
Après une semaine passée à visiter et revisiter Dar Es Salaam, nous avons finalement pu récupérer nos passeports auprès de l'Ambassade d'Inde. Nos visas en poche, nous pouvions alors aller confirmer notre vol pour Mumbai (Bombay). Ce sera comme prévu dimanch à 15h00.
Jeudimatin, levés aux aurores pour aller prendre notre autobus pour Arusha. a route est longue. Très longue. Une chance, lors de l'achat de nos billets, on nous a proposé de choisir nos sièges (!). Ceux d'en avant étaient disponibles. Alors nous les avons pris. Assis en arrière du conducteur, nous avons donc eu toute l'oisiveté d'admirer, en plus des paysages, sa conduite remarquable, avec son passage en force des dos d'anes (spécialité du pays), ses dépassements à l'aveugle (genre fin de cote sans aucune idée de ce qui s'en vient en arrière) ou bien encore ses virage à la corde (on se met sur a voie opposée pour raccourcir le virage... sans savoir si une auto, un bus, un camion ou une vache s'y trouve!).
Nous sommes également passés devant un symbole de la Tanzanie: le kilimanjaro et ses niges plus très éternelles (leur fonte complète est annoncée d'ici à 2020, ce qui veut dire que ce sera certainement fait vers 2012!). Cependant, le temps très couvert et le plafond nuageux très bas nous ont empeché de voir ce majestueux sommet culminant à plus de 5800 mètres d'altitude.
Malgré tout, comme à chaque fois, nous sommes arrivés à bon port à l'heure et en presque pleine forme. Au terminal, une horde de chauffeurs de taxi nous attendent de pied ferme. Leur combine est simple. Ils prennent votre sac à dos de la soute du bus (facile: les 2 sacs à dos qui sont là avec un unifolié appartiennent nécessairement aux 2 seuls blancs qui descendent d'un bus rempli d'africains!) et vous proposent de vous conduire en taxi. Je pense que rendus à cet état d'avancement de la situation, nombre de touristes ne se posent pas de questions et suivent tout bonnement le chauffeur. Ce dernier va alors tout faire pour les déposer non pas à l'hotel qu'ils voulaient initialement (générlement celui proposé dans le lonely planet ou le guide du routard!), mais plutot à celui avec lequel il a une ristourne pour tout client qu'il amène. Et le prix de la course de taxi est généralement lui aussi à la sauce touriste, soit largement plus élevé que la normale pour pareil service... Dans notre cas, nous avions la chance d'avoir eu un email de la part de Mélanie (la hollandaise avec qui nous avons passé une semaine) qui nous donnait tous les détails de ce meme trajet qu'elle avait fait tout juste une semaine auparavant, dont le nom d'un hotel propre et pas trop cher ainsi que... le prix de la course en taxi pour s'y rendre! Par conséquent, en descendant du bus, nous nous sommes rendus vers la soute à bagage et en voyant un chauffeur se préparant à prendre nos sacs, je me suis exprimé en lachant un grand « NON ». Nous avons pris nos biens, entourés d'une dizaine de chauffeurs incrédules, essayant tous de nous vendre leurs services. Nous avons alors demandé le prix de la course, dont le prix était miraculeusement passé de 1$ la semaine dernière à 2 $ cette semaine (on pourrait appeler ça une zimbabweinisation des prix!). Ils furent alors bien embetés lorsqu'on leur explica la fraicheur de nos infos qui faisaient état d'un prix de 1$ la course... Cependant, plutot que d'acquiescer à ce prix et faire 1$, ils ont préféré nous narguer en nous demandant si nous avions une idée de combien voute le litre d'essence (pas de chance pour celui-là, je venais de le regarder par curiosité quelques minutes auparavant et je lui ai donc onné le prix au cent près, ce qui le fit taire!) et en nous demandant avec un air très condescendant si nous avions seulement une idée d'ou se trouvait notre hotel et si nous savions comment y aller... Pas de problème pour ça: on a une langue et 2 jambes chacun. Ça devrait nous suffir! Nous sommes donc aller demander à un emplooyé du terminal ou se trouvait notre hotel. « A 5 minutes de marche, maximum. Vous descendez à droite et au bout à gauche sur la rue principale. Vous le verrez indiqué ». Wow, y'a pas plus facile! Et v'lan pour le chauffeur un peu trop sur de lui (s'cusez, mais ça fait parfois du bien de se dire qu'on est pas un autre touriste qui va cracher des dollars sans savoir pourquoi et engraisser la théorie selon laquelle tout se qui est blanc sur 2 pattes n'a pas de tete et paye sans questionner le prix annoncé. Payer 10 ou 20% de plus, ça peut aller. Mais payer parfois 300% de majoration par rapport au prix réel, c'est catégoriquement non).
Nous sommes donc partis à pied, nos sacs à dos au dos (drole à écrire ça!). Et moins de 5 minutes plus tard, nous étions en avant de notre hotel. Parfait car la nuit tombait et il ne nous fallait pas trainer dehors, les rues de Arusha semblant plutot malfamées une foit la noirceur arrivée...
En prenant notre chambre, nous réservons également notre transfert pour Nairobi le lendemain matin. Départ à 7h30. Le soir, nous mangeons à l'hotel. La nuit qui s'ensuivit fut pénible pour mois. Douleurs dans la gorge. Douleurs musculaires dans une épaule m'empechant de fermer l'oeil. Mais ça ne devrait pas durer.
Le lendemain matin, un minibus nous prend à 7h30 et nous conduit au terminal des navettes pour Nairobi. Les bagages vons voyager sur le toit (recouverts d'une toile) et il pleut. Nous revetons donc nos sacs à dos de leurs habits de pluie et nous installons à bord du véhicule. Nous prenons la route à 8h00, comme prévu. Sur la carte, nous avons environ 300km à faire. L'arrivée est prévue à 14h00. Mais 6h00 pour faire 300, ça fait tout juste 50km/h de moyenne, ce qui fait pas de sens car nous roulons à environ 80km/h. Ça doit etre à cause du passage de la frontière. On verra bien... Mais aussitôt sorts de la ville, les choses se dégradèrent, dumoins du coté de la route. La chaussée se transforma en champ de mines, avec d'énormes trous partout. C'est alors que la conduite devint de la danse! La vitesse s'en trouva donc considérablement réduite.
10h00: arrivés à la frontière. Passage au poste tanzanien pour la sortie de territoire puis traversée vers l'immigration kenyane. Là, le chuffeur nous demande si nous avon notre visa ou si nous devons le demander sur place. Nous l'avons et nous mettons donc en ligne. Si nous ne lavions pas, nous aurions alors du remplir un formulaire en vue de son obtention. Par curiosité, nous avons lu le formulaire. Les frais sont de 50$ US. Nous avons payé 72$ Cad à une période ou les 2 monnaies étaient presque à parité. Ce qui nous a fait réaliser qu'il ne semble pay y avoir de rège pour le prix des visas d'un meme pays. Sur place c'est 50$ et ailleurs le prix peut etre bien différent... Mais au Canada, on nous avait indiqué que nous ne pourrions pas l'obtenir sur place et quil nous le fallait AVANT notre départ... Maintenant je comprends mieux leur insistance è nous voir faire la demande auprès de leur ambassade plutot que sur place! Selon moi, on pourrait appeler ça de la désnformation, voire du racket.
30 minutes après etre arrivés à la frontière, nous en ressortions. Parfait. Mais l'enchantement ne fut que de courte durée lorsque nous avons découvert les routes kényanes. Après quelques kilomètres acceptables, l'enfer arriva. La route ne fut plus une route mais un chemin de terre. En effet, la route principale fait actuellement l'objet d'une réfection complète. Un chemin temporaire a été tracé parallèlement, en pleine végétation. Mais son entretien semble plutot aléatoire, malgré les milliers de véhicules qui l'empruntent chaque jours (autos, semi-remorques, autobus, etc.). Le chemin est donc une succession interminable de trous et bosses énormes et parsemées de roches. Et à 50km/h (ce qui est parfaitement fou!), la situation à l'intérieur des véhicules est absolument cahotique, avec des sauts indescriptibles des passagers, des bruits assourdissants de la mécanique du véhicule qui semble implorer qu'on l'achève plutot que de lui faire subir pareil suplice, de la poussière qui remplit les narines, les yeux, les oreilles et pénètre dans tous les interstices possibles et inimaginables (quelle merveilleuse idée d'avoir acheté des équipements weatherproof!). L'enfer je vous disais... pour environ 50 kilomètres.
Finalement, malgré un bruit apparu sur l'essieu arrière (étonnant!), nous avons rejoint Nairobi et sa circulation... comment dire... qui ne circule pas! Tout était bouché pour rentrer en ville, et ça nous a pris environ 1h00 pour rejoindre le terminal. Là, encore grace à nos informations reçues depuis la Hollande (merci Mélanie!), nous savions qu'un hotel se trouvait en face du terminal (qui n'est rien d'autre qu'un trottoir public!). De l'autre bord se trouvait effectivement lhotel mentionné. Une fois installés dans notre chambre, nous sommes allés marcher un peu (vous vous doutez bien de notre impatience à nous dégourdir les jambes!) et manger un morceau. Mais pour moi, faisant l'objet d'une faiblesse, ce fut une sortie de courte durée. Il me fallait aller me reposer... Le soir, repas rapide au resto en bas de l'hotel. La nuit fut à nouveau très peu agréable, avec douleurs, chaleur, etc. et cette gorge qui ne s'arrange pas. Au réveil, mon infirmière en herbe fila à la pharmacie acheter un thermomètre qui confirma de la fièvre. Super. Et demain, nous prenons l'avion pour l'Inde... pas très rassurant. Qui plus est, tomber malade durant un voyage en Afrique n'a jamais rien de très rassurant lorsqu'on sait toutes les affaires pas très catholiques qui trainent par ici. Mais prenant notre Malarone avec assiduité et les symptomes de la malaria n'étant pas tous réunis, je ne m'inquiète tout de meme pas trop. Je pense plus à une mauvaise angine qu'à autre chose. Mais faudrait pas que ça traine qund meme. Si demain c'est pas passé, on sort les antibiotiques!
Une fois de plus, la nuit fut pauvre en sommeil. Et le lendemain matin, le constat fut simple: la fièvre a augmenté (ça doit etre ça qu'on appelle la fièvre du samedi soir...) et le mal de gorge n'est toujours pas passé (les pastilles strepsil ne faisant pas d'effet). Et notre avion décolle dans quelques heures. On a meme pensé un instant annuler notrer vol pour aller consulter un médecin ici. Mais après une longue période de levé du corps et une bonne douche chaude, j'avais retrouvé assez d'énergie pour m'habiller et aller déjeuner (bon signe, non?), ce qui fut fait. Mon infirmière se tranforma alors en logisticienne en préparant nos sacs à dos, puis en sherpa en les transportant jusqu'en bas (3 étages sans ascenseur!). Il fut facile de trouver un taxi pour l'aéroport (il y a toujours un chaufferu plus malin que les autres qui regarde à l'intérieur des hotels en prévision des touristes qui le quittent avec leus bagages!).
L'arrivée à l'aéroport ne fut que formalité: enregistrement des bagages et attente de l'heure de départ!
Nous avons volé avec Qatar Airways, compagnie de l'Émirat arabe du meme nom. C'est une compagnie réputée pour l'extreme qualité des services qu'elle offre, au meme titre que Cathay Pacific ou Emirates pour ne citer que les plus connues. Cependant, c'est dans un airbus A320 que nous avons passé les 4h30 de vol qui séparent Nairobi de Doha (ou nous allions changer d'avion pour voler jusqu'à Mumbai). Pour les non initiés, sachez que l'A320 est un avion spécialement conçu pour les courtes distances (genre Montréal-Toronto ou Paris-Marseille), soit environ 1 à 2 heures de vol. Mais là, il me semlbe que l'appareil était quelque peu limite pour cette durée de vol. À titre d'exemple, il était configuré avec quelques sièges de 1ere classe en avant et une majorité de sièges en classe économique en arrière. Par conséquent, les toilettes d'en avant étaient réservées aux passagers de 1ere, alors que les quelques 220 autres passagers ont du se battre pour utiliser les 2 malheureuses toilettes se trouvant en arrière. Disons qu'il ne fallait pas etre pressé pour y aller. Et je vous raconte pas la soupe à la grimace que faisait la personne qui avait le siège à coté des toilettes! Qui plus est, nombre des passagers (qui anticipaient peut-etre la difficulté de prendre un verre une fois arrivés dans leur pays régi par des lois islamiques) ont trouvé intelligent de se lacher durant le vol et de faire baisser de façon plutot drastique le stock de bière, whisky, vodka et armagnac de l'avion, ce qui n'a aidé ni pour la quiétude du vol, ni pour la file d'attente des toilettes!
Malgré tout, nous sommes arrivés comme prévu à Doha, au Qatar, dans une des nations les plus riches au Monde (ils détiennent la majorité des ressources mondiales en gaz naturel...!). Nous avons atterri à une extrémité de l'aéroport et un bus nous a conduit au terminal de connexion (hub) situé à l'opposé. Il nous a fallu au moins 20 minutes pour y arriver. Ça vous donne une idée de la taille de l'aéroport. Rendus au terminal, un détail m'a fait réaliser l'importance que prennent les pays du golfe dans le trafic aérien. Comme dans tous les aéroports internationaux, vous avez les guichets de l'immigration alignés les uns à coté des autres ou doivent passer toutes les personnes entrant sur le territoire. Puis il y a une affiche qui indique « transit » ou « transert ». C'est par là que doivent passer les personnes qui prennent un autre vol pour une destination tierce en dehors du territoire (ce qui évitera aux passagers de passer inutilement l'immigration pour ressortir immédiatement du territoire!). Eh bien malgré l'arrivée simultannée de plusieurs centaines de passagers (nous étions loin d'etre le seul vol à arriver!), c'est la première fois que je vois les bureaux de l'immigration rester presque déserts et une file d'attente impressionnante pour les transferts. D'ailleurs, il y a presque plus de guichets pour les transferts que pour l'immigration! Cela prouve l'implantation fulgurante et sans limites des pays du golfe dans le transport aérien dans lequel ils ont trouvé une façon de plus d'investir leurs pétro-dollars en prévision d'une éventuelle pénuerie de leurs principales sources de revenu (les combustibles fossiles) dans les années à venir. Et quant on pense que le Qatar est imité par nombre d'autres émirats, les transporteurs « traitionnels » vont devoir etre créatifs. À titre d'exemple, Qatar Airways, compagnie fondée en 1997, possède déjà environ 80 avions. Et ils en ont plu de 200 en attente de livraison. Quans on dit que tout est plus grand dans les pays du golfe... y'a forcément un peu de vrai là dedans.
Après avois flané dans le gigantesque duty-free (ou un tirage permanent permet de gagner une BMW série 7 ou une Porshe Cayman S!), nous avons rejoint la porte d'embarquement de notre pochain vol (de 3h15) qui partait peu de temps après. Un autre bus nous fit rejoindre notre prochain avion. Et là, ce fut l'opposé de notre précédent monture. Nous allions voler dans un des avions les plus récents dans les airs: un boeing 777 qui sentait presque encore le neuf. Le vol n'a alors été que de trop courte durée pour jouer à tous les jeux disponibles sur le grand écrand tactile de chaque siège, voir quelques uns des dizaines de films disponibles à la carte ou bien encore écouter nos chansons préférées parmi les centaines de CD disponibles...
Le commandant de bord annonça l'imminence de notre arrivée sur Mumbai, la petite lumière pour attacher nos ceintures s'aluma et l'avion ammorça sa descente. Notre première foulée en sol indien n'était plus qu'une question de minutes.
À suivre...
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