dimanche 8 mars 2009

09-02-23 Luang Namtha, prise 2


De retour a Luang Namtha, nous nous sommes faits déposer en avant de la guesthouse ou nous avions dormi 3 jours auparavant. Une fois installés, nous avons été louer des motos pour partir a la découverte des environs.

Notre itinéraire du jour fut en direction de chutes d'eau a quelques kilometres de la. Un petit bout de route puis quelques kilometres sur un chemin de terre qui longeait le flanc d'une montagne. En contrebas, les rizieres resplendissaient de leur vert fluorescent. D'ici, le coucher de soleil serait certainement incroyable. Puis nous avons traversé un village de l'ethnie des Lolo (prononcer Loro) et sommes arrivés dans un cul de sac, au pied d'une montagne. On devait garer sa moto et payer un droit d'acces pour rejoindre les chutes. Mais ce village était reconnu pour une de ses spécialités: le papier de bambou. En effet, au bord de la petite riviere, des femmes se tenaient devant de grands panneaux ressemblant a des tableaux blancs. En fait, il s'agissait de cadres en bambou sur lesquels était tendue une toile de jute. Dans un pilon, elles broyaient des morceaux de bambou avec de l'eau afin d'obtenir un mélange relativement liquide. Elles couchaient les toiles de jute parterre et y répendaient le précieux liquide. L'eau s'écoulait a travers le tissu, ne laissant qu'une mince couche de pulpe de bambou. Les femmes relevaient alors la toile, les inclinaient tel un chevalet de peintre, et laissaient sécher le tout au soleil. Peu de temps apres, la fine couche de bambou avait séché. Elles pouvaient alors recommencer le processus jusqu'à obtenir une feuille de l'épaisseur désirée. Une fois cette épaisseur atteinte, il ne leur restait qu'a décoller minutieusement la feuille de papier de son support. Le résultat était une feuille de papier au grain un peu gros mais aux propriétés tres appréciées des dessinateurs. Apres avoir observé longuement ce processus méconnu, des femmes du village sont descendues nous voir pour nous proposer leur artisanat. Sylvie et Ninon ayant craqué pour le meme modele de tunique, nous sommes tous allés dans la maison de la femme qui les confectionnait pour les habitantes du village. Sa maison, comme toutes les autes, était constituée d'une ossature en bois recouverte de feuilles de palmier. Les murs sont faits de bambou, laissant entrer la lumiere et toutes formes de vie ailée ou a pattes. Une grande piece sert a faire le feu, cuisiner, travailler, manger, dormir et toute autre chose de la vie quotidienne. D'un sac plastique, la femme a sorti quelques tuniques. 3 pour adultes. Un peu plus en taille enfants. Toutes faites de ses petites mains agiles. Finalement, apres les essais de circonstance et l'inévitable négociation, Sylvie et Ninon sont reparties en arborant leur nouvelle tenue. En roulant, les laotiens que nous avons croisé ont semblé beaucoup apprécier qu'elles portent aussi fierement une telle tenue locale. Sur le chemin de retour, nous avons en effet pu admirer le solei qui s'en allait lentement en arriere des montagnes. Le rouge orangé donnait aux rizieres une couleur indescriptblement envoutante. Le panorama était absolulment magique. Comme sur une carte postale. Nous avons bifurqué sur une petit chemin qui s'en alait droit dans les rizieres. La, dans les canaux servant a irriguer les palliers, les habitants du village d'au dessus était descendus pour le bain du soir. Petits et grands se baignaient allegrement dans la joie et la bonne humeur. Les enfants n'ont pas pu résister a l'appel de l'eau. Ils se sont donc baignés avec les autres enfants qui semblaient bien contents d'une telle volonté de partager cet instant privilégié. Apres une apres-midi aussi riche, c'est la tete remplie de souvenirs inoubliables que nous avons repris la route de Luang Namtha pour prendre une douche et manger avant d'aller nous coucher.

Le lendemain, apres nous etre mis quelque chose dans l'estomac, nous avons enfourché a nouveau nos motos pour aller visiter d'autres villages. Sur la route, plusieurs mariages étaient en cours. Il faut savoir qu'au Laos, les mariages prennent une dimension toute particuliere. Tout d'abord par le nombre de personnes qui y assistent. On dépasse facilement le millier d'invités. On loue alors des chapitaux que l'on installe en avant de la maison, dans la rue, dans le jardin ou dans le champ d'a coté. On y installe des dizaines (voire des centaines) de tables et le nombre de chaises nécessaire. Un systeme de son surdimmensionné est aussi de rigueur afin de bien faire entendre le son de l'orchestre. Enfin, il faut noter que les festivités s'étallent habituellement 3 jours (contre 7 auparavant). Nulle besoin alors de vous expliquer que l'on ait besoin de tuer plusieurs boeufs par jour pour nourrir autant de convives et que l'on ait recours a de pleins camions de biere pour étancher leur soif sans fin. Il faut voir les tables de mariages avec des dizaines de biere sur chacune d'elles. Cela a quelque chose de surréaliste. Le tout étant une gracieuseté des parents. Wow... vraiment impresionnant.

Nous avons finalement tourné sur des chemins moins fréquentés. Ainsi, nous avons roulé sans itinéraire précis. Nous avons traversé des villages. Des rizieres. Des champs de canne a sucre. Des rivieres. La chaleur atteignant son paroxysme, nous nous sommes arretés au bord d'une riviere pour nous y rafraichir. Des enfants y jouaient et ont semblé bien surpris de nous voir ici. Apres quelques leçons de natation pour Ninon, Louise et Félix dans les petits rapides, nous avons sorti les feuilles et les crayons de couleur pour une grande séance de dessin. Tous les enfants, petits et grands, se sont beaucoup amusés a coucher sur papier les images qui leurs passaient par la tete. Et lorsqu'il a été temps de ramasser les affaires, contrairement a la crainte que nous avions de voir les enfants partir avec les crayons, chacun d'entres eux a sagement rangé ceux qu'ils avaient dans les mains ou qui trainaient autour, sans jamais essayer d'en garder. Quel bel exemple de partage et de respect. Apres une autre si belle journée, nous avons pris le chemin du retour, des images plein la tete, du plaisir plein le coeur. Le soir, nous avons pris notre dernier repas tous ensemble. En effet, le lendemain matin, la petite famille prenait la route de Huay Xai, a la frontiere de la Thailande ou ils se rendaient.

Le 25 février, nous nous sommes donc levés de bonne heure pour dire aurevoir a tout le monde. Entassés dans le gros 4x4 gris, les sacs dans la boite du pick-up, ils sont partis pour continuer leur voyage, en Thailande pour quelques jours puis en Indonésie dans la rgion de Bali. Bon voyage a vous 5 qui avez été si agréables a voyager et dont la cohésion est un exemple de bonheur. Ainsi seuls, nous avons été déjeuner afin de planifier nos prochaines journées. Aujourd'hui, ce serait vélo. Demain, nous partirions pour Udomxay, a 4 heures de la, sur la route de Luang Prabang, afin de couper le voyage en 2 en évitant une pleine journée de bus. Mais avant de partir sur 2 roues, il me fallait appeler l'ambassade du Canada a Bangkok afin d'en savoir un peu plus sur les formalités pour obtenir un nouveau passeport. Cela fut fait rapidement (merci Internet!) et on m'a gentiment expliqué que cela serait possible contre 2 semaines de temps et quelques 150$ de frais. Cher, mais c'est ainsi! Ainsi rassurés, nous avons donc été louer des vélos de montagne pour aller explorer les environs. Apres avoir longé la route de Luang Namtha, nous avons pris une fois plus un de ces petits chemins de terre dont la région regorge. Ainsi, avec la discrétion que des vélos nous permettent d'avoir, nous avons roulé une bonne partie de la journée, traversant les uns apres les autres des villages ethniques, en observant consciencieusement la vie qui et l'activité qui s'y déroulaient. Le marchand de glace ambulant se promenait lui aussi de village en village, un haut parleur accroché en avant de son vélo jouant sans cesse une petite musique qui annonçait son arrivée. En fin de journée nous avons regagné Luang Namtha par la route principale. Tout au long des quelques kilometres d'asphalte noire nous ramenenant en ville, nous avons remarqué pres d'une dizaine de fois des croix faites a la bombe de peinture blanche traçaient une courbe pour se terminer soit par le dessin d'une moto, soit plus tristement par celui d'un corps. C'était la le résultat des nombeux accidents qui survenaient lorsque les personnes qui assistaient aux nombreux mariages en repartaient passablement affectés par la beerlao ou bien par le lao-lao, alcool de riz local aux capacités ennivrantes sans commune mesute!

Le soir meme, nous sommes allés au marché pour un dernier repas a Luang Nam Tha.Une grosse soupe aux nouilles de riz. En guise de dessert, une crepe au chocolat. Il était temps d'aller dormir pour reposer nos corps fatigués d'une telle journée déxercice.

Le lendemain matin, nous nous sommes levés tot pour aller déjeuner avant de rejoindre la gare de bus toute proche. Mais en marchant en direction de ladite gare de bus, un tuck-tuck avec 3 occidentaux s'est arreté a notre hauteur: ''Vous allez ou comme ça? -A la gare de bus. -Pour ou? -Pour Udomxay. -Alors montez! -Mais c'est juste la, a quelques dizaines de metres... -Non! Elle est maintenant a l'extérieur de la ville, a 15 minutes de tuck-tuck!''. Dans la fraicheur et l'humidité du matin, nous avons donc embarqué dans ce tuck-tuck un peu providentiel pour rejoindre la gare de bus d'ou nous partirions pour Udomxay.

@+...

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