jeudi 9 octobre 2008

08-10-06 Le tour de l'Ile


Un ciel bleu azur. Une mer bleu turquoise. Un soleil brillant. Un air chaud et humide. L'ocasion était trop belle pour ne pas que nous fassions le tour de l'Ile. Mais pas n'importe comment. Ce sera cheveux au vent et sur 2 roues: en moto.

De retour à Stone-Town, permis international en main, je réserve donc une moto pour le lendemain matin. Ce sera un Honda 250 XLR, pour 20$ la journée! Départ demain matin, à 9h00 en avant de notre auberge. Cependant, durant la nuit, la pluie se mit à tomber abondamment. Mais au petit matin, le ciel était redevenu clément.

9h00: le loueur me conduit à la station service (car il loue les motos le réservoir vide!) et je mets 10$ d'essence. Il me dit que 5$ de plus plus tard seront amplement suffisants pour remplir le tout et faire notre périple du jour (environ 200km). Sylvie embarque et nous sortons rapidement de la ville en direction du nord, vers Nungwi. Nous voilà roulant sur les petites routes de Zanzibar, slalommant aisément entre les piétons, les vaches, les dala-dalas, les vélos, les enfants, les chèvres et toute sorte d'autres obstacles tout aussi mobiles qu'imprévisibles!

Soudain, le ciel s'obscurcit. Devient noir. Très noir. Puis des gouttes se mirent à tomber. Un grain, certainement. Mais le grain se transforma en averse, puis en pluie tropcale. Ce temps ne devant etre que passager, nous nous arretons sous un abris. Sylvie ayantt à la dernière minute pensé à prendre nos coquilles (manteuax de pluie), nous les enfilons et nous nous remettons en route dès que la pluie diminue. Mais quelques kilomètres plus tard, la pluie redoubla de violence. Nous nous arretons à nouveau, puis repartons quelques minutes plus tard. Ce ne fut pas long pour qu'un 3e arret s'impose. Et là, dans ces instants d'infinie solitude, on se demande ce qu'on a fait pour mériter unn temps aussi exécrable alors qu'il a fait un temps des plus radieux depuis notre arrivée. Et pauvre Sylvie pour qui c'est une première expérience en moto. Mais toute courageuse, elle me dit alors qu'on allait passer à travers, coute que coute. C'était décidé, on allait rouler sous la pluie. Et puis de toute façon, elle est chaude la pluie sous les tropiques. Et on finira bien par avoir du soleil pour sécher. Et c'est donc sous une pluie battante que nous avons avalé les 50 kilomètres suivants. Sur le bord de la route, tout le monde s'était arreté pour s'abriter. Seuls 2 touristes un peu felés continuaient à braver cette pluie tropicale qui envahissait les routes.

Et tout à coup, comme par enchantement, le ciel s'éclaircit. Les nuages disparurent et le soleil fit son apparition. Une divine apparition. Presque inespérée. Nous allions pouvoir sécher!

Quelques kilomètres avant Nungwi, un petit homme tout de blanc vetu se poste au milieu de la route et nous fait signe de nous arreter. C'est la police. Nous nous exécutions, bien éviemment. Il est d'une courtoisie rare. Très poli. Il nous salue et nous demande d'ou nous venons, ou nous allons. Il nous complimente sur notre conduite. Nous explique que Zanzibar est une ile très tranquille et trè sécuritaire. Qu'ici, les touristes sont bien traités. Et que nous ne devrions pas avoir de problèmes. Puis il vérifie nos papiers. Sans grand intéret, apparemment. C'est alors qu'il nous explique que les policiers ne gagnent pas très bien leur vie. Quils n'ont pas beaucoup d'argent. Et que si nous le désirions, un petit don serait le bienvenu. Qu'éventuellement, nous pourrions l'inviter à manger. Mais que nous n'étions pas obligés! La réponse fut rapide, catégorique et sans appel: « désolés, mais malheureusement, nous ne donnons pas d'argent ». Le remerciement fut aussi courtois après la réponse qu'avant de poser la question, en nous assurant que c'était bien parfait. Et tout en nous rendant les papiers, il nous souhaita, dans un immense sourire, une bonne journée et une excellente route... Extraordnaire!

Quelques instants plus tard, nous arrivions à Nungwi, apparemment la destination laplus touristique de l'ile. Nous nous attendions au pire. Cependant, c'est un village constitué d'une succession de huttes et dépourvu de rues asppahltées que nus avons trouvé. Rien pour du tourisme là! Cependant, au bout du village, après avoir emprunté un chemin de terre tout aussi boueux que cahotteux, nous sommes tombés sur ce qui explique que des touristes se rendent jusu'ici: une merveilleuse plage de sable blanc bordant une immense lagune aux eaux transparentes. L'endroit était idéal pour étendre notre serviette et nous dévetir le temps de fair sécher nos vetements!

Une heure plus tard, nous remontions en selle pour redescendre plus au sud. De menaçants nuages noirs se trouvant à l'ouest ( vers ou soufflait le vent), c'est par la cote est que nous allions redescendre. En chemin, nous avons recroisé le policier qui nous fit à nouveau signe de nous arreter. Un instant, une pensée me traversa l'esprit: « et si il voulait se venger que nous ne lui ayons rien donné tantot en nous trouvant toutes sortes de problèmes... ». Et lorsqu'il nous reconnu, toujurs avec un immense sourire, il nous fit signe de passer en nous lançant « I recognize you, that's OK, you can go ». Wow. Pas rancunier le Monsieur! Et tout au long de la journée, ce ne sont pas moins de 5 barrages de la sorte que nous aurons. Parfois avec 2 policiers. Mais contrairement aux appréhensions que nous avions, jamais on ne nous a redemandé d'argent. Tant mieux.

La route qui borde la cote est celle le long de laquelle setrouvent la majorité des complexes hoteliers de Zanzibar. Ils sont la manne financière de l'ile. On y retrouve un « resort » de la chaine Fairmount ainsi que plusieurs sites tous aussi impressionnants les uns que les autres. La Riviera Maya de l'Océna Indien! Nous nous sommes donc arretés au hasard des panneaux indiquant des restaurants. Notre choix s'est porté sur le « Waikiki ». Au bout d'un chemin de sale semblant mener nulle part, nous sommes arrivés dans une tout petit complexe très modeste (8 bungallows) situé sur une gigantesque plage de sable blanc, et bordant une fois de plus une lagune digne des films d'hollywood. Des photos à venir illustreront un peu mieux ce dont nous parlons! Nous en avons profité pour nous payer un peu de luxe (un ceviché absolument excellent et 2 cocas!), puis ce fut une petite heure de baignade et de farniente sur les transats, à l'ombre de l'une des « palapas ». Et vers 16h00, retour sur notre monture, vérification de l'essence et en route pour Stone Town.

Le retour se passa presque mieux que l'aller. Oui, presque. Car tout à coup, à 5 km de la ville, arriva ce que tout le monde redoute: la panne sèche. Et évidemment, la vanne d'essence était en position... réserve! Ce qui fait que la seule solution était d'aller cherher de l'essence. Laissant Sylvie sur la moto en bordure de la route et proche d'échoppes, je pris un dala-dala pour rejoindre la prochaine station service. Quelques litres d'essence dans un bidon, je me mis en quete d'un autre dala-dala pour retourner chercher ma princesse et notre étalon mécanique. Ce bout là fut plus difficile (les dala-dalas étant pleins ou n'empruntant pas cette route) mais un bon samaritain, devant avoir pitié d'un pauvre touriste arpentant la route avec un bidon d'esence à la main, me proposa de monter sur son scooter pour me ramener jusqu'à ma monture. Et bien évidemment, ce ne fut qu'une formalité de repartir la moto. Je vous laisse deviner la hate que nous avions à arriver jusqu'à notre auberge, surtout que la moto cala encore 2 fois sur les 5 kilomètres qui restaient à parcourir (je soupçonne que le fond du réservoir était sale uo que le robinet d'essence était défectueux).

Le soir, pour nous remettre de nos émotions, et afin de souligner notre dernier soir sur l'ile de Zanibar, nous sommes allés manger tous les 3 sur une place du vieux Stone Town.

Le lendemain, nous prenions le bateau de 13h00 pour rejoindre Dar Es Salaam en 2h00 de traversée plutot mouvementée. Mais aucun de nous 3 ne fut malade. Et cela ne coupa en rien notre appétit du soir!

À suivre...

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