
Le bus partait a 8 heures. Il fallait etre a la gare en avance pour etre certains d'y avoir des places (a 7, on prend pas de chances!). Le réveil fut donc matinal. Un café. une brioche. Un tucktuck. Et nous y voici! Le bus local serait bien évidemment moins confortable que le minibus climatisé que nous avions pris a l'aller. Mais c'était tres bien ainsi. Apres avoir acheté nos billets, nous avons eu la chance d'avoir les derniers sieges de disponibles. Pas les dernieres places, car il y a toujours de la place dans le bus au Laos. Mais un siege. Un vrai. Car un siege de bus, aussi inconfortable soit-il, est toujours bien plus confortable qu'une chaise en plastique pour enfants placée au milieu de l'allée ou qu'un sac de riz posé a terre. Et ayant gouté a la route a l'aller, il vallait mieux avoir son postérieur posé sur quelquchose moindrement coussiné, faute de quoi la seule recette valable en arrivant a destination était chiro-masso-ostéo-dorso-pas beau! Évidemment, le bus était plein. A l'intérieur comme a l'extérieur (i.e. le toit). La poussiere entrait de partout. Par les fenetres, bien évidemment, mais aussi par les nombreux trous béant parsemant la garniture du bus: l'habillage de la paroi était absent en de nombreux endroit, si bien que devant le siege des enfants, c'était une brumisation permanente de poussiere qui entrait. Mais tout cela n'a pas empeché notre Fangio de chauffeur de nous conduire a destination aussi vite que nous l'avions fait 4 jours auparavant dans un minibus 12 passagers et ce, malgré une route de terre aussi parsemée de trous que les rues de Montréal au dégel.
Arrivés a Luang Prabang, ce fut l'habituel tuck-tuck jusqu'à la guesthouse. En soirée, nous avons retrouvé Stéphane et Fanny pour prendre un verre manger et planifier notre journée du lendemain (qui serait aussi leur avant-derniere avant de rentrer en France). C'est donc sur le marché de nuit que nous nous sommes assis a un étal pour nous régaler de différents mets locaux, allant de salades variées aux grillades diverses. Quant a nos plans pour le lendemain, ce serait moto et visite des environs.
Le lendemain matin, Alex et moi avons été louer 4 motos. Lorsque tout le monde a été prets, nous sommes alors partis en procession. Mais comment met-on 9 personnes sur 4 motos? Facile: 2 couples = 2 motos. Restent 2 parents et 3 enfants. Donc 1 parent avec 1 enfant et 1 parent avec 2 enfants! Cela a bien fait rire les laotiens qui ont peut-etre eu l'impression de se voir ainsi imités dans leurs habitudes de déplacement! 30 kilometres et de magnifiques vallées de rizieres en palliers plus tard, nous sommes arrivés au pied du parc des chutes. Il s'agit dun endroit tres réputé dans la région, tant pour la beauté des cascades que pour la couleur turquoise de l'eau qui y coule. En effet, apres quelques centaines de metres sur une route asphaltée, nous avons débouché sur de somptueuses chutes d'eau de plusieurs dizaines de metres et en bas desquelles se succédaient des bassins d'eau naturels aux teintes comparables au bleu des plus beaux lagons de Polynésie. J'avais oublié a quel point ce site était beau et c'était comme le découvrir pour la premiere fois. Avec Alex et Syvie, nous avons entrepris de monter au sommet. Par la droite des chutes, on monte au travers du bois dans des marches taillées a meme la glaise qui a durci avec le temps. Au sommet, on traverse le cours d'eau qui alimente les cascades. Une eau transparente dont le fond est illuminé par la lumiere du soleil qui filtre a travers les arbres. Puis nous sommes redescendus par lautre coté ou des marches en bois ont été aménagées pour faciliter la circulation des visiteurs. En arrivant en bas, nous avons rejoint de reste du groupe pour manger au bord des bassins formés par la riviere. Puis nous nous sommes baignés dans ces eaux envoutantes (mais tout de meme particulierement fraiches avec leurs 18 degrés Celsuis). Plus tard, nous avons rejoint un autre bassin un peu plus bas qui ressemblait plus a une cour de récréation pour jeunes adultes qu'a une paisible riviere: une cascade permettait de plonger dans ce lagon naturel et une corde a noeuds accrochée a un arbre permettait de s'y jeter en faisant toutes sortes d'acrobaties. Autant dire que nous ne nous sommes pas faits prier pour aller nous y amuser!
Apres avoir dépensé autant de calories dans l'eau, il était temps de remettre le cap sur Luang Prabang. En chemin, nous nous sommes arretés au détour d'un chemin qui menait vers des rizieres. Nous avons stationné nos motos sous un arbre et nous sommes dirigés vers les cultures. Puis nous avons emprunté les petits monticules d'argile qui séparent les palliers de rizieres pour nous rendre au centre des champs ou tronait un amas de terre. La, au beau milieu du vert fluorescent des rizieres, nous nous sommes assis, chacun de nous profitant a sa maniere de ce moment privilégié. Delphine faisait une aquarelle de cet environnement magique. Fanny et Sylvie imortalisaient la scene en prenant des photos. Stéphane s'émerveillait de l'endroit. Alex et moi découpions des mangues pour le gouter des enfants...
Le temps filant, et toute bonne chose ayant une fin, nous avons du quitter la magie du moment pour revenir aux considérations plus matérialistes de l'heure a laquelle nous devions ramener les motos! Nous avons regagné nos 2 roues et avons fait chauffer l'asphalte (bon, ok... presque...) jusqu'à Luang prabang. Le soir, Alex s'est chargé de mettre un film aux enfants (vive la technologie et les ordinateurs portables!), ce qui nous a permis de passer le reste de la soirée ''entre grands''.
Le lendemain matin, école oblige, les enfant avaient du travail. Nous, de notre bord, il nous fallait régler quelques questionnements pour la suite de notre itinéraire, dont un majeur: il se trouve que mon passeport commence a etre bien plein etdevrait etre rempli avant la fin de notre voyage, ce qui n'est pas tres pratique pour y faire apposer des tampons et des visas. Qui plus est, certains pays vous refusent tout simplement l'entrée sur leur territoire (et vous renvoient immédiatement d'ou vous venez!) s'il ne vous reste pas 1 page entierement vierge. Voulant éviter toute problématique de ce genre, il me faut faire faire un nouveau passeport... a 20 000 kilometres de chez nous... C'est pas gagné! D'autre part, il nous faut obtenir de l'information sur la délivrance des visas pour la Chine car c'est dans maintenant moins de 2 mois que nous devrions y entrer pour 1 mois. Pour essayer de trouver des solutions a ces problématiques (et bien d'autres), nous avons trouvé un café proposant une connexion Wifi gratuite a ses clients. Parfait... il vont nous avoir un bon moment! Finalement, nous avons passé la majeure partie de la journée dans cet établissement, ce qui nous a permis d'obtenir nombre de réponses (pas toutes tres encourageantes) a certaines questions que nous nous posions. Le soir, nous avons retrouvé Stéphane et Fanny qui avaient passé la journée a visiter les charmes de la ville. Puis nous avons mangé sur le marché avant de trouver une terrasse plus formelle pour feter tous ensemble les 8 ans de Louise. Mais apres ce moment joyeux, le temps fut venu de dire aurevoir a Stéphane et Fanny qui repartaient des les lendemain matin pour Bangkok, puis pour Paris le soir meme. Bon voyage! Quant a nous 7, nous avions loué un minibus qui nous emeneraient des le lendemain matin a Luang Namtha, a 8 heures de route plus au nord. Il était donc temps d'aller nous coucher pour etre en forme pour cette longue journée de transport qui s'annonçait.
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