
Udomxay est une ville de transit. On la traverse. On y mange. Au pire, on y change de bus. Mais on ne s'y arrete rarement plus de quelques heures. Mais nous avions décidé de faire différent et avions planigié d'y passer 2 jours. Cela nous permettrait de couper en 2 notre route vers Muang Mgoi Neua.
Finalement, les occidentaux du tuck-tuck avaient raison. Il nous fallu une bonne quinzaine de minutes pour rejoindre la gare de bus. Le véhicule filait a bonne allure et c'est transis de froid que nous sommes arrivés pour acheter nos billets. Chanceux, nous avons eu les 2 derniers de disponibles. Nos sacs a dos ont été hissés sur le toit et nous nous sommes entassés sur la derniere rangée de sieges du minibus. Le trajet dura 4 heures, tel que prévu, malgré une route en piteux état. Le conducteur connaissait son affaire!
Arrivés a Udomxay en milieu de journée, nous avons trouvé une guesthouse pour les 2 nuits a venir. La chaleur étant accablante, nous sommes restés tranquilles jusqu'en fin d'apres midi. Et vers 17h00, nous avons été dans les locaux de la croix rouge qui propose un sauna aux herbes et des massages. Nous nous sommes donc payés un peu de nom temps. Le sauna est ici assez rudimentaire: un cabane sur pilotis en dessous de laquelle un récipient d'eau chaude agrémentée d'herbes et d'écorces aromatiques est chauffée par un ardent feu de bois. La vapeur odorante ainsi produite est alors dirigée dans les cabines de sauna (hommes et femmes étant séparés) situées tous juste au dessus. Simple et terriblement efficace. Puis nous avons eu droit a un massage laotien, qui a une lointaine filiation avec le massage suédois. A la différence prêt que l'huile de massage est remplacée par du beaume du tigre. Autant dire que ça chauffe, surtout quand les pores de la peau ont été largement ouverts par la température élevée d'un sauna! Finalement, tout détendus, nous sommes allés manger dans une petit restaurant de rue avant d'aller nous coucher.
Le lendemain, nous avons loué une moto avec l'ambition de rejoindre un petit village, a pres de 30 kilometres de la, et dans lequel se trouveraient des sources d'eau chaude. Sur notre moto chinoise, nous avons donc roulé sur une petite route sinueuse avant darriver a ce village. Tout d'abord, nous avons visité le temple qui était tout aussi modeste que coquet. En en sortant, on obtenait une vue superbe sur la riviere qui passait en contrebas, quelques jeunes moines assis dans l'herbe contemplant eux aussi les activités qui s'y déroulaient. Dans le champ en avant, une femme faisait séher au soleil des algues collectées dans la riviere et qui, apres avoir été applaties, agrémentées de grains de sésame et frites, seraient transformées en une sorte de chips fort savoureuses. Nous sommes remontés en selle a la recherche des sources d'eau chaude. Nous avons alors tourné sur un petit chemin de terre qui longeait la riviere. Apres avoir traversé un village, le chemin se mit a gimper le long de la montagne. Par endroit, il avait été creusé a meme la paroi particulierement a pic. De la, nous avions une vue absolument fabuleuse sur la plaine. En contrebas, sur la riviere, une dizaine de radeaux de bambou descendaient lentement avec leur ''batelier'', puis se sont engouffrés dans des rapides. Il s'agit de la façon dont les laotiens procedent pour descendre les bambous (tres utilisés dans la construction des maisons) depuis les hauteurs vers les vallées ou ils sont travaillés avant d'etre utilisés, exactement comme on l'a fait des années durant avec les pitounes(troncs d'arbre) au Québec que l'on faisait descendre par flottaison. Ne trouvant pas de sources dans les parages, nous avons fait demi-tour puis avons demandé au village ou ellespouvaient bien se trouver. Finalement, c'est tout simplement sur le bord de la riviere qu'une timide source livrait un peu d'eau. Rien d'extraordinaire. Et encore moins de chaleur! Finalement, nous avons décidé de pique-niquer sur le bord de la riviere. Nous y avons rencontré un japonais qui était la depuis 2 ans en temps que controleur anti-drogue. Son travail consistait a s'assurer que les populations locales avaient bel et bien cessé la culture du pavot en échange de financements importants de la part du gouvernement japonais. 2 ans dans ce village et 10 jours de vacances par année. Voilà 2 ans qu'il n'était pas sorti de la. Quel courage!
Nous avons finalement repris la route de Udomxay. Nous sommes tout de meme allés voir une autre source d'eau chaude qui était indiquée quelques kilometres plus loin sur la route de Luang Nam Tha. La, il nous a fallu traverser un village, puis des champs avant d'arriver au bord d'une riviere a l'eau douteuse. Un trou entourré de béton laissait échapper un filet d'eau brunatre qui n'inspirait pas confiance. Ne voulant pas prendre un quelconque risque sanitaire, nous avons fait demi-tour pour retourner en ville. Apres avoir rendu notre ''pétrolette' chinoise, nous sommes allés manger afin d'avoir le ventre plein pour aller au lit.
Le lendemain matin, nous nous sommes levés tot pour arriver en avance a la gare de bus. En effet, les transports étant parfois assurés par de petits véhicules, il n'est pas rare qu'ils partent bien avant l'heure prévus s'ils sont déjà pleins. Par conséquent, ne voulant pas passer une nuit de plus dans cette ville de passage, nous sommes arrivés une heure avant l'heure de départ prévue. Mais comble de malchance, le minibus n'étant pas plein, c'est avec une heure de retard que nous sommes partis en direction de Nong Khiaw.
A suivre...
salut, un joyeux anniversaire à sylvie, ici tb, à bientôt
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