vendredi 19 mars 2010

10-03-16 Tikal

Le minibus prit un peu plus d'une heure a couvir les 60 kilometres qui nous séparaient du site. Finalement, il nous déposa sur un grand stationnement en terre, poussiéreux a souhait. Tikal est le noyau de la biosphere Maya (c'est ainsi qu'ils se définissent). Le site offre donc aux visiteurs des dizaines de ruines datant de l'époque Maya. Un peu comme Tchitchen Itza au Mexique. A la différence que le taux de fréquentation est encore incomparable avec le site mexicain, et que la végétation a ici été conservée dans l'état ou le lieu était lors de sa découverte en 1848. On évolue donc en pleine foret tropicale sans jamais savoir ce sur quoi on va tomber. Le site est simple mais les restaurations sont de tres belle facture.

Apres avoir pris nos billets, nous sommes partis avec dans les mains le plan que Annie et Jean nous avaient gentiment laissé (sinon, c'est 5$ pour le plan!). La premier temple était modeste. Mais déja, on pouvait imaginer le travail qui avait été fait pour libérer cette pyramide de la dense foret environnante. Entre 2 sites, nous nous rertouvions vite en pleine foret. Une faune et une flore impressionnantes étaient a découvrir. L'observation des singes hurleurs. Le pique-bois en train de faire résonner les coups de son bec sur les troncs d'arbre. Les vols de toucans se posant tout poche pour faire admirer leur bec multicolore. Les biches et leur grace. Bref, un spectacle permanent!

Le 2e temple, au pied duquel se tenaient des fouilles, offrait un acces jusqu'a son sommet. Mais pas par les marches originales, encore encombrées par la nature. Mais par un immense escalier en bois aménagé a meme son flanc. Ainsi, nous pouvions monter de façon sécuritaire, mais surtout, sans endommager le temple lui-meme. Cela est une excellente idée car dans bien des sites tres fréquentés, on peut monter sur les temples par les acces originaux. Cependant, a la longue, les pieds des millions de touristes finissent par endommager irrémédiablement les surfaces, au point de devoir les changer, ce qui occasionne des couts extremement élevés si on veut reproduire a l'identique, mais également qui dénature l'origine meme du site puisque certaines pieces ne sont plus celles taillées par les créateurs.

Une fois arrivés en haut de la soixantaine de metres, nous obtenions un panorama splendide a 180 degrés sur l'ensemble du site de Tikal. Au loin se découpaient au dessus de la foret les sommets d'autres temples. Quel moment magique, une fois de plus.

Nous avons ainsi passé plusieures heures a découvrir le site de Tikal, en allant de temple en temple. Un de ceux-ci offrit quelques sensations fortes. En effet, pour accéder a sobn sommet, il fallait gravir un immense escalier en bois aussi raide qu'une échelle. 2 minuscules rampes permettaient de se tenir. Apres avoir gravi toutes les plateformes, on arrivait enfin au sommet du temple. La vue y était tout aussi époustouflante qu'effrayante pour quelqu'un qui souffre de vertige... comme moi! L'escalier original s'avérait d'une raideur redoutable et les parois alentours étaient vertigineuses. Mais de la haut, la vue était splendide sur le plus grand des monuments, la fameuse ''place centrale''. Ce fut dailleurs le dernier monument que nous avons visité durant cette journée. Elle était entourrée de 2 temples imposants et dont l'un est le symbole du Guatemala. La qualité de l'endroit était époustoufflante. La précision de la restauration qui aura pris 30 ans était remarquable. On aurait pu imaginer nous retrouver au milieu d'une partie de balle a l'époque Maya. Cela nous permettait d'apprécier davantage notre changement d'itinéraire. Si les choses ne s'étaient pas alignées ainsi, nous ne serions pas venus jusqu'ici. Ça n'aurait pas été la fin du monde. Mais nous aurions manqué un bel endroit a visiter et de haute importance historique dans la culture Maya.

Vers 15h00, alors que le soleil avait allourdi l'atmosphere, nous avons pris un minibus pour rentrer vers Flores. La fin de journée fut rela. Lecture pour Sylvie et sauvegarde des données (photos et vidéos) pour moi.

Le soir, nous nous sommes ''payés la traite''. Backpackers, oui. Mais fins gourmets aussi, assurément. Alors nous avons été manger sur la romantique petite terrasse du restaurant ''la luna'' pour y déguster des plats locaux. Une sorte de ragout de poulpe pour Sylvie et un poisson du lac grillé pour moi. Tout simplement délcieux. Alors que Sylvie finissait sa glace a la vanille accompagnée de bananes plantin caramélisées et de miel, un énorme orage éclata. Énorme. Une sorte d'orage tropical. Une chance, nous étions abrités par un petut préau. Au moment de partir, la patronne nous offrit un petit rhum pour nous tenir réchauffés lors de notre retour... sous la pluie. Finalement, en longeant les murs et en passant sous les balcons, nous sommes rentrés ''presque secs''. Et avec notre chambre ouverte aux quatre vents, inutile de vous dire combien ce fut un expérience géniale de dormir sous la pluie dans notre hambre de tarzan!

Le lendemain matin, nous prenions le bus pour Rio Dulce, a 3 heures de la. Nous avons quitté notre guesthouse et pris un tuk-tuk pour rejoindre la gare de bus. A 10h00, notre bus quittait Flores.

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