Vendredi matin, nous avons retrouvé Annie et Jean pour aller déjeuner sur les étals du marché. Avec les locaux. Au menu, lait de riz au chocolat aromatisé a la canelle et tortillas subtilement agrémentées de divers condiments.Puis nous avons été faire une petite marche sur le bord du lac pour digérer. Nous y avons croisé la vie quotidienne des habitants du village. Les femmes lavaient leur linge. Des hommes coupaient des roseau qu'ils allaient faire sécher avant d'aller les vendre au marché. De belles images.
Vers 11h00, notre chemin se séparait de celui d'Annie et Jean. Ils retournaient sur Antigua d'ou ils avaient planifié de voler vers Flores et Tikal, dans le nord. De notre bord, nous vions planifié de traverser vers Santiago, un peu plus loin sur les rive du lac Atitlan.
A midi, nous arrivions juste a temps... pour voir le traversier quitter sous nos yeux. Pas grave, le suivant partait dans une heure. Nous avons pris un café dans un bar tout proche. Le patron, apparemment un anglais me confirma le prix de la traversése: 10 quetzales, et vous payez a l'arrivée a Santiago.
L'heure d'embarquer était finalement arrivée. Nous avons posé nos sacs sur le bateau et avons pris place. L'assistant du capitaine nous demanda de payer en avanc, ce que nous avons bien évidemment refusé (on peut quand meme pas se faire avoir a chaue fois!). Le capitaine nous confirma que nous pouvions avoir confiance et que nous pouvions payer... un billet nous serait meme donné. Mais lorsque j'ai tendu le 20 quetzales au jeune homme, il m'en demanda 20 de plus. C'était maintenant 20 quetzales par personne. Nous avons refusé de payer ce prix pour touristes, prétextant bien connaître le vrai prix. Le jeune était borné. Il refusa d'entendre notre requete. Devant cette impasse, frustrés de devoir encore plier l'échine devant une telle situation, nous avons alors décider de changer nos plans et de plutot prendre la lancha pour Panajachel. C'est dommage. Nous ne verrons pas Santiago. Mais il était hors de question de céder une fois de plus a ce chantage déroutant et absolument condamnable, qui fait que la surcharge systématique devient la norme et que les prix passent du simple au double, au triple, voire au décuple dans certains cas.
Une heure plus tard, nous voguions vers Panajachel. La traversée fut rapide mais nous laissa le temps d'admirer une derniere fois le point de vue magnifique que nous offrait le lac entouré de ses 3 volcans. Nous avons conclu la journée en allant prendre un verre face au lac ou se déroulait un superbe coucher de soleil.
Le lendemain matin, nous avons été mettre le blog a jour avant d'alle prendre un ''chicken bus'' (autobus scolaire américain repeint de mille couleurs chatoyantes et converti en autobus local) pour Chichicastenango. Ce village, au nom qui fait rever, est l'hote d'un marché bi hebdomadaire, le jeudi et le dimanche, auquel viennent vendre et acheter toutes les communautés de la région, dont les mayas. Ces jours la, la foule est grande et la proportion de touristes plutot élevée. Cependant, notre objectif était d'y etre des la veille afin de pouvoir assister aux préparatifs et etre dans les allées tot le matin.
A 14h00, nous étions arrivés et avions trouvé un petit hotel pour nous loger. Dans les rues autour de l'église, les étals n'étaient pas encore montés. Seul le quadrilatere du marché quotidien était actif. Au cimetiere, nous avons pu nous perdre dans le dédalle des tombes et tombeaux richement colorés et parfois décorés en fonction du métier ou de la cause du déces du défunt. Dans les rues, une procession gravit la petite rue menant au perron de l'église. Le décor était a la fois sobre et envoutant.
Le soir, avant de renter, nous avons été manger sur les étals des comedores du marché. Un vieil homme et un jeune finissaient de vider leur étal pour la nuit. S'ensuivit une séance photos avec les 2 femmes qui tenaient le comedor, le vieil homme et le jeune. De beaux souvenirs plein la tete et plein l'appareil!
Dimanche matin, nous nous sommes levés aux aurores. Pas temps que ça finalement. Juste a 6h30. C'était la le prix a payer pour pouvoir assister au montage du marché. Dehors, la brume avait envahi le petit village. Des ombres s'agitaient, transportant de longues perches de bois servant a confectionner les étals. Des porteurs, munis d'une corde et d'un support en cuir qu'ils appuyaient sur le front, apportaient a meme leur dos des fruits, des légumes, des caisses en bois, des seaux en plastique, des sacs de grain. Autant de produits qui allaient bientôt etre a vendre. Sur les marches de l'église, des dizaines de vendeurs et de vendeuses proposaient aux fideles des fleurs de toutes sortes. En avant des marches se trouvaient les étals de bougies et d'encens. Puis nous avons pénétré derriere les toiles en plastique noires qui abritent la partie plus locale du marché et avons été y déjeuner. Une fois de plus, ce sont des guatémalteques fort étonnées de nous voir la qui nous lançaient des regards curieux. Au menu, comme notre voisin (sans savoir vraiment ce qu'il mangeait!), nous avons dégusté des ''tamales''. Ce plat consiste en une semoule de riz tres légere et onctueuse qui renferme un morceau de poulet assaisonné. Le tout est cuit a la vapeur dans une feuille de bananier. Tout simplement délicieux!
Puis nous sommes retournés nous promener dans le marché. Nous avons été faire imprimer les photos que nous avions prises la veille du vieux monsieur et du jeune vendeur ainsi que des 2 femmes du comedor. Sur place, nous n'avons trouvé que le vieux monsieur qui fut agréablement surpris de nous voir la. Alors je vous laisse imaginer lorsqu'on lui a remis sa photo! On lui a laissé celle pour le jeune. En face, a la place du comedor, un aute jeune vendait des vetements. C'était le fils de la dame cuisine le soir! A lui aussi, nous avons remis les photos afin qu'il les transmette aux personnes. Un bien beau souvenir pour nous que cette expérience de remettre a quelqu'un sa photo. D'autant plus qu'il ne serait pas étonnant que ces personnes se voient en photo pour la premiere fois!
La matinée était déjà bien avancée et le marché devenait plus un zoo dont les touristes avaient pris possession avec une nonchalance a peine dissimulée. Le temps était donc venus de nous mettre en route pour repartir. Nous avons été récupérer nos sacs a la guesthouse et avons rejoint le croisement ou passait le bus reliant le village de Quiché a Ciudad Guatemala.
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