lundi 23 mars 2009

09-03-01 Muang Ngoi

 

Le minibus n'étant pas plein, nous avons en quelques sortes pu bénficier d'un transport semi-privé. Le luxe sur une route aussi défoncée. Nous sommes arrivés a Nong Khiaw a 13h30. De la un, un bateau partait quelques minutes apres pour Nuang Noi, notre destination finale. Le dernier bateau de la journée. Ouf...

2 catégories de bateau sillonnent les grands fleuves de la rgion: les ''slow boat'' et les ''fast boat''. Les seconds se retrouvant principalement sur le Mékong, c'est un de ceux de la premiere catégorie que nous prenions pour remonter la riviere Nam Ou. Ces longs bateaux traditionnels sont composés d'une coque en bois d'environ 1 metrre de large et d'une qunizaine de metres de long, sur laquelle on a fixé une sorte de toit confectionné a partir d'une bache bleue en nylon. Le pilote se trouve assis en avant, sur un petit tabouret de bois, et conduit son embarcation a l'aide d'un petit volant tel a celui que vous utilisez tous les jours dans votre auto. L'ensemble est mu par un moteur de voiture, solidement installé en arriere de l'embarcation.

On nous fit signe d'embarquer. On installa nos sacs a dos sur l'arriere du bateau. Un long banc en bois courait de chaque coté de la coque. Nous étions loin d'etre seuls. Une trentaine d'autres personnes en sacs dos devaient prendre place avec nous. Il paraissait évident que la promiscuité ajoutée a la torpeur de la journée allait nous offrir une bonne suée. Alors que nous nous attendions a partir, d'autres ''backpackers'' apparurent en haut du long escalier qui menait jusqu'aux bateaux. Mais nous étions déjà serrés a un point tel que chacun de nous devait rever secretement d'étre une sardine en boite, auquel cas il aurait été moins comprimé que ce que nous ne l'étions la. On se poussa autant que nous le pouvions. On se tassa. On se compressa. Finalement, un autre bateau se colla au notre et un groupe de thailandais qui prenait place dans le bateau se leva pour sauter dedans. Nous avons appris par la suite que, trouvant la situation insupportable, ils avaient décidé d'en louer a leurs frais. Alors, le pilote tourna la clé dans le contact et le moteur rugit. Pour vous donner une idée du bruit que cela pouvait générer, enlevez le pot d'échappement de votre voiture et asseyez vous par terre en avant du moteur. Vous comprendrez alors ce que rythma l'heure suivante. Heureusement le paysage nous fir rapidement oublier le bruit infernal du moteur. La Nam Ou est a cet endroit encore assez vaste par endroit malgré la saison seche dans laquelle nous sommes actuellement. La riviere est un élément central et déterminent de la vie des gens. Elle contient l'eau qui permet de boire, d'arroser les jardins, de se laver, de pecher, de transporter des biens, et bien d'autres choses encore. Tout le long, sur les rives, ce fut un tableau vivant. Des buffles se prélassaient sur les plages de sable alors que d'autres se rafraichissaient, ne laissant dépasser que leurs narines et leurs yeux. Des hommes lançaient leur filet de peche. Des enfants observaient le fond avc leur masque en tenant a la main un harpon ''fait maison'' pour attraper de petits poissons se cachant sour les roches. Les femmes lavaient le linge ou nettoyaient des légumes en vue du repas. Des bateaux montaient ou descendaient la riviere chargés de produits frais, de bois, de caisses de biere ou de touristes. Bref. Un spectacle incessant et O combien fascinant. Autour de nous. l'éau était calme. Mais il nous fallut aussi remonter des rapides qui étaient parfois agités. Le pilote fasisait monter les tours du moteur et nous embarquions dans des eaux tumultueuses. Nous étions éclaboussés. Le bateau tanguait, a droite, a gauche. Le courant frappait contre la coque et nous déviait de notre trajectoire. Les rochers a fleur d'eau passaient a quelques centimetres. En avant, le pilote menait son bateau de main de maitre, connaissant parfaitement le secteur dans ses moindres recoins. Tel un pilote de formule 1 qui enchaine les virages avec une précision chirurgicale, plaçant l'avant de son engin a un endroit précis ou faisant pivoter l'arriere pour éviter un écueuil, il savait parfaitement ce qu'il faisait. Finalement, apres une heure qui passa a toute allure, nous sommes arrivés a Muang Noi Nueua. Sur le bord de la riviere, une rangée impressionnante de bungalows annonçait notre victoire. Tout autour se trouvaient des montagnes plutot escarpées, faisant paraître le village tel un biou dans son écrin. Le bateau s'immobilisa en bas de l'immense escaler de béton (qui jure un peu avec le reste du décor) et nous avons pris nos sacs a dos pour entreprendre son ascension.

Il nous fallut peu de temps pour touver une chambre. Plusieurs guesthouses offrant des bungalows nous annonçant qu'elles étaient completes (malgré des prix horriblement élevés!), nous avons fini par en trouver une qui avait une chambre de disponible. Apres une petite négociation d'usage, nous avons posé nos sacs, contents de ne pas devoir passer des heures a chercher. Puis nous sommes partis prendre un rafraichissement afin de sceller cette portion de transport.

Apres un sompueux coucher de soleil entre les montagnes qui faisaient face au village, nous nous sommes arretés a un bureau d'information touristique qui proposait des activités dans la région. On pouvait faire vu trekking, sur 1 ou 2 journées, du kayak, aller voi des chutes, etc. Finalement, nous avons réservé pour 2 jours de trekking (avec une nuit dans un village ethnique) et un retour au village en Kayak. Il ne nous resta qu'a aller manger un morceau avant d'aller nous coucher. Il nous faudrait etre en forme.

A suivre...
Posted by Picasa

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire