mercredi 10 mars 2010

2010-03-08 Pacaya


Le lundi matin, le réveil fut a nouveau tranquille. Cette fois-ci, pas question d'attendre 1 heure et demie pour un petit déjeuner. Nous sommes allés prendre un café sur la terrasse de l'auberge. Puis nous avons été errer une fois de plus dans les charmantes petites rues d'Antigua. De églises au blanc immaculé. Des porches abritant de somptueuses cours intérieures. Des ruines datant de plusieurs siecles. Des vendeurs ambulants de fruits (les mangues sont notre peché mignon!). Des chiens qui dorment au soleil. Des personnes qui flanent sous un arbre. La vie latine dans toute sa splendeur. En milieu de journée, nous avons réservé notre activité de la journée (nous vous gardons la surprise pour plus loin!) puis nous sommes retournés au marché loca pour prendre ''l'almuerzo'' (repas de la mi-journée ches les latins). Une assiette avec riz, patate, patate douce et viande, le tout accompagné d'une boisson (pepsi) pour 16 Quetzales (monnaie du Guatemala), ce qui représente moins de 2,50 dollars (environ 1,60 euros). Rien a voir avec la moindre assiette a 40 Quetzales en ville...

A 14h00, un minibus s'arreta nous ramasser en avant de l'auberge. Apres avoir fait la ronde du laitier pour remplir ses 14 sieges, nous avons pris la direction de ''Ciudad de Guatemala''. Puis nous avons contourné la ville, et apres 1h30 a monter et descendre les routes escarpées du pays, nous sommes arrivés a San Francisco. Non, pas en Californie... mais au pied du volcan Pacaya! A notre arrivée, des enfants proposaient aux touristes batons de mache et marshmallows (!). Puis un guide nous a pris en charge et c'est a pied que nous avons gravi les 4 deniers kilometres qui nous séparaient d'une évenement géologique plutot unique: les coulées de lave! Tout le long de la montée, des hommes a cheval proposent aux touristes de les monter a dos de canasson en leur lançant des ''taxi'', ''tuk-tuk'' (du nom des fameux taxis a 3 roues de Bangkok). Mais nous avons résisté a l'appel de l'oisiveté et avons continué courageusement (et poussierement!) l'ascension a pied. Tout a coup, un bruit sec et puissant transperça la foret. ''El volcano'' nous dit notre guide. Ben oui, voyons donc... comme si le volcan faisait du bruit... Puis une éclaircie s'offrit a nous dans la foret. Au loin, le sommet du volcan Pacaya. Soudain, alors que nous le regardions, émerveillés comme des enfants, un épais panache de fumée s'échappa du cone parfait et quelques dizimes de secondes apres retentit un bruit sec et puissant. Le meme que celui que nous avions entendu dans la foret. C'était donc bien le volcan qui grondait. L'action se répétait a intervalles denviron 15 secondes. Dans les plus gros grondements, on pouvait apercevoir de la lave en fusion qui jaillissait du sommet. Impressionnant!

Apres 1 heure a monter dans un sous-bois plutot sec, nous sommes arrivés a l'orée de la foret. Pour nous accueuillir dans ce décor désertique, une coulée de lave qui avait un jour été plus vaillante que les autres. En face de nous se trouvait désormais le pied du cone du volcan sur lequel on pouvait voir une cordée de touristes qui cheminait. Nous sommes passés des pas étouffés dans le sable au bruit cristallin de la lave. De la poussiere du sous-bois a la sécheresse du volcan. Et apres 30 dernieres minutes a jouer les équilibristes sur les coulées de lave figées, le spectacle pour lequel nous étions venus: de la lave en fusion. Sous nos pied, la chaleur était devenue a peine supportable. Au travers de la lave fraichement figée apparaissait la rougeur brillane du magma. Et en avant de nous, une coulée laissait éhapper de la roche en fusion. La. A quelques metres de nous. Les gens défilaient pour se faire prendre en photo. Et ceux qui avaient acheté des marshmallows les faisaient griller au bout de leur baton. Quelle scene mémorable que de voir la nature déverser de façon docile tout juste en avant de nous ce magma si cruel dans bien des régions du monde. En arriere de nous jaillissait du cone de larges voluptes de lave. Le soleil déclinait en arriere de la chaine de volcans et a chaque seconde qui passait la lave devenait plus visible. Plus rouge. Plus impressionnante. A un instant, j'ai cru effleurer du doigt ce qui pouvait tant fasciner des volcanologues comme Aroun Tazief. En tout cas, ce sera la un souvenir impérissable. Alors que nous redescendions, la nuit s'installait tranquillement. La descente sur la coulée de lave devenait plus périlleuse. En bruit de fond, des explosions toujours plus puissantes du Pacaya. A chaque fois, les marcheurs s'arretaient et s'extasiaient devant cet événement naturel constitutif de la Terre. Je ne commencerais pas a m'étaller dans les superlatifs car je risquerais d'en remplir la page, mais les éruptions dans la nuit étaient absolument magiques. Une belle façon de se faire rappeler que nous ne sommes pas grand chose!
La descente se fit a la lueur des lampes frontales et dans une poussiere étouffante. Dans le minibus du retour, les esprits étaient plutot tranquilles. Certains dormaient. D'autres devaient attendre que la partie de leur esrit laissée sur le vocan redescende. Lorsque nous sommes enfin arrivés a Antigua, il était plus de 21h00. Les rues étaient désertes. Le calme qui régnait tranchait avec la liesse de la veille. Comme si on avait retiré le bouchon de la baignoire et qu'elle s'était vidée de tous ses touristes. Nous nous sommes réfugiés ans l'un des rares restaurants ouverts et avons remplis nos estomacs un peu affamés apres notre aventure. Il va sans dire que l'appel du lit était fort car si l'estomac criait famine, les muscles n'étaient pas en reste en demandant un peu de repos!

2 commentaires:

  1. Coucou à nos valeureux globe-trotteurs !
    Tout d'abord, et avec 2 jours de retard, nous souhaitons un très bon anniversaire à Sylvie. Gros Becs à toi !
    Ensuite, cherchez bien dans vos vêtements car il doit y avoir une petite poudre grattante qui vous pousse à voyager ! Jamais en place ! Mais vous avez bien raison !
    Bon périple à vous et merci de nous en faire profiter !
    Gros Bisous de vos petits Français préférés,
    Sylvie et Samuel.

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  2. Bon anniversaire Sylvie,
    bisous Marius.
    Je n'ai aucun doute que vous savourerez chaque instant de cette nouvelle aventure. Amusez-vous comme des fous.
    "Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'on croit."
    M

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