
5h00: un huluberlu a décider de se mettre à hurler dans un micro. Il chante à tue-tete. Il va finir par réveiller tout le monde. Non, ce n'est pas un cauchemar. juste l'heure de la prière. La voix détonne du haut d'un des nombreux minarets qui entourent notre immeuble. Après quelques minutes, la voix finit par se taire. Aussitot, une aute voix se met à tonner du haut d'un autre minaret. La voix est encore plus lyrique. L'artiste ne ménage pas son organe et s'en donne à coeur-joie. Il nous offre meme quelques solides vibratos. Puis finit par finir. Pour laisser la chance au prochain minaret de s'exprimer. Et ainsi de suite pendant près de 30 minutes. Première expérience pareille et le sentiment étrange d'etre dans une ville du moyen-orient. C'est comme dans les films. Ces histoires qui se passent dans Islamabad ou Ankara, avec le réveil au son du Coran. En tout cas, ça réveille!
Plus tard, après le petit déjeuner, nous retrouvons Mélanie pour partager un taxi en direction du port. Nous y embarquons sur un bateau pour Zanzibar. 2h30 de traversée suffisent pour rejoindre les eaux turquoises de « l'ile aux épices », sorte de paradis terrestre au meme titre que peuvent l'etre la Martinique, Ibiza ou Margarita. Arrivés au port, nous passons la douane de l'Ile qui est un territoire ayant une grande indépendance administrative. Dès la sortie, des rabatteurs nous sautent dessus, nous proposant tous un taxi, un hébergement ou bien une excursion. En marchant, les moins téméraires lachent prises. Le plus courtoi et le plus profesionnel d'entre eux remportera notre faveur. Il nous conduit alors dans les étroites ruelles de Stone Town jusqu'à un immeuble converti en hostel. Le prix y est bon. Les chambres acceptables. Nous nous installons. Dehors, un énorme nuage déclenche une averse. Ça ne peut qu'etre bon pour faire descendre la forte humidité qui règnait dehors!
Dès que la pluie cessa, nous nous mimes alors à déambuler dans les minuscules ruelles de la ville. Pas de voiture: elles ne passeraient pas! Juste des piétons, des vélos et quelques scooters. Les échoppes vendent des peintures faites sur l'ile et représentant des Masai ou d'autre scènes locales. Les couleurs sont éclatantes. Mais il nous faut manger. Pour raison de fin de Ramadan, il n'est pas facile de trouver une place ou manger, mais nous dénichons un restaurant indien ayant une terrasse donnant directement sur le port de Stone town. La nourriture y est divine. Le panorama grandiose. Le soleil flamboyat. On doit s'approcher du paradis!
Nous planfions alors notre journée de demain. Les activités proposées sont variées: snorkeling, visite de la ville, location de moto, visite des plages, ou... nage avec les dauphins. Notre choix est vite réglé: demain, nous nagerons avec les dauphins!
Plus tard, après nous etre attardés sur le port à contempler le soleil rougir avant de plonger dans l'Océan Indien, nous nous rendons au marché de nuit. Une ruelle est alors condamnée et devient un véritable marché alimentaire à ciel ouvert. On y vend des brochettes, des fruits de mer, des chiapati, du poulet, des salades de toutes sortes, des pates de crabes, des beignets aux mille saveurs et tant d'autes choses toutes aussi appétissantes les unes que les autres. Les BBQ tournent à plein régime. Une épaisse fumée plane au dessus de la foule massée à feter la fin du Ramadan. C'est un air de liberté qui règne là et on s'y sent vraiment bien. Nous en profitons pour aller faire un tour dans un de ces magasins qui vend des toiles. Mélanie veut des Masai. Ils ont également une peinture très colorée représentant un hopital à la manière grotesque, avec des messages forts tels que « HIV is dangerous » or « Malaria is dangerous ». C'est en quelque sortes le tableau revé pour quelqu'un qui est spécialisé dans la désinfection des établissements de santé! Sylvie propose de me l'offrir en guise de cadeau d'anniversaire. Pour 3 tableaux représentant des Masai, le vendeur demande 35$ chaque. Pour le tableau avec l'hopital, c'est 75$, ce qui est à mon goût trop cher. C'est alors que commence le jeu de la négociation pour les 3 Masai. Au bout de quelques instants, devant le refus de payer une telle somme, le vendeur demande à Mélanie son prix: « 60000 Shillings (ce qui fait environ 55$) ». Le vendeur prend un air dépité, argumente toutes sortes de choses, mais descend trop lentement. 95$. 90$. 85$. C'est alors que nous nous mettons en route pour repartr. Et lorsque nous passons le seuil de la porte, un dernier rappel du vendeur conclue l'affaire pour 60000 shilings! Nous rentrons le temps qu'ils dégraffent les toiles et les roulent pour les emballer. Il nous relance pour l'hopital et nous demande combien nous sommes prets à payer: 25000 shillings (environ 22$), non négociable ». Re-air dépité et re-arguments de toutes sortes. Mais nous serons inflexibles. Le temps de l'emballage paraît une éternité. Leprix de l'hopital baisse tranquillement. Il est rendu à 60000 shillings. Nous ne bronchons pas. L'emballage de Masai se termine. Ils ferment le tube qui les protège. Une dernière relance du vendeur nous laisse de marbre. Et au moment ou Mélanie s'aprete à payer ses Masai, le vendeur nous donne sa bénédiiction pour l'hopotal à 25000 shillings! L'affaire est conclue et on met l'hopital en tube! Bien évidemment, la toile sera encadrée dès notre arrivée au Canada et ornera fièrement mon futur bureau, ou qu'il se trouve!
Après avoir fait une pause ravitaillement sur le marché de nuit et profité une dernière fois de l'ambiance festive qui y règne, il est maintenant temps d'aller se coucher pour etre en forme demain matin.
Bye…
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