
3h45 du matin: notre avion se pose ses roues sur le tarmac de l'aéroport de Mumbai, petite bourglade de... 15 millions d'habitants, soit 25% que Paris et sa grande banlieue, 5 fois plus que Montréal et sa grande banlieue, 2 fois plus que le Québec au complet ou bien encore près de la moitié du Canada. Et pour vous donner un ordre d'idée de la croissance à venir dans cette mégalopole, on annonce que Mumbai sera en 2020 la 2e plus grande ville au Monde avec pas moins de 30 millions d'habitants... soit la populaion actuelle du Canada dans une ville!
4h30: nos bagages sont récupérés, l'immigration et les douanes sont passées et nous voilà près de la sortie. Une petite apréhension que j'avais en arrivant à 4h15 du matin était que nous arrivions dans un aéroport désert, ce qui n'est pas très rassurant en terre aussi inconnue que l'Inde. Mais à ma grande surprise, devant la porte de sortie de l'aéroport, se trouvaient des centaines de personnes qui en attendaient d'autres. Une marée humaine à 4h15 du matin. Ça augure bien! Mai nous n'étions pas le seul vol à arriver aussi matinalement. En fait, l'activité est ici 24h/24. Cela est nécessair pour etre capable de répondre à la demande faramineuse de déplacements de plus d'un milliard d'habitants et de plusieurs dizaines de millions de touristes. Bievenus en Inde!
Mon autre crainte concernait notre première nuit. En effet, arriver si tot en ville ne facilite généralement pas les choses pour trouver un hotel. On nous chargera certainement au gros prix le bout de nuit qui reste (si on trouve un lit de disponible), ou alors nous devrons attendre midi ou 14h00 pour faire notre check-in, heure jusqu'à laquelle nous devrons patienter (certainement endormis) sur une chaise ou bien pareterre dans la réception de l'établissement. Encore fallait-il se endre jusqu'en ville (l'aéroport est en pleine ville, mais à 30 kilomètres du quartier le plus intéressant pour rester: Colaba.
La meilleur option à cette heure là est le taxi. Sylvie sort donc de l'aéroport pour aller retirer nos premières roupies. Mais là, O surprise, le guichet est vide. Heureusement, quelques images vertes de l'oncle Sam changées à l'un des nombreux bureaux de change ouverts nous sauveront la mise. On paye alors à un comptoir à l'intérieur de l'aéroport ou on nous remet un numéro de taxi. Puis nous devons sortir avec nos sacs et trouver notre taxi. Mais là, surprise. Ils sont tous constitués de la meme auto (une espèce d'auto faite de can de coca-cola, mue par un moteur de mobylette, et peinte en noir et jaune!). Il nous faut alors retrouver le notre. Heurusement, ils ont eu la génial idée de peindre le numéro en petit sur l'aile de l'auto. Nous trouvons sans trop de mal le notre et donnons notre adresse au chauffeur. Un vieux Monsieur moustachu qui baragouine 2 mots ½ d'un anglais incompréhensible hoche de la tete. Nous mettons nos sacs dans un coffre qui ne ferme pas et embarquons dans la boite de conserve ambulante.
Il est 5h15 et nous roulons pour la première fois en Inde. Nous découvrons alors avec une certaine stupeur l'amour que porte notre chauffeur à son klaxon. Il appuie constamment dessus. Sans arret. Meme lorsqu'il n'y pas d'autre auto à proximité. Pour un rien bien souvent. Une alternance incessante de « Tut... Tut...Tuuuuuuuuut... Tut-tut... TTTTTTTUUUUUUUUUTTTTTTTTTTT... ». Les véhicules sont déjà nombreux sur la route. Des autos et des motos qui elles aussi abusent de leur bruyant accessoire qu'est leur klaxon. Mais aussi des piétons. Des charettes. Des animaux. Nous traversons la ville qui se réveille. Principalement des habitation de personnes démunies à en juger par l'état de délabrement des infrastructures qui sont plus souvent des morceaux de toles et de bois que desinstallations en dur. C'est également notre premier contact avec les odeurs indiennes. Non seulement celle du diesel qui nous remplit les narines, mais également celles moins catholiques des eaux usées qui croupissent ça et là ou des immondices qui jonchent le sol. On en reparlera plus tard, mais la poubelle est quasi-inexistante ici. La poubelle, c'est parterre!
6h00 du matin: nous arrivons sur « marine drive », une sorte de « promenade des anglais » deplusieurs kilomètres qui borde une magnifique baie donnant sur l'Océan indien et le long de laquelle des dizaines de personnes font déjà leur footing matinal. Le soleil se lève en arrière de la ville et nous approchons de Colaba. La circulation se fait plus dense aussi. Cependant, nous nous assurons de nouveau que notre chauffeur sait bien ou il s'an va. Mais sa réponse évasive nous laisse conmprendre que non. En fait, en Inde, les chauffeurs ont une entente avec des hotels qui leurs remettent une commission en échange de tous touristes qu'ils leurs apportent. Par conséquent, il est très fréquent qu'un chauffeur ne vous amène non pas à l'adresse demandée mais tout simplement en avant de l'hotel qui lui offre une commission, avec l'espoir que vous y prendrez une chambre. Cependant, la commission de 20% à 30% est bien évidemment à la charge du touriste (à son insu) qui se trouve bien chanceux que le chauffeur l'ait amené si rapidement à un hotel! C'est pourquoi la combine est de demander au chauffeur de vous déposer à une intersection (proche de 'hotel que vous convoitz) plutot qu'à un hotel en particulier, ou il y a peu de chances qu'il vous amène! Dans notre cas, puisque le chauffeur semblait hésitant sur l'endroit ou nous déposer, nous lui avons demandé de nous déposer en avant du Taj Mahal Palace (qui n'a rien à voir avec le Taj Mahal d'Agra), hotel le plus prestigieux d'Inde, qui fait face à la baie du port de Mumbai et à la porte d'Inde (sorte d'arc de triomphe souhaitant la binvenue aux navigateurs). Et c'est épuisés, mais devant le soleil qui se levait sur la baie, que nous avons découvert Mumbai pour la première fois.
6h15: c'est paré de nos sacs à dos que nous nous sommes mis en quete d'un lit ou dormir un peu. Quelques centaines de mètres plus loin se trouvait notre première option (merci le guide du routard!). Il était complet, mais nus suggéraune guesthouse dans la ruelle d'en arrière. Nous nous y rendimes. Au 5e étage (avec ascenseur!) se trouvait en effet une guesthouse. En arrivant, le veilleur de nuit se réveilla et nous ouvrit la grille. En lui demandant s'il avait de la disponibilité pour le soir, il nous confirma que oui et nous donna immédiatement les clés de la chambre. Nous allions pouvoir dormir. Enfin!
La chambre était constituée d'un cubicule de 2m10 x 2m10 au milieu de l'étage, fait de cloison ne montant pas jusqu'au plafond. 2 ventilateurs assuraient un peu de circulation de l'air. Simple, mais parfait quand on veut dormir! Et un fois nos bouchons d'oreilles enfoncés et notre masque sur les yeux, ce ne fut qu'une qustion de secondes avant que nous ne tombions dans les bras de Morphée.
Réveil en début d'après-midi. Super, on a presque récupéré notre nuit. La première chose au programme est de régler mes petits soucis de santé. Nous quittons la chambre pour trouver une connexion Internet. Il nous faut d'abord appeler l'assurance pour connaître la marche à suivre, puis trouver un médecin pour une consultation. La première étape est rapidement complétée. Pour la seconde, nous finirons finalement au « Mumbai Hospital », quelques minutes en taxi. Un accueuil courtois, des indications faciles à obtenir et on me dirige vers le bureau d'un médecin, Dr Wagle, devant lequel quelques personnes attendent dans le corridor. Sa secrétaire me fait assoir et un quinzaine de minutes plus tard, elle me fait signe d'entrer (je pense en me faisant passer en avant des autres personnes...). Je rencontre donc le médecin. Son bureau est tout ce qu'il y a de plus normal. Un bureau, une table d'examen, 2 chaises. Devant lui, un laptop. Il me pose les questions d'usage et je lui explique les symptomes, la médication suivie, etc. Il prend ses notes sur une palette graphique qui transmet son diagnostic directement dans son ordinateur. La consultation qui suivit confirma mon auto-diagnostic: angine. Il me prescrit tout de meme une analyse de sang pour confirmer l'absence de malaria. Il me faudra revnir le voir demain avec les résultats pour confirmer les résultatsdu test. 15 minutes après, j'étais sorti de son bureau, la consultation était réglée (avec facture) et nous nous dirigions vers la pathologie pour faire la prise de sang. On ouvrit mon dossier et je n'eus pas à attendre plus de 15 minutes avant que mon tour arriva. Je dois cependant avouer que, comme Sylvie me le rappela gentiment, un petit doute légitime me traversa l'esprit relativement à la stérilité des équipements utilisés. Comme je l'ai déjà mentionné, nous découvrons toujours une culture avec les prémices que notre société a bien voulu nous inculquer. Et pour ce qui est de l'Inde, avouons que mis à part les palaces, les sarees et les samosas, l'image que notre société en propage concerne plus l'exploitation des enfants, la pauvreté et l'insalubrité. Par conséquent, il était normal qu'à quelques secondes de me faire fair une prise de sang, mon subconscient s'active en me rappelant d'etre vigilant... On appela mon nom. On me conduisit dans un salle de prélèvement. On m'allongea sur une table d'examen. En relevant ma manche, mon oeil parcourait la table en acier inoxydable pour y trouver les aiguilles, ce qui est un paradoxe lorsqu'on connait mon anamour pour cette instrument de soins! L'infirmier me passa le garot et chercha la veine. À ce moment là, il plongea sa mais dans la boite contenant le aiguilles et m'en présenta quelques unes en me disant « this is only new stuff, don't worry ». Effectivement, toutes les aiguilles étaient scellées. Avait-il détecté mon inquiétude? Était-il habitué à piquer des touristes? Était-ce une consigne systématique afin de rassurer les patients sur l'amélioration de la qualité des soins prodigués? Je n'en sais rien. Toujours est-il qu'il ouvrit l'aiguille sous me yeux et effectua son prélèvement.
Ah, merci à vous (Marc et Marc, Denis, Jean, Sylvie, Harold, Nathalie, François et bien d'autres) de me poser cette question qui, a priori, doit-etre dans toutes les tetes: était-ce propre? Eh bien je dois vous dire qu'avant d'entrer à l'hopital, toujours par rapport aux images parfois préconçues que nous avons des choses, je m'attendais au pire. Mais ce fut pour moi une très agréable surprise de constater l'étonnante propreté qui régnait dans cet hopital. À titre de comparaison, mais sans donner de noms, je vous dirais que j,aurais pu etre dans bien des établissements de chez nous au Québec. Et que de mon point de vue, la qualité de l'entretien était dans ce cas précis bien meilleure que dans nombre d'établissements de notre belle province. Alors gare à toutes celles et ceux qui auront la facilité et l'inconscience de dire que nos hopitaux au Québec devraient etre plus propres car nous n'y sommes pas en Inde. Il faudrait tout d'abord qu'ils ou elles sachet de quoi ils ou elles parlent. Je crois que pour certaines situations, on pourrait meme envisager de la délocalisation de travailleurs indiens! Hihihi... j'en ris dans ma barbe, mais elle était facile.
Après cette visite à l'hopital qui ne dura pas plus d'une heure, nous sommes allés marcher dans les rues avisinantes jusqu'à l'office de tourisme Indien, sorte de mégaoffice de tourisme géré par le ministère du tourisme et qui regroupe une foule d'information relative à l'ensemble de l'Inde. Et puisqu.il fermait, nous avons décider d'y retourner le lendemain. Nous sommes ensuite rentrés dans notre quartier pour y manger quelques mets indiens, avec les mains, et passer une bonne nuit de sommeil. Cependant, sur ce dernier point, il faut que nous vous expliquions un point de la culture indienne. Comme mentionné précédemment, plus d'un miliard 200 millions de personnes (1 200 000 000) vivent en Inde. La densité de population fait en sorte que l'espace vital n'ait pas la meme signification que chez nous. Le respect de celui d'autrui non plus. C'est pourquoi les gens ne se soucient généralement pas de savoir si ils font trop de bruit ou si ce qu'il font vous dérange. Il font ce qu'ils ont le goût de faire, comme ils ont le goût de le faire. En pleine nuit, cela se traduit donc par une personne qui en appelle une autre à pleine voix, une télévision dont on hausse le volume parcequ'on aime la musique qui y passe, par des sonneries de cellulaire toutes plus fortes et plus étonnantes le unes que les autres. Puis il y a les crachats. Pas agréable mais tellement ancrés dans la culture. Tout le monde crache. Avec le bruit qui va avec. Pas toujours agréable, mais c'est culturel. Il nous faudra donc nous y faire! Par conséquent, le sommeil fut parfois « dérangé », mais à 600 roupies la nuit (eq. 18$ cad. ou 12 euros) à Mumbai, on se plaindra pas car l'hébergemet et ici le plus cher d'Inde.
Mardi, petit déjeuner en prenant des plats au hasard sur le menu. Toujours une surprise, mais pas toujours à notre gout. Puis direction office de tourisme ou on nous donne une foule d'informations super utiles. En dessous se trouve le guichet de réservation des billets de train ou nous nous dirigeons ensuite pour nous rendre à Udaipur. Mais l'agente au bureau de tourisme nous avait prévenus. Difficile d'avoir une palce dans les trains qui sont souvent pleins, surtout en période de vacances comme nous sommes présentement. D'autant plus que le places pour les touristes étrangers sont en nombre limité. Une agente de réservation plutot qui a du abuser de cocaine ou de red-bull nous confirme que notre premier choix est complet pour plus d'un mois! La seule disponibilité est dans un train pour Abu-Road d'ou nous pourrons aller visiter Mount-Abu ou prendre un bus pour Udaipur. Autre détail d'importance: seulement des places en 2e. Pas grave, on prend!
Une fois nos billets en poche, nous partons nous promener dans le rues interminables de Mumbai, par une chaleur toute aussi torride qu'accablante (il fait 35 degrés avec 80% d'humidité!). Nous longeons un immense parc, tout en longueur, qui est aussi le terrain de partique d'un club de cricket. Puis nous nous dirigeons vers le world Trade Center, au sud de la ville. C'est une sorte de centre d'achat plutot désert ou se trouve les bureux d'informations d'autres états de l'Inde. En fin d'après-midi, je saute dans un taxi pour l'hopital. J'y récupère les résultats d'analyse que je présente ensuite au médecin. Tout est correct. Pas de malaria, juste une mauvaise angine. Des gargarismes avec de l'eau et du sel puis avec de la listerine en viendront rapidement à bout. Le soir, repas plus « occidental » avec une assiette de pates dans un petit retaurant.
Mercredi, départ en milieu de matinée pour « Malabar Hill », sorte de petite colline au bout de la baie que longe Marine Drive. C'est également un quartier plus huppé de mumbai. Nous y visitons un temple Jain, religion proche de l'hindouisme mais comportant cependant des différences importantes avec celle-ci. Nous nous déchaussons pour y entrer. Nous arrivons juste à la fin d'une cérémonie et l'instensité y est encore palpable. Les discipes sont en pleine effervescence. Des disiples se chargent de dévetir une statue de boudha recouverte d'une armure. Ils lavent la statue selon un rituel bien rodé puis l'habillent d'une nouvelle parure sertie de pierres et la couronnent enfin de colliers de fleurs. Les odeurs d'encens sont omniprésentes. Un jeune homme nous fait visiter les lieux et nous raconte les millions de Dieux de l'hindouisme, les 24 qu'ils prient, les pratiques, la non-vilence, les successions de vies et les renaissances, l'accession au zénith (nirvana), etc. Passionnant. Puis nous sommes allés nous promener dans les jarins suspendus, qui sont en fait les jardins qui recouvrent les réservoir de la ville. On y a une très belle vue sur la baie. Puis nous sommes redescendus marcher le long de Marine Drive, sous un soleil de plomb. Une petite glace fut la bienvenue! Puis nous sommes rentrés à Colaba ou nous avons mangé dans un restaurant Moghol. Leur spécialité étant le mouton, c'est de ce plat appreté de différentes façons que nous nous régalés.
Jeudi, nous avons planifié de nous lever « tot » et d'aller visiter les grottes d'elephanta, situées sur une ile dans la baie de Mumbai, à une heure de bateau. À 9h30, nous embarquons au pied de la porte d'Inde et voguons paisiblement au travers des centaines de bateaux qui circulent dans la baie. L'air de la Mer est un véritable beaume pour le corps. Sur l'ile, nous visitons donc ces grottes perchées dans la montagne. Elles ont été creuseés il y plusieurs centaines d'années. De monnumentales représentations de dieux hindous y ont été sculptées dans la roche. Tous simplement grandiose. En après-midi, retour en vile pour la visite du « musée de l'ex-Prince de Galles » qui regroupe, dans une batisse somptueuse, plusieurs galeries d'oeuvres aux origines hindoues et tibétaines. En fin d'après-midi, nous sommes allés siroter un Coke sur Marine drive, comme des millier de personnes, assis face à la mer dans laquelle s'est enfoncé le soleil couchant. Puis nous avons été manger dans un petit resto musulman, ou à la fin du repas les serveurs avaient la facheuse habitude de se planter derriere les clients étrangers pour voir si ils leur laisseraient un poureboire. Pratique très désagréable qui ne donne pas le goût d'en laisser!
Vendredi, nous avons commencé avec la gare CST, la plus grande gare de Mumbai avec ses 30 quais. Il faut savoir que Mumbai ne possède pas de métro, mais des lignes de bus et de train très efficaces. Ces derniers sont très fréquentés. On compte à Mumbai pas moins de 2000 trains par jour et qui transportent plus de 5 millions de passagers! De quoi faire palir toute les compagnies ferroviaires du monde. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le marché de Crawford et ses 72000 mètres carrés (72 hectares!) d'étals en tous genres: fruits et légumes, tissus, électronique, poisson, viande (dans lequel, avec 35 degrés à l'ombre et une odeur pestinentielle, nous n'avons pas pu rentrer), etc. Nous en avons profité pour faire réparer un de nos sacs à dos dont nous avions brisé une boucle ventrale (très importante). Nulle part en Afrique nous n'avons pu le faire réparer (personne ne vendant cette pièce). Ici, du coté des vendeurs de bagages, se trouvent des réparateurs (cordonniers) assis sur le trottoir. C'est l'endroit ou venir pour faire réparer tout bagage brisé. On y touve toutes les pièces détachées car ici, la théorie de Lavoisier est religion (i.e. « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »). Ou plutot tout se recycle. En montrant le sac à dos et la pièce manquante, le cordonnier de trottoir fouilla dans un petit sac en nylon et en sortit... la bonne boucle! Il ne lui suffit alors que de 5 minutes pour la poser et refaire les coutures nécessaires. Le tout pour à peine plus de 2$ (ce qui doit en plus etre un prix « touriste »)! Après cette bonne novelle, nous avons pris un autre bus pour le « Centre Nerhu », du nom du premier premier ministre de l'Inde indépendante après le départ des anglais en 1947. Une exposition lui est consacrée, ainsi qu'au Mathma Gandhi, sage parmi les sage, instigateur de la révolution non-violente, pensée à laquelle adhére encore aujourd'hui la majorité des hindous. On y trouve enfin un historique de l'indépendance de la plus grande démocratie au Monde. Puis retour à l'hotel vers 18h30 pour récupérer nos sacs, car notre train pour Abu-Road part à 21h00 de la gare Bandra Terminus, qui est proche de l'aéroport. Une fois nos sacs sur le dos, nous prenons un taxi pour la gare. Comme à bien des occasions, le chauffeur, une foir arrivés à destination, essaie de nous demander un montant plus élevé que le montant à réellement à payer, ce que nous refusons catégoriquement, et il accepte finalement le bon montant. Il faut savoir que les taxis sont ici munis d'un compteur. Une fois à destination, il faut prendre le chiffre indiqué sur le compteur (ex: 1.50) et se référer à une charte de tarif qui indique le montant à payer pour 1.50. Le tarif sera alors 20 roupies. Mais les chauffeurs, misant certainement sur l'incrédulité de nombreux touristes, s'essayent souvent avec 30, 40 ou 50 roupies, nonobstant la marque au compteur. Il arrive meme que le chauffeur refuse de mettre le compteur en marche pour une course. Auquel cas nous descendons du taxi et en prenons un autre!
Toujours est-il qu'il est 20h00 et nous rentrons à la gare de Church Gate. Dans une heure, notre train part de Bandra Terminus. Nous entrons donc dans la gare pour prendre notre billet pour Bandra Station d'ou nous devrons prendre un rickshaw (ou tuk-tuk) jusqu'à Bandra Terminus. Nous sautons dans le pemier train pour Bandra. Une fois rendus, je demande à un controleur comment se rendre à Bandra Terminus. Il m'indique ou prendre les rickshaw. Et afin de ne pas payer le tarif touriste (que j'appelerai désormais TT pour des raisons pratiques!), je lui demande combien nous devrons payer chacun: 5 roupies. Nous traversons la passerelle qui enjambe les voies et arrivons aux rickshaws. On demande le prix. 10 roupies par personne. Évidemment! Devant notre refus renforcé par le fait que nous savons que c'est normalement 5 roupies, il acquiesce et nous fait monter. 2 passagers avec nos sacs à dos, c'est du sport. Mais ils ont 3 places en arrière (3 places orientales, pas occidentales!), et nous ajoute donc un autre passager avec sa valise. Puis en avant, le chauffeur rajoute 2 autres personnes qu'il déposera également à Bandra Terminus. Folklorique!
Après 5 minutes entassés, nous arrivons cependant à Bandra Terminus. La gare est plus une gare de fret qu'une gare de passagers. Sur le quai, des montagnes de paquets emballés dans des sacs de farine (toile de jute synthétique). Sur le quai, des centaines de personnes, évidemment. Un agent nous appelle et nous lui indiquons notre destination. Il nous indique le train sur le quai numéro 1. Noous avons les banquettes 57 et 58 dans le wagon S2. Le train est interminablement long. Nous longeons d'abord la classe la plus populaire. Des bancs en plastique dur sur lesquels s'entassent les gens, un peu comm du bétail dans une bétaillère. Impressionnant. Une chance qu'on ait pu avoir une couchette. Enfin, on verra quand meme la couchette avant de parler! Puis nous passons devant le wagon cuisine dans lequel on s'affaire déjà à préparer à manger. Nous trouvons finalement notre wagon et embarquons dans ce qui sera le début de notre prochain post!
À suivre...
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