
Arrivés a Hanoi, nous avons procédé de la meme façon que nous le faisons habituellement: minibus jusqu'au centre puis petite marche de santé pour trouver un hotel aux tarifs acceptables. En effet, Hanoi est une ville bien plus chere que le reste du pays, capitale oblige!
Une fois posés, nous avons été nous promener afin que Gary et Stéphanie aient la chance d'avoir un aperçu de la ville avant leur départ qui se ferait dans la nuit suivante. Nous avons ainsi déambulé dans le vieux Hanoi, autour du lac, ou se concentre la majorité des activités commerciales de la ville. En fin de journée, nous avons été au théatres des marionnettes sur l'eau, distraction tres célebre de Hanoi. Puis nous avons pris notre dernier repas ensemble et fait le tour du lac a pieds. Il était temps de rentrer pour finir les derniers préparatifs. Les sacs bouclés, nous nous sommes couchés sagement, en prenant bien soin de mettre notre réveil a 4h00 du matin. C'est l'heure a laquelle nous nous sommes donc levés pour embrasser une derniere fois nos amis avant notre retour au pays en juin prochain. Les portes de leur taxi se sont fermées, le véhicule s'est ébranlé et ils ont disparu dans la noirceur de ce matin. Nous sommes alors retournés nous coucher en attendant que Jean-Marie arrive de Hue. Et vers 10h30, nous étions de nouveau 3. En début d'apres-midi, afin d'agrandir l'étendue de nos visites, nous avons loué 3 motos. Ainsi, pouvant mieux nous déplacer et étant plus autonomes, nous avons été visiter la plus ancienne pagode de Hanoi, qui est située sur le lca de l'ouest. Un chef d'oeuvre tres bien conservé et dont la visite vous permet de vous couper quelques instants de l'activité et du bruit incessants de la ville. A la tombée de la nuit, retour a notre hotel pour manger et préparer notre itinéraire des prochains jours.
Le 3 au matin, nous avions planifié de partir 2 jours en moto pour visiter le sud de la région de Hanoi, et plus particulierement la pagode des parfums ainsi que Nim Bim, aussi appelée la baie d'Along terrestre. Cependant, un petit contetemps nous a obligés a revoir nos plans. Finalement, en début de matinée, nous avons été visiter le mausolée de Ho Chi Minh, le pere de la révolution vietnamienne. Apres avoir garé nos motos a l'entrée du site, on dépose son sac en consigne. Plus loin, avant de pénétrer dans le gigantesque cube de marbre gris, c'est votre appareil photo qu'on vous demande de bien vouloir déposer sagement dans une autre consigne (on vous le remettra a la sortie du mausolée). Finalement, en rang 2 par 2, on finit par entrer dans le mausolée lui-meme, ou repose la dépouille du leader vietnamien. L'endroit est éminemment solennel. Marbre gris du sol au plafond et tapis rouge. Tout au long du petit parcours intérieur, des gardes surveillent cahcun de vos faits et gestes, s'assurant certainement que vous e disposez d'aucun moyen permettant de prendre la moindre photo de l'endroit. Puis nous arrivons dans cette salle au plafond immensément haut. Une garde spéciale entoure le cube de verre au milieu duquel le corps embaumé est exposé. Le silence est d'or et chaque visiteur avance d'un bon pas. J'ai toujours trouvé tres spécial le fait de pouvoir accéder de si proche a quelqu'un qui a, de par ses convictions et ses agissements, contribué a façonner non seulement l'histoire et la vie des siens mais également de tout un peuple, voire meme a influencer certains aspects de l'ordre mondial. En sortant de ce moment fort et apres avoir récupéré nos appareils photo, nous avons été visiter l'ancien palais présidentiel qui jouxte le mausolée. C'est dans le parc du palais que l'on retrouve également la maison dans laquelle le modeste Ho Chi Minh vivait. Sur le bord d'un grand bassin, une petite maison sur pilotis, tout en bois. L'étage accueillait sa chambre et son bureau. Le dessous de la maison servait de salle de réunion a l'air libre, avec en guise de décor le magnifique parc qui l'entoure. Ce fut la une visite culturelle fort agrégble. Puis, en fin de matinée, nous avons mis le cap sur Bah Trang, petit village situé a environ 15 kilometres de la capitale, et dont les spécialités sont les poteries et les faiences. Apres avoir roulé au beau milieu des villages et des rizieres, nous sommes arrivés dans un minuscule village tout tranquille. Les portes ouvertes laissaient entrevoir dans chaque maison une petite fabrique artisanale de poteries. Le soleil fit son apparition alors que nous mangions. Pour le dessert, nous nous sommes assis devant un couple qui vendait des sortes de beignets dont nous ne pouvions distinguer les saveurs. Un jeune couple de vietnamiens (de Ho Chi Minh ville mais étudiant a Hanoi) nous ont aidé a mieux comprendre ce que les beignets renfermaient. Certains étaient a la banane, d'autres a base de pate de riz. Délicieux. Nous en avons mangé plusieurs chacuns. Et au moment de payer, le couple nous invita et refusa que nous ne réglions notre du. Wow... merci beaucoup les amis. Votre geste spontanné et désinterréssé restera pour nous un moment fort de ce périple. Puis nous avons été visiter les étals des vendeurs de porcelaine. De toutes les formes. De toutes les tailles. Des jarres. Des pots. Des décorations. Des tasses. Des assiettes. Le tout de fort belle fabrique et a des prix des plus alléchants. On acheterait tout! Les vietnamiens y viennent en famille. Ils achetent des articles en terre qu'ils peignent et font cuire. Et ils repartent en fin de journée avec l'oeuvre d'art ainsi réalisée. Pour nous, le soir, ce fut le retour sur Hanoi pour planifier nos 2 prochaines journées.
Le 4 au matin, nous sommes partis en tour organisé visiter la pagode des parfums. Oui, en tour organisé. Petit apparté: habituellement, nous fuyons comme la peste ce genre de prestations qui nous font grossir le nombre de touristes agglutinés aux vitres teintées des minibus qui traversent impudiquement des villages sans jamais s'y arreter. Le seul arret de 15 minutes se fait dans un magasin de souvenir commandité et en avant duquel se trouvent garés des dizaines d'autres minibus comme celui dans lequel nous prenons place. Un peu pathétique, mais on a pas toujours le choix... Je ne veux pas jeter la pierre a ce genre de tours, mais si on voit généralement la grosse attraction du coin, on passe généralement a coté de l'essentiel: les gens qui y habitent! Voilà pourquoi, dans la mesure du possible, nous privilégions de faire ces excursions par nous meme, avec les moyens de transport locaux, ce qui nous permet habituellement de faire des rencontres qui auraient été impossibles en troupeau. Fin de l'apparté!
Donc, apres 3 heures de bus ponctuées de l'immanquable arret dans une boutique cadeau, nous sommes arrivés sur le bord d'une paisible riviere. Au loin, les montagnes avaient remplacé les rizieres. Nous avons alors embarqué tous les 3 (avec Jean-Marie) dans une petite barque mue a la force des bras d'une jeune vietnamienne. Pendant plus d'une heure, nous avons vogué ainsi, les barques les unes derriere les autre (he oui, c'est ça les tours en groupes!) jusqu'à arriver au pied d'une montagne (pas si grande que ça!). Nous avons débarqué et on nous a conduit dans un restaurant (un toit de tole recouvrant des murs de tole) ou nous avons pu restaurer nos estomacs. Par la suite, 2 options s'offraient a nous: gravir la montagne a pied par le chemin ou bien prendre le moyen de facilité et prendre la télécabine qui rejoint le sommet dans un confort digne des plus grandes stations de ski. Courageux, nous avons choisi la premiere option. La montée, annoncée comme périlleuse par notre guide papier (chose coonfirmée par notre guide humain) fut une simple balade de santé, non pas de 1 a 2 heures comme on nous le disait, mais de 40 minutes montre en main. Cependant, n'allez pas imaginer que nous sommes des sur-hommes. Juste que le guide humain touchait une commission pour chaque client qui prenait la télécabine et qu le guide papier était écrit par quelqu'un qui a rédigé ce qu'on lui vendait sans jamais n'avoir fait cette excursion. Triste conclusion. Bref. Arrivés au sommet apres avoir gravi la montagne a travers des panoramas magiques, nous avons découvert ce q'était réellement la pagode des parfums. Il s'agissait en fait d'une immense grotte vénérée par les boudhistes vietnamiens a laquelle on accede par un grand escalier et en bas duquel on retrouve plusieurs autels de priere. Tres grand, tres beau, mais rien a voir avec le site auquel on s'attendait (soit un pagode comme celles que nous avions vu jusqu'à date). Apres avoir passé quelques instants dans ce haut lieu de l'indouhisme vietnamien, nous avons repris le chemin en sens inverse et descendu les centaines de marches que nous aviosn gravi pour atteindre le sommet de la montagne. Et dans la suite logique des choses, ce fut bateau a rames puis minibus pour rentrer a Hanoi. Le soir, ce fut notre dernier soir a 3 puisque le lendemain, mes parents arrivaient. Nous en avons d'ailleurs profité pour organiser notre premiere activité en leur compagnie: le 6 au matin, nous partirons tous les 5 pour la baie d'Halong.
Le lundi 5, forts de notre expérience de tour organisé de la veille, nous sommes repartis dans les memes conditions pour la visite de Nim Bimh, aussi appelée la baie d'Halong terrestre, a 100 kilometres au sud de Hanoi. Nous avons donc fait un autre 3 heures de minibus pour arriver dans un décor effectivement identique a la baie d'Halong (grands pics calcaires parsemant un paysage plat) a l'exception pres que nous étions au beau milieu des rizieres. Apres avoir fait une visite rapide d'une vieille pagode, nous sommes partis sillonner a véloce décor enchanteur. Apres plus d'une heure a se martiriser le fessier sur des selles et des routes tout aussi inconfortables les unes que les autres, nous avons rejoint un restaurant pour mnger. Et pour la digestion, quoi de mieux qu'une promenade en barque (tiens, comme c'est original...) sur la riviere qui déambulait paisiblement au beau milieu de ces pics karstiques. Ça et la, nous passions en dessous des montagnes, dans des grottes si basses qu'il nous fallait baisser la tete pour ne pas nous cogner. Je dois avouer que ce fut la un moment particulierement agréable de la visite, d'autant plus que les 2 jeunes rameurs qui nous accompagnaient connaissaient quelques mots de français et se pretaient généreusement a quelques essais de communication. De retour sur la rive, notre minibus nousattendait pour nous reconduire jusqu'à Hanoi. En arrivant a l'hotel, nous avons pu constater que le vol des parents s'était bien déroulé car c'est dans une forme olympienne que nous les avons retrouvés. Apres les retrouvailles, nous sommes allés a l'agence ou nous avions réservé notre excursion pour la baie d'Halong afin de payer le tout. Mais la, surprise. Le bateau que nous devions prendre était subitement tombé en panne et le prix annoncé ne pourrait plus etre respecté. En fait, comme cela est de coutume ici, on vous annonce un prix défiant toute concurrence et une fois sur place, vous obtenez autre chose. Mais la, puisque nous voulions un tour privé et que nous n'avions pas encore payé, le patron de la vendeuse ne pouvant pas livrer les pretations vendues pour le prix entendu, on nous a prétexté une raison ''bidon'' pour ne pas que nous fassions affaire. Plutot échaudés, nous avons annulé notre voyage aupres de cette agence et avons décidé de prendre le temps de bien magasiner demain afin de ne pas se faire avoir. Nous avons donc été manger et sommes retournés a l'hotel afin de ne pas épuiser tout de suite nos petits nouveaux venus...
Le mardi matin, Jean-Marie est parti compléter ses achats alors que nous avons été faire le tour des agences pour trouver un départ pour le lendemain matin pour la baie d'Halong. Nous voulions partir 3 jours et 2 nuits. Finalement, c'est aupres de notre hotel que nous avons acheté notre forfait, ce dernier nous paraissant le meilleur en termes de rapport qualité/prix. Sur la brochure, la jonque était magnifique. On nous expliqua qu'elle avait été mise a l'eau en 2007 et qu'elle disposait d'un niveau de service supérieur. Pour la nuit que nous allions passer a terre sur l'ile de Cat Ba, nous aurions un hotel de meilleure catégorie. Apres tout, ce n'est pas tous les jours qu'on part faire une croisiere sur la baie d'Halong! Le reste de la journée, ce fut promenade dans la ville et magasinage. Le soir, nous avions décidé d'aller gouter une spécialité toute vietnamienne: le chien. Les filles étant peu intéressées a mettre ce met dans leur panoplie d'expériences, elles sont allées manger a coté de l'hotel alors que les 3 gars nous sommes partis a la recherche d'un restaurant servant de ce petit animal a 4 pattes. En effet, il faut savoir qu'on ne mange pas du chien partout au Vietnam. Principalement dans la région de Hanoi, et seulement dans certains restaurants tous situés dans un quartier et dans une rue bien précis. Habituellement, ce sont les hommes qui vont manger du chien. Et on en mange vers la fin de l'année vietnamienne, période a laquelle nous sommes actuellement. Adresse en main, nous avons donc pris un taxi. Nous lui avons montré le nom de la rue et nous sommes arrivés dans un quartier plutot... glauque. Rue sombre. Peu d'activité. loin de la route principale. Rien pour rassurer 3 touristes en quete d'une expérience culinaire... Finalement, Sylvie ayant eu la présence d'esprit d'inscrire l'appelation vietnamienne du chien (cho), j'ai montré le mot au chauffeur en lui faisant signe ''miam-miam''... Devant cette association de messages (chien + manger), il nous sourit et fit demi-tour. Nous sommes donc repartis sur la 4 voies servant de périphérique, roulant tout doucement. De l'autre coté de la barriere de la voie opposée, en contrebas, on pouvait distinguer des baraques de toles qui semblaient etre des restaurants fermés. Soudain, une de ces barraques était écalairée. A cheval sur la barriere, un écriteau en haut duquel étaitécrit ''cho'': c'est la que l'aventure commençait. Le chauffeur s'immobilisa sur la 4 voies et nous débarqua la. Nous avons enjambé la barriere et avons découvert la fameuse barraque. Pas de fenetres. Pas de murs. Un toit de métal. Rien de rassurant. Une espece de restaurant de bidonville, sur le bord d'une autoroute. Nous nous sommes regardés un instant tous les 3, avec chacun dans les yeux la meme inerrogation: on y va vraiment? Puis on a mis un pied devant l'autre et on a gravi les quelques marches qui menaient sur le plancher de bois. Les planches ajourées laissaient apercevoir des chiens attachés sous la maison. A terre devant nous, de grands tapis de coco en avant desquels se trouvaient quelques paires de chaussures. Assis en rond, 2 groupes d'hommes mangaient. Notre présence sembla les surprendre. Devinez pourquoi! Puis ils se sont retournés et ont repris leur conversation. Nous nous sommes déchaussés et sommes allés nous assoir dans le coin gauche de la salle. On nous a apporté des menus. Écris en vietnamien, bien évidemment. J'ai alors du me faire comprendre pour savoir quels plats étaient du chien. On me montra les 4 premiers. Confiant mais pas entierement rassuré, j'ai demandé a voir a quoi ressemblaient chacun des 4 plats proposés. On m'accompagna au coin qui servait a préparer les assiettes. Un plat ressemblait a des tranches de gigot. Un autre a un boeuf en sauce noiratre. Un troisieme a du boudin et un dernier a des brochettes dont les seules choses que je retiens sont l'étonnante couleur jaunatre et les poils qui en dépassaient. Finalement, nous prendrons la sorte de gigot et la viande en sauce. Et 3 bieres... ça aidera a faire passer le tout!
Finalement, on nous servit le tout avec des galettes de blé. Nous allions devoir passer a l'acte. Laisser nos préjugés a la porte et gouter de cet animal qu'on a plutot l'habitude d'avoir dans ses bras que dans son assiette. Jean-Marie ouvrit le bal de façon tres volontaire. Nous l'avons imité sans faiblir. Finalement, apres un premier spasme purement psychologique, nous nous sommes rapidement aperçus que ce n'était finalment pas sis mauvais que ça. Un petit goût fumé. Comme un jambon. A la forme des tranches, nous avons déduit que nous mangions la queue... Puis est arrivé le plat en sauce. La, nous n'avions pas la chance de voir vraiment ce que nous mangions, sauce noire oblige. Nous avons donc plongé nos baguettes dans le fond pour attraper un morceau et l'avons porté a notre bouche. Les poils n'étaient finalement pas que sur les brochettes... Les morceaux étaient particulierement gras. Pas tres bon. A tel point que nous n'en avons pas mangé beaucoup. De toute façon, quand on a le moindre doute, on laisse filer. C'est un peu ce qu'on a fait. On a tout de meme fini notre ''gigot'' et nos biere. Au passage, les autres clients nous lançaient parfois un petit regard curieux. Mais en nous voyant nous exaucer, c'est par un pouce levé de leur part que nous avons compris qu'ils nous félicitaient d'avoir essayé. Puis nous sommes repartis, comme nous sommes arrivés. Dans la nuit. Sur la 4 voies. A vrai dire, nous avions comme un poids sur l'estomac. Comme si quelquechose ne passait pas. En fait, ce devait etre notre cerveau qui nous punissait en ordonnant a l'estomac de ne pas tout digérer tout de suite, histoire de nous rappeler qu'il avait un peu de misere avec ce que nous lui faisions subir! Mais finalement, nous a tres bien été digéré. Et bien heureux comme ça! En rentrant, nous nous sommes arretés prendre une derniere biere en avant de l'hotel, comme pour prendre le temps de réaliser inconsciemment que nous venions de briser un de nos tabous culturels.
A suivre...
Coucou Sylvie et Marius,
RépondreSupprimerje me répète mais on vous remercie encore de nous faire vivre votre voyage autour du monde. L'asie semble être un autre monde ! Un petit mot car aujourd'hui, nous sommes le 19 Janvier et c'est la Saint Marius, alors bonne fête à toi cher Marius.
Gros bisous à vous,
Amitiés, Sylvie et Samuel.