dimanche 5 octobre 2008

08-10-03 Dar Es Salaam

Le vol s'est finalement relativement bien déroulé. Certes les ailes de notre Boeing 737 démontraient des taches d'huile à chaque interstice ou pièce mécanique qui la composaient. Certes notre arrivée sur Lilongwe (ou nous avons fait une escale de quelques minutes) fut plutot éprouvante avec une phase d'atterissage pas mal turbulente. Certes notre décollage de ce meme aéroport fut digne du décollage d'un F16 qui prend sa pleine vitesse sur la piste avant une monté en piqué. Mais durant le premier vol de 50 minutes nous avons eu droit à une colation et un rafraichissement, et durant le 2e de 1h30 nous avons eu droit à un repas chaud et rafraichissements. Grand luxe!

Nous avons donc atterri à Dar Es Salaam en début d'après-midi. À la sortie de l'avion, sur le tarmac, nous prenons de plein fouet la chaleur humide qui règne dehors. Plus de 30 degrés et un taux d'humidité écrasant. Conditions idéales pour porter un sac à dos!

Passage des douanes aisé (nous avions fait faire notre visa au Canada). Cependant, puisque notre guide « Lonely Planet » sur l'Afrique ne couvre pas la Tanzanie, nous n'avons désormais aucune idée de comment ni aller en ville. nous demandons au douanier comment nous y endre. Taxi ou bus. Pour le tatxi, c'est 25$ US. Pour le bus, le « dala-dala », c'est 300 shilings par personne... ce qui fait 30 cents! Nous prendrons cette option. Pour le prendre, il faut sortir de l'aéroportet le prendre de l'autre bord de la route principale. Mais ou aller? 3 backpackers tout bronzés en ligne pour entrer dans l'aéroport ne pouvaient qu'etre de bons guides... des anglais qui rentraient de 4 semaines à Zanzibar pourront certainement nous aider. Une place en ville pour dormir? Le Safari Inn. Propre. Pas cher. Parfait pour nous. Ils ont meme la carte du centre-ville qu'ils nous donnent gracieusement. Et pour le dala-dala, il faut prendre celui pour « Posta ». Merci pour le coup de main!
Les premières choses qui nous marquent en sortant, ce sont le retour à une vie plus « normale » (possibilité d'acheter une boisson, présence de voitures, boutiques ouvertes et achalandées, etc.) ainsi que la présence très répandue de musulmans. Des hommes en jelaba, des femmes voilées. Partout. Tiens, on ne s'attendait pas à ça...

Nous sortons de l'aéroport, au grand désarroi des chauffeurs de taxi qui nous martèlent de tous les arguments possibles pour nous dissuader de prendre le dala-dala. C'est dangeureux. Il n'y en a pas beaucoup. Je vais vous faire un bon prix. Etc. Mais nous traversons finalement la route principale pour sauter dans un dala-dala. Ils se succèdent les uns après les autres. Les locaux semblent nous trouver droles tout parés de nos sacs à dos. Une dame nous demande ou nos allons. Elle nous indique alors dans quel minibus monter. Nous jetons nos sacs à dos dedans et grimpons. Et là, on comprend vite que ce n'est pas souvent que des backpackers doivent monter dans ces dala-dalas. Les gens sourient. Se regardent. Chuchottent. Nous scitons des réactions. Mais aucune agressivité ni animosité. Au contraire. De la curiosité. On nous fait un sourire. Un petit geste amical de la main. Tant mieux si on donné à ces personnes la chance de raconter quelque chose lors de leur repas du soir!

Nous descendons à « Posta ». Le plan obtenu à l'aéroport nous guide vers l'hotel. On y prend une chambre et une douche est la première chose que nous prenons.
Je redescends plus tard m'informer d'un point: Ou se trouve l'ambassade de l'Inde (il nous faut y obtenir nos visas)? « L'ambassade? Elle est fermée pour 2 jours. C'est jour de fete aujourd'hui et demain ». Et là, avec cette explication, je comprends en un instant tout plein d'indices qui m'avaient paru jusqu'alors insignifiants. Les magasins fermés. Les femmes voilées. Les hommes en jelaba.
En fait, Dar Es Salaam est composé à 97% de musulmans. Et nous sommes aujourd'hui le dernier jour du Ramadan! Ce soir, ça va feter fort!

Il nous faut alors trouver une autre option pour ne pas perdre 2 jour fériés et 2 jours de fin de semaine à Dar Es Salaam. Comment se rend-on sur l'Ile de Zanzibar et à quel prix? « Le départ de 7h00 est complet mais on peut avoir des billets avec le bateau de de 10h30 ». Je prends! Ou manger? « Juste au coin de la rue, chez Mary's ». À coté de moi, une fille demande elle aussi ou manger. On lui indique a meme adresse.

Je récupère Sylvie et nous partons nous promener dans les rues de la ville. Des mosquées partout. La ville ressemble à une ville méditerranéenne. Marseille. Alger. Istamboul. Les rues sont étroites. Sales. Les gens y font plein de petit boulots. Tout est calme, malgré tout. En fin de journée, à la tombée de la nuit, les rues s'animent. Le centre-ville est envahi de personnes en tenue de soirée. Les femmes portent des robes magnifiques, parées de brillants, de couleurs flamoyantes. Les enfants portent des costumes. Les petites filles de robes de pincesses. Les trottoirs se remplissent de stands vendant brochettes. La fumée des BBQ envahit la ville. Ce soir, les musulmans fetent la fin de 30 jours de jeun.

Il est temps pour nous de rejoindre le petit restaurant indiué à l'hotel. La jeune fille de l'hotel y mange seule. On se propose de l'accompagner ce qu'elle accepte volontiers. Elle s'appelle Mélanie. Elle est hollandaise (donc grande et blonde!) et arrive tout juste d'une semaine ou elle vient de faire l'ascension du Kilimandjaro et de ses 5900 mètres d'altitude. Wow! Et demain, elle part par le bateau e 10h30 pour quelques jours sur l'Ile de Zanzibar. Elle connait bien l'Ile pour y avoir passé 3 semaines il y a 2 ans. En fait, elle a fait un tour du monde en 16 mois. Et pas mal de pays que nous allons faire. Super pour les infos... Nous refaisons le Monde, une fois de plus, en échangeant nos impressions sur les différentes cultures, sur nos ressentis, sur nos coups de coeur, sur nos coups de gueule. Une petite glace sur le chemin du retour pour parer la chaeur qui règne. Les rues débordent de vie. Il est temps pour nous d'aller nous coucher.

A la prochaine…

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