, nous nous sommes dirigés vers celui de Phong Dien, plus petit, mais plus haut sur le Mékong, et donc un peu moins fréquenté par les touristes. La, l'ambiance y était encore plus locale. Notre batelier a amarré notre embarcation a une autre, sur la riviere. Nous avons acheté des ananas et un pomélo que nous avons savourés au beau milieu de cette carte postale grandeur nature, tous impressionnés par tant de beauté et de simplicité. Nous avons ensuite pris le chemin de retour en passant par un des innombrables canaux qui constituent l delta du Mékong. De petits canaux, parfois a peine assez large pour croiser un autre bateau, bordés de palétuviers, de bananiers et de jacinthes d'eau. Un calme froissé seulement par le claquement de notre moteur. Un grand moment de voyage. Puis nous avons fait une petite pause rafraichissement avant de rentrer a Can Tho. Nous avons par la suite pris un minibus en direction de Ho Ch Minh city pour passer ensemble ce réveillon de Noël 2008.
A suivre...
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