samedi 18 avril 2009

09-04-04 Chiang Mai, la suite



Samedi matin, nous avons pris la direction du nord. En effet, sur une des montagnes entourant la ville se trouve un temple tres vénéré des thais: Doi Suthep. Apres plusieurs kilometres d'une montée du style ''course de cote'', nous sommes arrivés en bas de l'imposant escalier qui mene au temple. Nous en avons gravi les marches pour arriver dans ce lieu sacré. Apres nous etre acquittés du droit d'entrée que les visiteurs étrangers doivent payer (!), nous avons pénétré dans l'enceinte de ce magnifique temple. Son état de conservation est absolument superbe, avec ses dorures éclatantes, ses peintures vives, ses innombrables cloches et ses artefacts religieux. En avant du temple se trouve une terrasse qui offre une vue imprenable sur Chiang Mai, plus loin en contrebas. Puis nous nous sommes déchaussés pour entrer dans la partie centrale du temple, la ou se dresse un imposant stupa a la dorure fraichement restaurée. Autour, dans une envoutante odeur d'encens, des dizaines de fideles se livaients aux rituels sacrés du boudhisme comme les offrandes a Budha, l'allumage de bougies, le recueillement, la bénédiction par des bonzes, etc. Apres nous etre longuement imprégnés de l'ambiance quelque peu mystique qui regnait la, nous avons quitté les lieux, remis nos chaussures et avons dévalé les marches jusqu'à notre moto. Mais au lieu de redescendre en direction de Chiang Mai, nous avosn plutot continué la route en diection du nord ou se trouvaient des villages Hmongs. En effet, il y a 3 ans, j'avais été en visiter un que j'avais cependant trouvé un peu trop ''touristique'' a mon gout. Alors lorsque nous sommes arrivés a une intersection qui donnait le choix entre 2 villages, nous avons opté pour le plus éloigné. Et apres 20 minutes d'une descene parfois vertigineuse sur ce petit chemin zigzaguant au travers d'une dense foret, nous sommes arrivés dans un petit village Hmong dans lequel peu de visiteurs extérieurs devaient s'aventurer. En effet, nous y étions les seuls ''étrangers'' et rien ne laissait penser qu'il devait y en avoir beaucoup: pas de magasin de souvenirs, pas de restaurant, pas de gigantesque stationnement pour les autbus et surtout, personne pour nous accueillir avec dans les mains des t-shirts ou des colliers a nous vendre! Nous avons donc posé la moto a l'ombre d'un arbre et c'est a pied que nous avons erré dans le village. Sur une corde a linge étaient étendues des tenues traditionnelles Hmongs a l'épaisse toile de coton sur laquelle sont brodés des dessins avec du fil aux couleurs vives. Sous un appentis en bambou, 2 femmes filaient et tissaient du coton. Plus loin, une famille était assise a l'ombre et parlait. Au bout du village, sur le grand espace qui faisait office de terrain de foot, un jeune moine enseignait a un enfant. Quel environnement paisible. Avant de repartir, nous n'avons pas manqué d'encourager la jeune fille qui vendait quelques articles artisanaux. Un petit souvenir d'ici. Puis nous avons repris notre 2 roues qui a plutot souffert de la longue et pénible montée que nous avons eu a gravir pour rejoindre la route de Chiang Mai. Le soir, nous avons rendu notre moto et avons été marcher jusqu'au ''saturday night market''. Il s'agit d'une rue qui, comme son nom l'indique, est fermée le samedi soir pour etre tansformée en un gigantesque marché de plusieurs centaines de metres de long. L'intéret de ce marché est que, pour une fois, nous avons trouvé des choses relativement différentes de tout ce que nous avions trouvé ailleurs en Thailande et meme en Asie du sud est. En effet, sur presque tous les marchés de cette région du monde se retrouvent les memes articles soit-disant ''faits main par des tribus locales'', a savoir principalement les ''écharpes en pashmina'' ou les ''chemises en soie'' qui sont généralement en nylon et proviennent directement de la Chine voisine, ou bien encore les bijoux en argent qui sont en fait achetés en gros chez les grossistes qui bordent le rues de Bangkok ou de Chiang Mai (on y a retrouvé chacune des pieces ''faites-main'' qu'on nous proposait sur les marchés!). Il en est de meme pour le articles en crochet faits par les Hmongs (broderies en point de croix dessinant des formes géométriques ou représentant des scenes de leur vie quotidienne). Alors a moins que vous n'achetiez de tels produits directement sur le lieu de production ou que vous ne voyez les gens faire (tisser, broder, peindre, etc.), il y a de fortes chances pour que l'article que vous achetez ait été produit en grandes quantités afin d'assouvir la soif inébranlable des touristes pour de tels souvenirs. Mais la, sur ce marché, beaucoup d'artisans venaient vendre leur petite production de sacs a main sur lesquels ils peignaient de rigolos petits chats, de chemises que leur femme confectionnait a la maison ou bien encore de flutes taillées dans une tige de bambou. Bien sur, on retrouvait aussi les articles habituels, mais en moins gande quantités, ce qui donnait l'impression d'un marché plus vrai, plus honnete, plus sincere... plus local quoi! Et apres avoir passé 2 heures a monter puis redescendre la rue, nous nous sommes arretés manger un succulent morceau de jarret de porc avant de rentrer car il nous fallait préparer nos sacs en prévision de notre départ qui aurait lieu le lendemain.

Le dimanche matin constitua notre dernier réveil a Chiang Mai. Nous avons cependant du nous lever tres tot (5h00) car a 6h00, un minibus passait nous prendre. Non pas pour partir en direction de Bangkok, mais plutot a 1h de route ou nous allions passer une matinée a pratiquer une activité plutot unique. Le nom du camp: ''Jungle flight''.

A 6h00 pécises, nous montions donc a bord du véhicule. Apres avoir ramassé 2 autres couples, nous avons pris la route qui passa d'une autoroute a une route plus modeste avant de se terminer par un chemin taillé a meme les collines. Et apres nous etre longuement enfoncés dans une foret dense, nous sommes arrivés dans un petit village ou notre guide nous attendait. Autour d'un café, il nous expliqua les rudiments nécessaires a une pratique sécuritaire de la discipline: la tyrolienne, qui consiste a passer de la cime d'un arbre a une autre en se laissant glisser le long d'un cable tendu entre les deux, avec un pour tout équipement un baudrier attaché au cable grace a une poulie. Le programme était simple: 22 plateformes dans les arbres, 2 ponts suspendus, quinze cables et 3 descentes verticales. Ainsi, nous avons passé plus de 2h30 a nous prendre pour des singes (ou des supermans, c'est au choix!) en volant a plusieurs dizaines de metres au dessus du sol. Le plus long des cables mesurait 120 metres de long (ils en ont un de 250 metres a venir pochainement!). Pour les descentes en chute libre, on se trouvait sur une plateforme perchée a la cime d'un arbre et dans laquelle se trouvait une ouverture donnant une vue de ce qui nous attendait. On nous accrochait une corde au baudrier, on se laissait aller tranquillement et nous nous retrouvions suspendu dans les airs. La premiere fois, c'est une descente verticale de 20 metres qui nous attendait. La derniere afficha un impressionnant 40 metres. Mais quelle sensation unique de de pouvoir survoler ainsi la nature, de pouvoir l'observer de si haut et de ressentir quelques secondes la sensation inhumaine de voler. Apres tant d'émotions, nous avons eu droit a un copieux repas avant de prendre le chemin du retour.

Arrivés a la guesthouse, nous avons repris nos émotions en restant tranquillement installés sur la terrasse. Puis, en milieu d'apres-midi, nous avons repris nos sacs a doss pour sauter dans un taxi qui nous emenerait jusqu'à la gare. En effet, il était temps de reprendre le train de nuit pour Bangkok d'ou nous prendrions un vol pour Hong-Kong dans 2 jours.

A suivre...

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