
Aujourd'hui, dimanche, Allan nous a proposé d'aller faie une marche en fin d'après-midi et de manger « quelquepart ». Vers 16h00 nous voici partis tous les 3 au travers de la nature qui entoure la ferme de Kufunda. La région est très célèbre pour ses empilement de roches. De gigantesque blocs de granit ovoides pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de diamètre et supperposés les uns sur les autres, tenant en équilibre comme par enchantement. Grandiose spectacle offert là par Mère Nature... Nous traversons à pied les immenses propriétés agricoles autrefois exploitées par les britaniques et confisquées en 1999 (avec pertes et fracas) par le gouvernement pour restitution aux zimbabwéens. On peut observer des structures autrefois utilisées pour nourrir un bétail aujourd'hui disparu. Des systèmes d'irrigation alimentaient les terres en pompant l'eau de lacs artificiels construits à cet effet. Les champs s'étandaient à perte de vue. Des centaines d'hectares de fruits, de légumes, de tabac, de fourrage pour les betes. Depuis, les terres ont été morcelées et données aux familles. L'agriculture semble y etre beaucoup moins intensive. Parfois absente meme. Le cheptel n'est plus, remplacé par quelques betes ça et là. Misère, misère.
Une trentaine de minutes plus tard, nous arrivons dans un petit village.C'est là que vit la mère d'Allan. Nous arrivons devant sa hutte de terre autoit de paille. Que du rustique! Ce soir, nous serons ses inviés. Wow! Toute une expérience en prévision. Allan nous amène alors sur la terre que sa mère a reçu en 1999. 8 hectares de belle terre arable. Elle l'a donné à Allan pour qu'i l'exploite. Lui, le gamin de la ville, a du prendre su soi pour quitter son environnement urbain pour rejoindre celui de la campagne. Il a acheté le tuyau qui sert à irriguer. 5 ans pour acheter les 150 mètres de plastique noir. Tout se paye! Aujourd'hui, il charge quelques personnes du village de s'occuper de sa parcelle en échange d'un peu de blé. Mais pas beaucoup de temps pour surveiller tout ça. Alors seulement 20% de la parcelle est exploitée. Dommage...
La nuit est tombée et il est temps de rejoindre notre hote. Nous baissons la tete pour passer sous le toit de paille et pénétrer dans la hutte. La chaleur qui y règne contrate avec la fraicheur qu'il fait désormais dehors. Le feu crépite. Une chandelle éclaire péniblement la seule et unique pièce d'environ 4 mètres de diamètre. Bien évidemment, il n'y a ni eau, ni électricité dans ce spartiate logement de terre. Les casserolles frémissent. Le repas est pret, idubitablement ( ;) ). Nous nous asseyons en rond autour du foyer. Un petit plat d'eau circule pour que nous nou lavions lesmains. Puis arrivent des assiettes lourdement chargées de riz, de satza et d'épinards. Nous plongeons nos mains dans les assiettes et savourons ce repas offert avec plaisir. Quelle leçon de générosité de la part de personnes qui ne possèdent rien. Et dont le sourire semble comme faisant partie prenante de leur visage. À méditer!
Après ce copieux repas, nous sommes rentrés comme nous sommes venus. À pied, avec les seules étoiles pour éclairer notre chemin à travers la brousse zimbabwéenne. Et c'est repus que nous nous sommes couchés pour une bonne nuit de sommeil.
A suivre…
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire