jeudi 23 avril 2009

09-04-07 Hong Kong, une arrivée spectaculaire



Le vol dura environ 2h30. Cela me permit de reprendre un peu de retard sur le blog pour lequel, je l'avoue, j'ai manqué un peu de rigueur ces derneirs temps. Mais je vais essayer de m'améliorer...

Juste avant d'atterrir, j'ai fermé mon ordinateur pour essayer d'apercevoir les lumieres de la ville. Pour les amateurs, l'ancien aéroport Kait Tak de Hong-Kong était, jusqu'à sa fermeture en 1998, parmi les pus fréquentés au monde, aussi bien en termes de passagers que de fret. Mais ce dont se souviendront longtemps celles et ceux qui y avaient atterri, c'est justement l'atterrissage. En effet, la piste était un long ruban d'asphalte qui s'étendait au milieu du port. La maneuvre finale se faisait donc a vitesse réduite, en effectuant un grand virage au dessus des montagnes environnantes et en plongeant au dernier moment au dessus des immeubles entourant le site. Certains passagers ont meme juré que les roues de leur avion avait touché les antennes de télévision perchées sur les immeubles! Cela en faisait un des aéroports les plus difficiles ou poser un avion, ce qui valu sans aucun doute quelques frayeurs a certains de ces passagers... Mais aujourd'hui, le remplaçant de ce mythique aéroport est situé sur une immense ile artificielle qui a valu a ce dernier le prix de l'aéroport le plus cher de l'histoire (pas moins de 20 milliards de dollars!). Il n'en demeurre pas moins le 3e plus fréquenté dans le monde en termes de passagers, et le 2e en fret.

C'est donc sans jamais voir la ville que nous avons atterri a Hong-Kong. Mais tout de meme avec l'étrange sentiment d'atterrir sur l'eau, comme a Marseille ou a Montpellier. Les lumieres de la piste sont apparues au loin et nous avons amorcé notre dernier virage pour nous mettre dans l'axe en vue de notre atterrissage.

Les roues sur le tarmac, il ne nous fallu que quelques minutes pour rejoindre l'aérogare. Immédiatement, tel qu'on nous l'avait demandé, nous avons téléphoné a notre guesthouse pour leur confirmer notre arrivée. Le passage des douanes se fit sans aucun probleme (pour celles et ceux qui suivent la saga du passeport, le douanier a fort bien aligné son tampon sur une page ou il restait de l'espace!) tout comme le ramassage des bagages qui avaient bien suivi. Puis nous avons pris le bus qu'on nous avait indiqué et qui nous conduirait directement en avant de l'immeuble ou nous allions dormir. C'était un bus a 2 étages, commes la majorité des autobus publics ici. Nous avons pris place au 2e étage, tout en avant, pour mieux admirer la route que nous allions dévorer. Et la, nous avons découvert ce qu'était Hong Kong. Bien évidemment, a l'heure ou nous sommes arrivés, la nuit était déjà tombée. C'est donc dans le noir que nous avons tout d'abord emprunté de gigantesques ponts qui enjambent des chenaux et des bras de mer, puis nous sommes arrivés dans des endroits manifestement plus... peuplés. En avant de nous se dressaient des centaines de tours d'habitations, de plusieures dizaines d'étages chacune, et dans lesquelles s'entassaient des dizaines de milliers de personnes. Quel spectacle ahurissant. Imaginez le centre-ville de Montréal, avec ses tours, mais puissance 100 et presque toutes occupées par des logements. De larges autouroutes sillonnnaient le décor. La lumiere était omni-présente. Nous étions éblouis par tant de démesurre. Et dire que nous n'étions pas encore a Hong-Kong mais a Kowloon, la ville jumelle de Hong-Kong qui lui fait face et qui lui sert de cité dortoir (mais rien a voir avec la conception occidentale du mot ''cité''). Les prix étant moins élevés que dans sa fameuse voisine, une grande partie des personnes qui travaillent a Hong-Kong résident a Kowloon (qui est rattachée géographiquement a la Chine continentale mais qui fait partie du territoire ''spécial'' qu'est Hong-Kong). Finalement, apres avoir dévallé une derniere arterre aux milles néons sur laquelle déambullait une foule dense malgré l'heure tardive, un passager du bus nous indiqua que nous arrivions a notre arret: Chungking Mansion. Nous sommes descendus et aussitôt avions nous mis un pied a terre que des dizaines de rabatteurs nous sauterent dessus pour nous vanter les mérites de la guesthouse pour laquelle ils travaillent (et dont ils doivent avoir une commission pour tout touriste rapporté!). Sachant ou nous allions, ils n'insisterent pas trop (bien que certains essayerent tout de meme de nous rabattre vers la leur). Cela n'était pas sans nous rappeler l'Inde. En avant d'un immeuble était inscrit Chungking Mansion. Nous avons pénétré dans le hall que des dizaines d'étrangers (magrhébins, indiens, noir-africains, etc.) arpentaient, seuls ou en groupe. On nous attendait dans l'aile A, 3e étage. Un agent de sécurité nous demanda ou nous allions et nous indiqua 2 ascenseurs. Celui de gauche desservait les étages pairs. Celui de droite les étages impairs. Sur le mur, des écrans retransmettaient en direct les images de l'intérieur des cabines d'ascenseurs et des personnes qui s'y entassaient. Elles semblaient bien petites pour un immeuble de 15 étages! Finalement, l'ascenseur s'est ouvert et nous nous y sommes engouffrés avec nos sacs a dos et quelques autres personnes. Au 3e étage, nous avons débarqué dans une sorte de hall un peu glauque. Alors que nous cherchions la réception, quelqu'un nous fit des ''psiiiiiitttttttttt'', ''psiiiiiiiitttttt''. Il s'agissait de la dame a qui nous avions parlé depuis l'aéroport. En arriere de sa vitre, elle nous glissa une feuille avec des noms en nous demandant si nous y trouvions le notre. En lui répondant positivement, elle nous fit remplir une petite fiche, nous demanda nos passeport et nous fit payer d'avance nos nuits. Puis elle nous tendit une clé et nous indiqua que nous dormirions dans la chambre numéro 89, aile F, 11e étage. Et surtout, ''ne faire confiance a personne, sauf aux agents de sécurité'' nous dit-elle. Super, nous voilà rassurés. Nous avons donc repris l'ascenseur vers le bas puis avons demandé notre chemin a un agent de sécurité qui nous indiqua le dédalle de couloirs a suivre pour nous rendre a l'aile G. Nous avons suivi ses indications a la lettre. Tout le long se trouvaient des boutiques de téléphones cellulaires, de vetemets, de valises ou des restaurants indiens aux odeurs laissant présager d'une fraicheur parfois douteuses... Puis nous sommes arrivés au pied de 2 autres ascenseurs ou des personnes faisaient la queue sous l'oeil attentif d'un agent de sécurité. Nous étions arrivés au bloc F. Et lorsque notre ascenseur arriva, nous nous y sommes a nouveau entassés avec un groupe de personnes. Au 11e, nous sommes sortis et nous sommes retrouvés entourrés d'épaisses portes surveillées par autant de caméras de sécurité. Devant notre hésitation a trouver la bonne porte, une voix retentit. C'était la réceptionniste qui s'assurait depuis son bureau-aquarium que nous avions bien trouvé notre chemin! Elle nous Indiqua la porte brune qu'il nous fallait ouvrir avec la clé bleue. Nous avons alors débouché dans un étroit couloir le long duquel se trouvaient nombre de portes numérotées. Nous avons trouvé la 89 et, a notre grande surprise, nous avons trouvé une chambre certes petite, mais avec une toilette-douche attenante et a la propreté plus qu'acceptable. Ainsi rendus, nul besoin de vous dire qu'il ne fallu pas grand temps avant que nous nous écroulions de sommeil.

A suivre...

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