vendredi 19 mars 2010

2010-03-15 Flores

Aussitôt avions nous mis le nez dehors que des chauffeurs s'égosiaient ''Tikal, Tikal''. C'est le nom du site archéologique Maya qui se trouve a 1 heure de route d'ici et qui attire les touristes dans cette région éloignée de tout. Nous n'avions rie de prévu pour l'instant. Et a 6 heures du matin, apres une nuit sur la route, nous n'étions pas prets a nous lancer dans une hypothétique négociation avec un chauffeur de minibus. Nous avons gentiment retourné les propositions de nos hotes et quelques instants apres, ils avaient tous déguerpis au volant de leur véhicule. La poussiere était retombée et nous étions désormais seuls, au calme!

Nous avons pris nos sacs et avons entrepris le ''tour de l'ile'' de Flores. Les petites rues aux maison colorées étaient calmes. Tres calmes. Personne pour nous crier des ''cheap guesthouse'', des ''trip to Tikal'' ou bien encore ''american breakfast''... Mais parlant de petit déjeuner, il commençait a faire faim. Nous nous sommes assis face au lac et avons avalé le contenu des petits sacs de papier que l'hotesse nous avait remis. Pendant ce temps, un peu plus loin, un restaurant ouvrait. Nous nous sommes alors installés a sa terrasse et y avons pris notre petit déjeuner.

A 10h00, je ressentais le manque de sommeil et devenais... irritable! C'est la une des grandes découvertes de notre tour du monde. Sylvie et moi sommes identiques sur ce point: le manque de sommeil et la faim sont 2 facteurs qui nous mettent inéluctablement de mauvais poil. Et la nuit dans le bus ne m'avait pas permis de combler mon besoin primaire de sommeil. Nous nous sommes donc mis en quete d'une chambre ou nous installer. Nous avons trouvé place dans l'auberge de jeunesse du village. Un endroit tout a fait agréable, avec sa cour intérieure pleine de verdure et Luis le perroquet. Nous avons pris une chambre qui semblait perchée dans un arbre. Il fallait monter un escalier plutot raide pour y accéder. Apres avoir réussi a ouvrir la grosse port en bois, nous découvrions cette ''cabane de ''tarzan''. Toute en bois, elle ne comportait pas de fenetres et était ouverte sur l'extérieur. On avait une vue directe sur les arbres et sur Luis. Au sol, les massives planches étaient espacées d'un bon centimetre, ce qui nous permettait de voir les personnes qui étaient assises sur les bancs dehors... et vice-versa. Bref, on avait un peu l'impression d'etre installés dans le plafond de la place. Finalement, nous étions dans le plafond de la place. Qu'a cela ne tienne. J'ai mis mes bouhons d'oreilles pour ne pas trop etre dans les conversations des autres et j'ai enfin pu terminer la nuit commencée dans l'autobus.

En milieu d'apres-midi, nous avons été nous promener dans le village frere, Santa Elena, que seul le pont de cordon ombilical sépare. Dans cet endroit sans ame véritable, nous avons déambulé le long de la rue principale, bordée d'un réparateur de tuk-tuk, d'un vendeur d'informatique et d'autres commeces divers. Sur la droite, des dizaine de petits étals de fortune se suivaient. A cet instant, nous avons réalisé combien cet endoit pouvait ressembler a d'autres villages, pauvres et perdus, ailleurs dans le monde. Nous nous sommes alors demandés si la pauvreté et le manque de tout pouvait conduire l'humain a développer des comportements et a évoluer de la meme façon, peut importe sont environnement (avec cependant un climat comparable). En effet, dans la majorité des villages ''pauvres'' et éloignés en Afrique, en Asie, en Amérique centrale ou en Amérique du sud, on retrouve le concept de la rue principale longée de commerces, du marché qui grouille le matin ou chacun se trouv un petit boulot qui a disparu depuis longtemps dans nos sociétés occidentales (cireur de chassures, vendeur de fruit découpé ou de journal a la criée, porteur, etc.). On remarque aussi la formidable capacité des gens a ne rien jeter et a tout réutiliser... parfois dans des applications bien loin de celle d'origine, comme par exemple les chambres a air qui deviennent des lastiques pour attacher la marchandises sur le toit du camion ou les pneus qui feront d'excellentes semaines pour des souliers un peu usés. La réparation est également un sport national. Ce qui est brisé chez nous et qu'on va jeter n'est ici qu'un objet en panne qu'on va réparer. Il existe des réparateurs de télévisions. Chez nous, il existe Futureshop pour en acheter une autre. Voilà donc notre réflexion a ce moment la: la pauvreté mene-t-elle aux memes comportements? La question doit déjà avoir été traitée. Il suffit de trouver les réponses pour pouvoir nous éclairer sur ce point.

De retour a Flores, nous partis a la reherche du restaurant qui serait notre proie ce soir. Et en chemin, qui n'avons-nous pas croisé? Annie et Jean! Ils revenaient de Tikal et cherchaient a retirer de l'argent pour payer leur billet de bus de lendemain matin vers Bélize. Apres de sinceres accolades, nous les avons accompagnés jusqu'à ce que eurs affaires soient complétées. Par a suite, le soleil déclinant sur l'horizon, nous sommes allés nous installer confortablement sur une terrasse donnant sur le lac. Et puisque c'était ''l'happy hour'', nous avons profité des ''cuba libre'' a 10 Quetzales (environ 1,50$) pour nous rassasier le gosier. Le soleil est descendu et nous offrit un spectacle moyen (Jean, je t'enverrai la photo!). Cela ne nous découragea pas pour continuer la soirée au ''cuba libre'' qui, au fur et a mesure que la soirée avançait, se ''libérait'' de plus en plus du ''cuba'', le coca-cola remplaçant largement le rhum. Finalement, nous avons mangé au meme endroit et avons été finir notre soirée dans un autre bar tout proche.

Le lendemain matin, puisque nous avions prévu d'aller visiter le site de Tikal, nous avons du nous lever tot. A 7h00, nous étions au point de départ des minibus. Entre le temps d'acheter nos billets et de partir, nous avons eu le temps d'embrasser une derniere fois Annie et Jean qui attendaient quant a eux leur bus pour le Bélize. Nos chemins se séparaient une fois de plus... pour se recroiser ailleurs, c'est certain. Finalement, notre transport arriva et il était déjà temps de partir visiter Tikal, a 1 heure de route de la.

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